Yael NAIM @ Salle Pleyel le 25/02

11 mars 2010 par Duende  
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La salle Pleyel nous avait habitué aux concertos classiques, d’opéras, symphoniques, philharmoniques… mais ce grand auditorium accueille aussi des artistes comme la petite Yael Naim. Inspirée des rythmes pop, jazz et folk, cette chanteuse a la particularité d’interpréter des titres en hébreux, en anglais ou en français en faisant, parfois, un méli mélo des idiomes selon ses compos.

yael

Clément Verzi de son nom de groupe Kidwithnoeyes, a inauguré la première partie. Seul accompagné d’une guitare, il nous a chanté une histoire (« Once upon a time »), ainsi qu’une reprise de Mano Negra (« Pas assez de toi ») puis quelques unes de ses compos. Sa signature ? Une grande sincérité enrobée d’une voix douce et enraillée.

Yael Naim entre en scène. Dans son album, cette artiste nous avait accoutumé à la simplicité d’une voix sur un piano ou une guitare. Ce soir là, étaient présents avec elle un claviériste, un contrebassiste, deux violonistes, un altiste, un violoncelliste et deux percussionnistes accompagnés d’instruments atypiques comme une scie musicale ou même un waterphone. David Donatien, son fameux acolyte, tonifiait le concert à ses côtés.

Après quelques morceaux, elle s’arrête et partage une anecdote personnelle. Elle cherche ses mots, s’adresse à la salle avec un petit accent à « couper au couteau » et quelques fautes de français qui la rendent des plus attendrissantes. Elle nous parle de son enfance, de son arrivée à Paris, de son ancien studio riquiqui où elle composait ses premiers titres avec peu de moyens… A chaque histoire, elle paraît plus humaine, accessible, fragile. Et puis à chaque interprétation elle redevient la petite princesse israélienne, pleine d’énergie dans sa robe de fée angélique, avec ses longs cheveux qui lui arrivent jusqu’aux fesses.

Elle joue avec le public, le fait chanter, plaisante avec lui. Elle interprète à deux reprises « New Soul », ce titre qui l’a révélée en 2007 et qui a été entendu à maintes reprises dans l’une des publicités des ordinateurs d’une certaine marque. Une fois au piano, une autre à la guitare. Le public l’accompagne mais a du mal à suivre : elle accélère le morceau, le ralenti, y ajoute d’autres instruments, des bruits, s’arrête, reprend…Elle s’amuse et nous aussi !

A ce concert, Yael Naim a réussi à transcender sa simplicité. Parfois on se serait presque cru à un concert harmonique céleste, puis à un concert de Ska mais aussi folk, pop… On s’y perd mais on adhère! Résultat : un rendu artistique très créatif et un mélange de styles des plus étonnants.

Elsa Agbo

http://www.myspace.com/yaelnaim