The Dodoz
29 novembre 2009 par sandrine
Classé dans A la une, Chroniques Cd
C’est en live, bien avant la sortie de leur premier album éponyme, que nous découvrons pour la première fois les Dodoz. Après un dîner trop calorique « sur place ou à emporter ? », nous choisissons d’éliminer cet excès de graisse non pas par un jeûne intense et inhumain mais en nous remettant simplement aux mains du bon vieux dieu Rock’n’roll. « Qui joue ce soir ? », « The Dodoz ! », « qui ça ? », « The Dodoz », « c’est pas le nom d’un oiseau disparu du Pacifique Sud ? », « Ils viennent de Toulouse… », « ah… c’est bien ? », « y parait… »
Et « y » a raison… L’adhésion est rapide, évidente, sans conteste.
Quelques minutes suffisent à nous convaincre. A l’époque, le groupe dégage déjà sur scène une énergie pure et communicative. Leur prestation est solide, nerveuse, transpirante. Non, ce n’est pas parfait et irréprochable, le set n’est pas homogène, les chansons manquent parfois de finition et d’originalité. Mais on sent du caractère, du désir, et un sacré penchant pour la pop, le rock et les cheveux emmêlés. Certains titres sortent déjà du lot : Do You Like Boys ?, Werewolf In Love … La soirée est parfaite, la bière fraîche, le slim à la mode, la musique de qualité. C’est les muscles tendus et les auréoles visibles que nous sortons de la salle, bien décidés à suivre de près l’oiseau qui nous a fait tant suer.
Depuis, le temps à fait son travail. Et pour The Dodoz, il n’a pas traîné. Des premières parties pour Siouxsie, Stereophonics ou encore les Babyshambles. Une signature sur le label de Peter Murray, Murrayfield Music, un EP DYLB sorti en 2008 et un premier album enregistré avec Clive Martin aux manettes (Dolly, Superbus…). A tout juste 20 ans, Adrien (batterie), Jules (guitare), Vincent (guitare) et Géraldine (basse et voix), ont déjà un CV à faire pâlir un bon nombre de vieux rockeurs santiagués.
Le 26 octobre, la sortie officielle de leur premier album éponyme marque nos retrouvailles avec le groupe. Mais peut-on ressentir via une galette en plastique, l’énergie, la spontanéité, la fraîcheur qui les caractérisent si bien sur scène ?
La réponse est rapide, évidente, sans conteste. Oui.
Extrait : Werewolf In Love
Dès les premières notes on retrouve avec plaisir des guitares tendues et une rythmique tenace. Les mélodies sont persistantes et suivent avec ferveur la voix claire de Géraldine. Voix qui nous balade avec malice entre délire et apaisement. Des scènes de vies, des histoires d’A., un tas de filles et de garçons se frayent un chemin entre ces compositions toujours agitées mais plus cohérentes et harmonieuses.
C’est un beau premier bébé que nous livre les Dodoz. Un bon lot d’énergie et de fougue, qui réveille avec joie une vigueur quelque peu somnolente. Et ce n’est pas une pièce de 10m², ni même de mini enceintes d’occasion qui nous gâcheront cet agréable moment d’égarement. A l’écoute de ce disque lâchez-vous. Vous ne pourrez pas faire autrement. La récré a sonné, cela faisait un moment qu’on l’attendait.
Johanna
Sorti le 26 octobre
myspace.com/thedodoz
1. Middle of the Night
2. Boyfriend In Oxford
3. Do You Like Boys?
4. Falling Toes
5. Werewolf In Love
6. Stanislas
7. Strangers, Blank!
8. Bet
9. Twice
10. Weapon
11. Queen In a Tower





Perso, je suis pas convaincu…
Etant donné ma “culture” musicale, bien évidemment je ne connais pas The Dodoz ( les dodos qui ont un petit rôle bien sympathique dans l’Age de Glace aussi…)
En tout cas, voilà une découverte plutôt sympathique!
A Garance :
Merci pour eux. Les zindés aiment faire découvrir de jeunes groupes “sympathiques”, et sont heureux de pouvoir participer à l’enrichissement de ta culture “musicale”
Quant à la culture “cinématographique, je remarque qu’elle est bien là et que nous avons les mêmes références…
A Duende :
Qu’est ce qui ne te convainc pas ?