Beast & Cypress Hill @ Rock en Seine

1 septembre 2010 par Duende  
Classé dans A la une, Concerts

Nous vous les avions déjà présentés il y a quelques temps à l’occasion de leur premier album éponyme, les français Betty Bonifassi et Jean-Phi Goncalves débarquent enfin sur une grosse scène française.

Beast @ Scène de l’industrie

Ils avaient du mal à percer en France -phénomène d’ailleurs mystérieux vu la qualité de leur album- et les voici enfin sur un gros festival, pour eux -nous ont-ils confiés- c’est un grand moment.
Un batteur énergique, une chanteuse qui ne tient pas en place, un flow défiant les plus grands rappeurs, c’est à un concert sacrément ficelé que nous assistons.

Beast sur scène c’est un mélange détonant de trip-hop éléctrique et de hip-hop, de samples et de trouvailles sonores en tout genres. Les mélodies nous maintiennent haletants du début jusqu’à la fin, sous une cascade de fréquences jouissives, tempérée par des samples de voix (façon old movies) maintenant le concert dans une ambiance presque énigmatique.

Betty saute dans tous les sens, crie, chante et reste indécise, entre deux, sans trancher entre le rap et sa voix rauque de chanteuse soul ; Quant à Jean-Phi, c’est un batteur hors-pair démontrant un jeu d’une très grande richesse et d’une très grande subtilité mais c’est sans compter son charisme. Autre détail de génie, le bassiste, lui, joue sur une basse toute particulière, une sorte de combi cordes et clavier, ce qui confère aux passages plus electro un son chaleureux et vivant. Je suis convaincu et conquis, le public aussi.

Notre chronique CD de Beast

http://www.myspace.com/beastsound

Cypress Hill @ La Grande scène

Pas de grande surprise pour ce qu’il en est des latinos américains Cypress Hill, depuis 20 ans qu’il nous captivent avec leurs  sonorités old school, ils sont de véritables pionniers, même pour les français. Qui ne se souvient pas du mythique album « Los grandes exitos en Mexico » ?

Ce soir, c’est un concert que je regarde résolument avec des yeux d’enfants et vu qu’ils enchainent leurs anciens tubes, (Yo quiero fumar, Stank ass hoe…), je ne suis pas près de changer mon état d’esprit nostalgique. Les sirènes de I wanna get high résonnent sous les  fines paluches de DJ Mugg pendant que B-Real allume un énorme joint. Le beat part et c’est Sen Dog qui entame les hostilité, puis nous assistons à un véritable jeu entre les deux compères. Sen Dog détourne l’attention du MC à la voix nasillarde, lui vole le précieux, du coup B-Real reprend les rennes. Sen Dog s’écroule au sol en toussant, et au moment où le public commence à se demander si ce ne serait pas une véritable crise, le colosse se relève et reprend le micro. La chanson se termine, il nous fixe, s’arrête presque de bouger et nous demande si nous sommes défoncés, et vu l’odeur qui plane ici, le public répond « OUI » à l’unisson. « Vous êtes fou ? », une nouvelle fois le public répond « oui »et se voit rétorquer « But don’t you know I’m Loco » (mais tu vois pas que je suis taré) par Sen Dog qui enchaine sur Insane in the brain.

Quelques morceaux plus loin, les peaux des percussions fument elles-aussi, et les platines n’en peuvent plus : En voilà un « fuckin’ show » que nous ne sommes pas près d’oublier.

http://www.myspace.com/cypresshill

Antoine
Concerts du 27/08/2010 @ Rock en Seine

Retour sur Black Sands de Bonobo

24 août 2010 par Duende  
Classé dans A la une, Chroniques Cd

Quoi de mieux pour finir cet été que de revenir sur une des sorties majeures du premier trimestre de cette année ? On se retrouve donc à parler de Bonobo, une des grosses signatures du label electro Ninja Tunes, et ce statut n’est pas démérité !

Il revient avec Black Sands, son 4ème album qui sent les musiques entêtantes, voire majestueuses et qui, à l’image de la pochette, laissent vagabonder l’esprit dans des paysages sonores toujours plus somptueux.

Extrait : The Keeper

L’artiste avait déjà séduit avec Ketto (Album : Days to Come) utilisé dans une publicité pour une voiture française, et avec Recurring surement moins connue du grand public mais tout autant époustouflante.
A l’image d’autres compositeurs modernes tels que RJD2 ou encore Amon Tobin, Bonobo s’inspire largement des rythmes hip-hop et des mélodies electro. Ceci est d’autant plus audible dans Black Sands, album sublimé par les instruments acoustiques.

Simon Green (Bonobo) tape très fort en réalisant la plupart des parties instrumentales de l’album. Après avoir dompté le sampling et la production studio, Green a décidé de jouer la quasi-totalité des instruments présents sur l’album. Le petit prodige ne s’arrête pas là pour faire de son dernier album une perle rare et invite la voix la mieux adaptée pour poser sur ses compos orientées plus Soul ou Trip-Hop : Andreya Triana.

