Fête de la musique au Ricard Live Music & Fair

30 juin 2010 par sandrine  
Classé dans A la une, Concerts

Après la drôlissime chronique d’Aurélia, j’ai voulu tester à mon tour le concert Ricard Live Music & Fair. Direction donc, en ce 21 juin, place Denfert-Rochereau pour écouter Hugh Coltman, In The Club, Jill is Lucky et Curry & CoCo.

Comme annoncé, l’accueil est chaleureux, la charcuterie, les fromages et fruits frais… parfaits ! Mais même s’il ne faisait pas très chaud, la soif existait bel et bien. Et l’unique boisson autorisée au carré VIP était anisée. Même le verre d’eau était difficile à obtenir…

Bref, je n’étais pas là pour ça, mais pour ce qu’il se passait sur scène. Et là, de belles surprises et une ambiance terrible !

In the Club

In The Club, d’abord, avec une pop rock et nerveuse, pas forcément innovatrice, mais terriblement efficace sur scène, avec notamment une surprenante de reprise de Kriss Kross (Jump ! Jump !)

Curry & Coco

Puis Curry & CoCo, le duo bien français qui nous plonge au coeur de Londres au milieu des années 80, avec une pop disco-new wave-electro ! Atomique ! Et là aussi une étonnante reprise de Cindy Lauper…

Hugh Coltman

C’est au tour de Hugh Coltman de monter sur scène. Changement radical d’ambiance… Guitare acoustique et harmonica… Quelques inédits pour se mettre en jambe et c’est le feu avec un enormissime Could you Be Trusted suivi d’un Magpie endiablé.

Le public en redemande !

Jil Is Lucky

Et c’est Jil is Lucky qui clôt la soirée avec 2 versions différentes de The Wanderer, et une reprise de One More Cup of Coffee (Bob Dylan) en duo avec Hugh Coltman.

Une belle soirée, une ambiance terrible, de bons musiciens qui font de la bonne musique… Même si Ricard (pour ne pas les nommer) nous avait habitué à des plateaux plus prestigieux, la programmation était bien choisie, et le public ravi !

Sandrine

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myspace.com/hughcoltman
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Photos Sandrine Cellard

Push Up @ La Maroquinerie

21 juin 2010 par sandrine  
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20h… Arrivée à la Maroquinerie, pour la sortie de l’album du groupe PUSH UP « The Grand Day of Quincy Brown », véritable hommage à la musique black américaine des 70’.

pushup-220h15… Impression qu’il ne va pas y avoir foule, en ce mardi soir… Et pourtant… Quelques personnes ici et là, attendent patiemment le début du concert pendant que deux, trois photographes s’apprêtent à shooter les artistes…
20h30… Lumières tamisées… En guise d’introduction, une bande son se fait entendre. Une ambiance de rue, des bruits de pneus sur l’asphalte, des sirènes… On est comme transporté dans un quartier d’une ville du Nord des Etats-Unis. Ça y est, on y est. Le décor est planté.
Entrée du flûtiste qui vient poser quelques notes aux sonorités orientales, telles une improvisation. S’y adjoignent batterie, clavier, guitare et basse. C’est au tour des chanteurs de faire leur apparition et déjà une énergie folle envahie le lieu. Le concert est à peine entamé et on sait déjà qu’on va assister à une prestation hors-norme.
PUSH UP ! c’est un collectif de musiciens soucieux du moindre détail, à commencer par un véritable style vestimentaire qu’il serait dommage de ne pas décrire. Sarouel et bustier en coton violet, guêtre en résille rose fluo au bras droit, énorme boucle turquoise à l’oreille droite et baskets aux couleurs flashys pour Sandra N’Kaké, la diva du groupe. Costard rayé rouge, turquoise et marron, cravate parme, chapeau et canne toute de bois sculpté telle un totem pour Karl The Voice. Gilet gris, cravate rouge et chapeau pour Allonymous. Costard noir, chemise de satin blanc, casquette de steward et dreadlocks pour le pianiste  JP Dary. Marcel blanc, bretelles noires et crête pour le bassiste Toskano Jeanniard. Et enfin, costard noir et fine cravate pour le flûtiste Ji Dru, le guitariste Mathieu Ouaki et le batteur Nico Rajao.

