Zaza Fournier @ la Boule noire
Une découverte qui monte, qui monte… Zaza Fournier est une vraie jolie fille qui sent bon le printemps, un peu rétro, des fleurs dans les cheveux, un peu « Titie Parisienne » avec son verbe qui dénote, fraîche et rigolote. Sa musique est un mélange de chanson réaliste sauce pop, elle nous raconte des histoires de femme qui aime et qui bataille, sur un ton résolument optimiste. C’est dansant, super mimi et sans chichi.
Dans son premier album La Vie à deux, sorti récemment, on retient tout particulièrement Mademoiselle, l’histoire d’un homme qui se maquille et qui veut ressembler à une fille, Mon homme, une belle déclaration d’amour et un hommage à celui d’Edith Piaf (?) et puis C’est comme ça, le cri d’une passionnée « je voudrais pouvoir te l’entendre dire que tu m’adores oui, que tu m’aimes trop ».

Seule sur scène avec son accordéon, Zaza n’en revient pas qu’autant de monde soit là pour elle. Il y a peu, elle chantait dans les rues (mais ne dormait pas sous les ponts comme on a pu le lire… elle tient à préciser).
Voulant que tout le monde fasse connaissance, elle nous exhorte à nous souvenir de notre premier flirt, notre premier slow, histoire d’amorcer un rapprochement physico-physique et lance avec sa gouaille : « Allez y, roulez vous des pelles et tripotez vous à fond ! ». Un homme à mes côtés, vraisemblablement émoustillé par la proposition indécente me (se) rassure : « Elle est archi folle..! »
Oui, oui, une douce folie qui fait du bien.
On lui souhaite tout le meilleur et pourquoi pas, la prochaine fois, on aimerait la découvrir sur scène accompagnée par de vrais musiciens en chair et en os, à moins qu’elle ne supporte pas de se séparer de son groupe, son fidèle ipod en l’occurence …
Aurélia
Les MuziK’Elles de Meaux
Vendredi, après une heure de route parmi les heureux week-enders, nous sommes allés écouter les femmes de MuziK’Elles à Meaux.
A raison de 5 concerts par jour et des duos à la pelle, le programme du week-end était chargé. N’étant pas sur place samedi, nous avons donc assisté aux concerts de : Broken Box, Zaza Fournier, Sandra Nkaké, Clarika, Luciole, Joanne Calice, Mélissa Laveaux, Grace et Iam.
C’est parti !
Broken Box, jeune groupe rock francilien, n’a eu droit qu’à un set de 15 mn (comme beaucoup d’autres, d’ailleurs). Ils ont eu la malchance d’ouvrir la soirée, devant un public quasi inexistant. Pourtant les 3 membres du groupe ont donné tout ce qu’ils pouvaient, avec une bonne énergie, distillant un rock ravageur et énervé.

Changement total d’ambiance avec Zaza Fournier, qui revenait à Meaux pour la seconde fois. La jolie Zaza et son accordéon, ses fleurs et ses couleurs, ses textes corrosifs et son ipod ! Un look rétro, une ambiance entre Elvis et Edith Piaf, c’est drôle, frais, joyeux et énergique !

Sandra Nkaké enchaine, accompagnée de son tout petit clavier. Tour à tour tigresse, rockeuse ou diva, la franco-camerounaise est la révélation de ce festival. Avec une énergie folle et une voix incroyable elle se ballade entre hip hop et soul, rock et musique traditionnelle. A noter une reprise étonnante de la Mauvaise réputation de Brassens !

C’est l’insolente Clarika qui prend la suite, en annonçant tout de suite la couleur « je suis une icone ! ». Le second degré est de mise. Armée d’une baguette magique et de ses textes espiègles, elle a enchanté le public avec son humour et son énergie.

La soirée s’est achevée sur une carte blanche à Julien Doré à laquelle nous n’avons pas pu assister. Nous passons donc aux concerts de dimanche.
Et ça commence par Luciole, toute de jaune vêtue, fraiche et mignonne, avec ses deux multi-musiciens (ils cumulent les instruments !), qui entonne de jolies chansons à son image.
Grand plongeon dans les seventies avec Joan Calice et Mickey Finn. L’homme, au look étonnant (il semble arriver tout droit de Woodstock, il a d’ailleurs réellement joué avec Jimi Hendrix), et la rousse Joane, avec sa voix cassée qui ferait pâlir Bonnie Tyler, forment un duo blues-rock, dans la plus pure tradition.


La très discrète Mélissa Laveaux fait son apparition, cachée derrière ses lunettes et sa guitare. La voix de la canadienne ressemble à s’y méprendre à celle d’Asa, mais les mélodies sont plus intimes. Un festival en plein air n’est certainement pas le meilleur lieu pour l’écouter. On l’imagine plus à l’aise dans une cave ou une petite salle, dans laquelle sa musique serait mieux mise en valeur.
Place à la charmante Grace, qui a emballé tous les cœurs masculins présents ! Mélange de folk, de blues et de reggae, la musique de Grace est métissée : instruments africains ou indiens, reprises, émotion et énergie.

Et pour finir, le grand final ! Akhenaton et Shurik’n ont carte blanche. Ils ont invité Diam’s, Julie Zenatti, Sofia, Soha et Saïd. C’était évidemment le clou de festival, avec un show haut en lumières et en énergie… et un public reconnaissant !
Sandrine