Du premier titre « Kiara », sensationnel par son mélange de viole chinoise et d’envolées rythmiques hip-hop, jusqu’au dernier « Stay the same » bien plus mélodique jazzy et imprégné de la voix de Triana, on reste aisément éveillé à la moindre sensation que nous fait éprouver cet album aussi beau que les paysages dont il tente de nous faire part. Une véritable réussite !

Antoine

Sorti mars 2010
http://www.myspace.com/sibonobo

Martin Mey – Get Out and Live

2 juin 2010 par sandrine  
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Il y a bien des artistes qui méritent d’être reconnus pour leur talent et leurs multiples facettes.
Tel est le cas du multi-instrumentiste Martin Mey.
Tour à tour pianiste, guitariste, chanteur, compositeur, arrangeur, « trafiqueur » de sons, c’est une véritable performance que nous offre cet homme-orchestre d’à peine 26 ans.
Seul en scène, Martin sait tout faire… et il le fait bien!
martin_mey_concert
C’est par une brise de vent frais qu’est introduit le 1er titre de l’album « Running Child », ballade dont le chant et la guitare sont rapidement rejoints par une rythmique entraînante.
Changement de décor pour le très mystique « Snowing on the school » qui débute par un choeur quasi-religieux invitant au recueillement, sur lequel une basse très marquée et profonde fait son entrée. La voix quant à elle est claire, murmurée, angélique.
Suit le très électrique et magnétique « Stuck in the box » qui met quant à lui en exergue les talents de « bidouilleur de sons » de Martin, dont la voix est particulière déformée.
Vient ensuite la guitare timide, intime, presque hésitante de « Late Night » qui va peu à peu nous emporter par un crescendo incessant, dans une sorte de spirale infernale où la question « What can I do now? » va revenir sans cesse jusqu’à en devenir entêtante.
Enfin, c’est par une ambiance plus planante que se referme cet EP.
Musique très étirée avec une rythmique toujours fortement présente, c’est sur une écriture pianistique arpégée et un traitement de la voix en écho que le titre de l’album  « Get out and live » va être déclamé.


Stuck in the Box

Martin nous livre dans son EP autoproduit, cinq univers entre folk, rock et trip hop reflétant la richesse de ses influences et l’étendue de son potentiel artistique.
Il aime jouer sur la juxtaposition et l’enchevêtrement des masses sonores, sur la démultiplication des sons, installant ainsi au fur et à mesure de ces superpositions, une ambiance musicale bien particulière nous invitant au voyage.
Sachant qu’en plus, il n’hésite pas à se lancer dans des improvisations lors de ses concerts rendant ainsi unique chacune de ses prestations,  il vous est donc fortement recommandé de guetter ses prochaines dates pour ne pas le rater!

Isabelle

myspace.com/martinmey
EP disponible sur martin-mey.com/boutique.html

Beast – Beast

7 avril 2010 par sandrine  
Classé dans A la une, Chroniques Cd

Si Beast fait l’unanimité dans son pays (pas) natal, le Canada – ils sont disque d’or – les français Betty Bonifassi et Jean-Phi Goncalves ont du mal à percer en France. En effet, l’album éponyme est sorti au pays à la feuille d’érable rouge en novembre 2008… et tarde à trouver sa place en France en…2010.

Photo Marianne Larochelle

Photo Marianne Larochelle

Les deux français ont donc choisi Montréal, à l’inverse de l’inévitable invasion de québécois en France, pour y faire leurs débuts. L’incroyable chanteuse, Betty, a collaboré à la musique du film Les Triplettes de Belleville, et Jean-Phi, l’homme à tout jouer, a notamment travaillé avec Pierre Lapointe, Ariane Moffatt, et Lauryn Hill.
A eux deux, ils ont  créé Beast, duo « Trip Rock », d’après leurs propres dires. Mélange de fusion, d’électro rock, de hip et de trip hop, l’album est sombre et violent. La voix puissante et enragée de Betty donne aux beats de Jean-Phi une force proche du rap américain.
Remarqués au Transmusicales de Rennes, nominés aux Grammy Awards pour leur clip Hurricane, ils sont maintenant en liste pour les Juno’s (toujours pour le clip de l’année).


Out Of Control

L’album s’ouvre sur Devil, avec un chant orientalisant, puis enchaine avec Finger Prints : une intro très ShakaPonesque, et une voix à la Shirley Bassey pour James Bond, qu’on retrouve à plusieurs reprises au long de ses 12 titres (Ashtray, Dark Eyes) . Une intro au piano sur Microcyte et un gros beat lourd. Un peu de légèreté grace à un Interlude et c’est reparti pour du dense, avec sirènes et chœurs à l’appui (Hurricane). Out Of Control (le premier single qui sort en France ce mois-ci) est un peu plus pop, presque dansant. City nous réveille avec des guitares acérées, et on sursaute aussi bien sur la sirène d’Arrow que sur l’Interlude. Et on termine en gospel avec… Satan !

Un ensemble assez pesant, dans lequel les titres se suivent et se ressemblent un peu, qui laisse une impression assez étouffante, mais bizarrement pas vraiment désagréable.