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Au-delà du talent individuel de chacun, mise en scène, chorégraphies et répartition des rôles sont parfaitement orchestrés.On sent une véritable symbiose et complicité entre les membres du groupe. Sur scène, ça chante, ça bouge, ça transpire, ça joue, ça crie, ça rit, ça se déchaîne, ça danse !
Pas de répit pour les artistes, les titres s’enchaînent comme pour mieux raconter l’histoire et les états d’âmes de Quincy Brown, personnage imaginaire à mi-chemin entre Quincy Jones et James Brown.
Telle une groupie au premier rang pour ne rien manquer de ce qu’il se passe sur scène, quelle n’est pas ma surprise lorsque je me rends compte en me retournant, que la salle est pleine à craquer. Tout le monde est debout, le visage réjouit. Impossible de rester de marbre, même les plus timides se dandinent aux sons funky et groovy des chansons.
Toujours dans ce désir de communion et de partage avec le public, Sandra, Karl The Voice et Anonymous se mèlent aux spectateurs en claquant des doigts.

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Après une succession de chansons et la présentation des membres de l’équipe, on croit le concert fini… mais PUSH UP ! est de ces groupes qui ont de l’énergie à revendre.
Sur un solo de guitare, les autres musiciens du collectif s’éclipsent pour réapparaître quelques instants après… dans une nouvelle tenue !
On a droit a un medley des titres de l’album et a une surprenante reprise rock de « I fought the law » des Clash.
C’est donc avec des artistes déchaînés et une ambiance survoltée que s’achève le concert. Tout le monde est unanime. PUSH UP est un groupe de showmen qui assurent !
Rendez-vous pris le 4 septembre prochain à Paris, dans le cadre du Festival Jazz à la Villette.

Isabelle

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Photos Olivier Samyde
myspace.com/thegranddayof

Soma @ La Boule Noire

13 juin 2010 par sandrine  
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Une ambiance carrément déjantée à La Boule Noire pour débuter le mois de Juin ! Une petite mise en bouche avant la fête de la musique : les quatre musiciens du groupe Soma ont fait vibrer d’une façon explosive les murs de cette petite salle parisienne.

Au premier rythme de la batterie, le public, connaisseur, est survolté avant même que le reste du groupe se greffe à la scène avec classe. Le batteur offre le ton. Le guitariste et le bassiste s’affirment. Le chanteur inaugure le concert.

Avec leur univers musical aux influences pop rock très anglaise, le public se téléporte à l’avant d’une scène londonienne. Leur style vestimentaire so british, colle parfaitement aux titres que Soma nous propose. Décidément, il a la classe et le talent ! La classe, certes, mais avec une petite touche de trash, si l’on tient compte des cravates desserrées des musiciens qui pendouillent de travers. En plus de son style, le charisme du groupe ne passe pas inaperçu, surtout auprès de la gente féminine, visiblement autant séduite par la musique que par ses interprètes.

Entre deux titres, le chanteur, Lionnel Buzac nous révèle les petits secrets du groupe avec humour. Son titre Milk, par exemple, a été intitulé ainsi par nostalgie d’une expérience vécue lors de l’un de ses voyages alors qu’il avait tout juste 15 ans. Pour en savoir plus, il fallait être au concert… Emporté dans une boulimie de confidence, il se livre aussi sur Jewel And The Orchestra, composé, d’après lui, à la va-vite. Ce titre donnera son nom à l’album.

Après plus d’une bonne demi-heure de show, le public est frustré. Il leur manque l’un des morceaux fédérateurs de l’album Jewel And The Orchestra: « Get Down ! Get Down ! Get Down… » s’égosille-t-il à crier. En parfait gentleman, le groupe s’exécute. Comme pour le remercier de ce cadeau tant attendu, le public reprend le refrain à la place de Lionnel Buzac. Get Down se terminera sur un excellent déchainement explosif du batteur.

Pour clôturer le concert humainement, tous les musiciens descendent de la scène pour interpréter The Backyard en acoustique au milieu de la foule. Ce titre, favori du public, est repris en cœur par celui-ci. Le groupe a atteint son paroxysme. Un instant homérique qui marquera les mémoires des fans pour un bon moment.

Enfin un groupe français qui a su s’imposer avec talent dans l’univers du british pop rock. Merci Soma.

Elsa Agbo

myspace.com/somafrance

soma

Morgan Manifacier chez Les Disquaires

8 juin 2010 par Cyrielle  
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Nous avions rendez-vous au 6 rue des Taillandiers, dans le 11ème, pour le concert de Morgan Manifacier, qui partageait la scène, le dimanche 6 juin avec 3 autres formations musicales. Les Disquaires est un lieu qui organise des évènements gratuits tous les soirs, mais pour ce qui est de concerts, l’agencement n’est pas adapté. Heureusement, Morgan Manifacier a soufflé de la poudre magique et nous a transporté hors du lieu pendant une heure.

Choisissant le micro qui se trouvait dans l’ombre, il commence son show avec un petit « Bonsoir Paris » qui donne la couleur au personnage et nous laisse entrevoir le bleu de ses yeux une dernière fois. S’ensuit une longue intro à la guitare folk pendant laquelle il se confine dans son univers et, yeux fermés, fera de sa concentration une forteresse qui s’avèrera nécessaire dans un lieu pas mal bruyant. Une fois la folk chauffée, le concert commence en douceur.Morgan Manifacier

Avec un grain Neil-Youngien dans la voix, Morgan chante Lines comme il livrevrait un secret à son public attentif.  Et la sensibilité avec laquelle il nous met dans la confidence sera le fil d’Ariane du set tout entier. Comme du papier de soie, la fragilité du jeune homme nous interpelle et nous adoucit, avec Manifacier, pas d’extravagance, juste une guitare et sa voix pour enchaîner tranquillement Liberty Street, Soul for Sale et Traveling. Après ces quatre titres, il enfile une autre guitare, folk aussi, et démarre Knees avec la même concentration, toujours ses beaux yeux bleus dissimulés et cette naïveté de jeune premier. Alternant entre ces deux guitares classiques et une électrique blues, Morgan Manifacier ne nous lasse pas malgré l’interaction quasi inexistante avec le public.Son univers est de douceur et d’harmonie, un cocon qu’on est pas pressé de quitter. Et il enchaîne Moncale avec l’électrique.

Vers la fin du set, il pose la guitare, se dirige vers le piano, et annonce timidement qu’il s’agit d’une reprise. Le piano désaccordé aurait-il ajouté du charme à son interprétation de DVNO (JUSTICE)? Probablement. Imperturbable, sa voix rattrape les accords froissés, dommage pour la fin très abrupte. Pour le dernier titre, il reprend sa guitare, annonce qu’il va jouer Grande — un morceau qui parle de son grand-père (cf l’interview ici), il nous voyage sur un petit nuage jusqu’à la fin, qu’il conclut encore brusquement. Dommage. Des applaudissements chaleureux, alors il nous fait un rappel. On est content mais plus vraiment dedans, la magie s’est envolée, et le dernier titre a vite été oublié.
Le pense-bête de la setlistUn épilogue un peu trop dur pour un concert onirique. Un univers marqué mais pas encore assumé. Une voix sublime mais pas tout à fait assurée. Morgan Manifacier nous ravi d’un concert imparfait; avec l’expérience et la maturité, l’artiste deviendra grand!

Cyrielle Weber

Best Coast & The Slits au Café de la Danse

29 mai 2010 par sandrine  
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Les femmes étaient majoritaires en ce jeudi 27 mai au Café de la Danse. Tant sur scène que dans la salle… A part quelques intrus, dont le bassiste de Best Coast, la soirée était essentiellement féminine.

Best Coast
Et c’est Best Coast qui ouvre, trio californien qui est venu se perdre sous la pluie parisienne. Est-il nécessaire de préciser – tant leur nom et leur origine disent tout – que leur beach pop ensoleillée sort tout droit des 60′ et que les Beach Boys ne sont pas loin… le tout mâtiné de rock purement féminin. Mais Bethany Cosentino n’est pas très convaincante, l’ambiance n’est pas là. Dommage.

The Slits
Mais qu’à cela ne tienne, car les Slits sont venues secouer tout le monde, et la torpeur des débuts fait place au joyeux bordel ! Oui, oui, Les Slits… Vous vous souvenez de ce groupe punk londonien des années 70 ? Non, vous n’étiez pas né ? Alors un peu d’histoire : c’est en 76 que le groupe est né, avec Ari Up, toujours présente, et d’autres membres qui ont changé depuis. Sur la scène punk rock anglaise, elles tenaient la dragée haute aux Clashs ou aux Sex Pistols, avec une musique brute à souhait. Puis le groupe s’est séparé, après avoir connu un réel succès.
Elles reviennent donc, Ari Up au chant et Tessa Pollitt à la basse, entourée d’une nouvelle génération et surtout de nouvelles influences… reggae !