Sandrine

Sortie en avril 2010
myspace.com/beastsound
beastsound.net

1. Devil
2. Finger Prints
3. Microcyte
4. Interlude 1
5. Mr. Hurricane
6. Out of Control
7. Ashtray
8. Dark Eyes
9. City
10. Arrow
11. Interlude 2
12. Satan

Rachid Taha @ l’Olympia

12 novembre 2009 par aurelia  
Classé dans A la une, Concerts

Relever le défi de se produire en première partie d’un artiste attendu par son public dans une salle aussi mythique que l’Olympia n’est pas chose aisée… pourtant, Féfé, ancien des Saïan Supa Crew, parvient à transmettre une énergie follement positive; il est souriant, enthousiaste, son titre Jeunes à la retraite est à écouter d’urgence. Les gens sont debout, galvanisés, séduits! Un joli moment pour une belle découverte pleine de promesses. FefeAprès une pause, Rachid Taha est dans la position inverse. C’est le public qui le porte, lui qui semble un peu nerveux, peu assuré dans son costume de rock-star « made in Médina ». Enfin, après deux-trois morceaux, Rachid Taha prend possession du lieu et nous embarque dans un périple de métissage sonore jubilatoire. De son nouvel album Bonjour, je ne retiens que le refrain un peu inconsistant de la chanson Je t’aime mon amour (quelque chose comme … je t’aimerai toujours… oui, bon.). En revanche, impossible d’être insensible à sa Douce France, l’incontournable reprise de la chanson de Trénet et superbe pied de nez au conformisme ambiant, à la version techno de Voilà, voilà, véritablement hypnotisant, à son sublime Ya Rayah qui nous envoûte de toute sa sensualité orientale.Rachid TahaQuestion « grande gueule engagée », Rachid Taha n’a rien perdu de sa superbe. A 51 ans, il est toujours aussi révolté, appelle à la révolution, fustige le gouvernement, prône la liberté d’aimer « dans tous les sens » et même si ça ne change rien, ça fait du bien. Puis il annonce l’arrivée d’un invité. « Kiki..? il est là mon ami Kiki..? » s’inquiète Rachid. Incroyable mais vrai. C’est la chanteur Tricky qui débarque sur scène et nous offre un ovni trip-hop arabisant sur fond de youyous, largement improvisé, unique, magique!

Tricky-Rachid TahaRachid Taha est heureux, il rayonne entouré de toutes ses copines qu’il a invitées à danser sur scène. Il chante pour elles une version fille de Ecoute-moi camarade et termine avec Rock El Casbah, bel hommage au Clash.

S’il fallait en convaincre une ce soir là, c’était moi. Pari gagné monsieur Taha.Rachid Taha

Aurélia

Myspace de Rachid Taha

Site officiel

photos aurélia frohlich

Doctor Flake – Premier clip

9 novembre 2009 par sandrine  
Classé dans A la une, Pour le plaisir

Doctor Flake opère dans le registre hip hop / trip hop. Il présente un tout premier clip, Comedy, issu de son album Minder Surprise.

Doctor FLAKE – Comedy

CéU en concert au Carefusion Jazz Festival

26 octobre 2009 par sandrine  
Classé dans A la une, Concerts

CéU nous invite  à Sao Paulo le temps d’un concert à la Maroquinerie ; un Brésil  à mille lieux des clichés : celui de la samba énergique, des plages bondées de figures provocantes et de caïpirinha enivrantes. On pense plutôt aux voyages exigeants et authentiques que seuls, ceux qui prennent le temps, pourront éprouver avec passion.

CŽU

CéU est une jeune femme qui n’a rien en commun avec la plupart des chanteuses branchées de sa génération. Et en matière d’artifice, ce serait plutôt « qui peut le moins peut le plus »… Adorablement désuète, douce et chaleureuse, CéU est d’une simplicité extrême et d’une extrême féminité. On est dans le domaine du sensible, de la sensualité, danses lascives et voix d’ange. Son deuxième album Vagarosa (« lentement », on y revient !) est encore un cocktail aux sonorités jazzy, bossa nova, trip hop très habilement dosé aux influences variées (de Miles Davis à Tom Jobim en passant par Portishead et Erykah Badu). C’est subtil, pétillant comme son regard, grave et caressant comme sa voix et ses gestes, une affaire de flux et de reflux délicieux.

CŽU
Il faut se laisser bercer par Cangote, une merveille ! – la partie du corps entre cou et épaule qu’elle choisit pour maison -, décoller avec Bubuia, fondre pour Rosa Menina Rosa (un hommage à sa fille), balancer avec Comadi et décoller avec Espaçonave (son vaisseau spacial)…
Entre les morceaux, l’enfant du « ciel » s’adresse au public en portugais. On ne comprend pas mais c’est beau… Ah si, elle adore Paris !
Muito Obligado CéU !

Aurélia

myspace.com/ceumusic
ceumusic.com
Photos Aurélia Frohlich

CŽU

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