The Slits

Et ce sont donc quelques classiques du groupe et des des titres de leur nouvel album que l’on peut définir comme « reggae dub punk » que ces douces-dingues nous ont envoyé avec force et délire !
Avec un coiffure  qui ferait pâlir d’envie Lady Gaga, Ari Up donne immédiatement le ton en hurlant et iodlant dans le micro, tout en nous invitant à en faire autant. C’est parti ! Elle enlève un a un ses vêtements, nous montre son ventre abimé par les grossesses, nous parle de son fils en Jamaïque, de ces jumeaux à Los Angeles, termine le set à la batterie, crie, chante, saute, danse ! Ouf ! Que d’énergie ! C’est fort, ça vibre et ça réveille !
Ne changez pas les filles !

Sandrine

The Slits

myspace.com/bestycoasty
myspace.com/theslits
Photos Sandrine Cellard

The John Butler Trio au Zénith

30 avril 2010 par sandrine  
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On l’avait trouvé magnifique à la Boule Noire en mars dernier, on l’a estimé… grand, énorme, génial (etc…) au Zénith ce mercredi 28 avril !

The John Butler Trio en concert au Zenith de Paris

C’est dans une salle torride – tant par la chaleur ambiante que par un public en grande forme – que le concert à commencé… à l’heure ! Ils entament aussitôt un Company Sin enlevé et c’est parti pour deux heures de live d’une énergie follement contagieuse.

The John Butler Trio en concert au Zenith de Paris

En piochant dans chaque album, ils enchainent, sans relâche, les titres et les rythmes. Le meilleur de John Butler est au rendez-vous. Avec ses nombreuses guitares et son talent incroyable, il nous bluffe par ses prouesses techniques. Mais aussi par ses mélodies et ses rythmes, avec toute la force du live.
Ajoutez à ça un charisme fou… Et voilà un concert proche de la perfection !

Sandrine

The John Butler Trio en concert au Zenith de Paris

www.johnbutlertrio.fr
myspace.com/johnbutlertrio
Photos Sandrine Cellard

Le Chapelier Fou @ Mains d’Oeuvres, Saint-Ouen

23 avril 2010 par sandrine  
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Bon ok, on nous a dit 20h et finalement, on a vu le bout de son chapeau pointer à 22h30. Bon d’accord, il venait de se faire 16h de train dans la journée pour rejoindre Paris. Donc évidemment, au départ, une entrée en matière un peu timide et laborieuse. Pourtant le public était là, attentif et curieux… et heureusement patient, parce qu’on a finalement pas tué le temps en se rendant au 1 rue Charles Garnier à Saint-Ouen ce jeudi 22 avril.

Chapelier Fou

Louis Warynski commence donc son concert par un titre inédit: L’eau qui dort, qui semble assommant. Pourtant ,on est sur le perron de son univers, et sans s’en rendre compte, il va vous faire entrer dans un pays de merveilles en enchaînant tranquillement, et toujours avec la même profondeur et la même présence, à la fois les morceaux de son album, à la fois ceux des ces deux EP précédents en y incluant, premier titre compris, trois morceaux non édités.

Chapelier Fou
Le personnage d’un air timide est réservé se révèle avec son violon dans les mains. Il devient un héros de conte pour enfant, enchanteur, courageux et angélique. Fou ? On peut le penser à le voir s’agiter seul entre ordis, sampler, violon, guitare, clavier et joystick. Sans compter la prise de risque à interpréter librement et avec originalité les morceaux de 613, premier album qui vient de sortir cette année.

Chapelier Fou
On plane du début jusqu’à la fin et le set est pour une fois bien pensé. Il joue et nous balade, comme une promenade en forêt fantastique; on en oublie le temps qui passe. Dommage que le superbe son du violon aie été si souvent masqué par les samples préenregistrés.

A voir si il passe près de chez vous, vous ne verrez pas de lapins blancs mais n’hésitez pas à vous laissez emporter le chant de son violon ne tue pas le temps, il le remplit.

Cyrielle


myspace.com/chapelierfou
Photos Sandrine Cellard

Chapelier FouChapelier Fou

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