Asaf Avidan & The Mojos au Réservoir
Asaf Avidan est LA découverte de ce début d’année ! En concert hier soir dans un Réservoir archicomble avec The Mojos, ses acolytes, il a ébloui et soulevé tout l’auditoire !
Arrivée un peu tard, je me faufile comme je peux jusqu’en devant de scène, et je découvre un frêle garçon avec une crête comme on n’en voit plus… et surtout une voix…. Etonnante, sidérante… Parfois Janis Joplin, par moments Jeff Buckley, aigue, enrouée, mais avec un coffre énorme !

L’israélien bercé par Hendrix et autres grands des 70’s, a grandi entre Los Angeles et Kingston. Et sa musique en est pleine : folk rock enragée et nerveuse, elle transporte et déchaine.
C’est évidemment sur scène qu’elle prend toute sa dimension.
Séance de rattrapage le 23 février à la Maroquinerie !
Sandrine
myspace.com/findlovenow
Photos Sandrine Cellard
Abd Al Malik aux Lilas
Abd Al Malik était hier aux Lilas, pour une des dernières dates de sa tournée. Dans un beau théâtre du XVIIIe siècle, l’homme aux textes d’or a d’abord laissé entrer ses 6 musiciens, un à un, pour ensuite attaquer fort avec Soldat de Plomb. L’entrée est magistrale.

Comme s’il avait déjà 50 ans de carrière derrière lui, il assure et enchaine les titres : Lorsqu’ils essayèrent, Gilles écoute un disque de, Paris mais… Avec son guitariste, son accordéoniste, le contrebassiste, le batteur, le pianiste et Bilal aux platines, l’accord est parfait. Il joue, raconte ses histoires, nous explique, nous parle. C’est du Lourd.
Il s’assied pour nous lire l’histoire du Marseillais. Crie “vive la France arc-en-ciel”. Les arrangements pour la scène sont particulièrement bons. La valse du Conte alsacien, 12 septembre 2001, violent, Roméo et Juliette, tendre et terrible, il donne vie à ses personnages. Et il nous parle à nous, à moi, à toi, à toi aussi, il te regarde. Circule petit, Rentrer chez moi. Il danse, il est généreux. Il remercie tout le monde : ses musiciens, l’un après l’autre, l’ingé son, l’ingé lumières, son manager, sa prod, ses hôtes, et le public.

Les autres.
La salle se lève. Qu’on ait 15 ans, ou 60 ans, on adhère, on adore Abd Al Malik.
Encore un grandiose Gibraltar, et un très tendre Alchimiste.
Magnifique Abd Al Malik.
Sandrine
myspace.com/abdalmalikspace
Photos Sandrine Cellard
Music’All by les Illuminés Black Stamp au Trabendo
L’évènement hip hop de ce début d’année a eu lieu, sans nul doute, au Trabendo, ce samedi 9 janvier. autour des musiciens hors-pair qui se sont regroupés sous le nom d’Illuminés Black Stamp, ont défilé sur scène quelques uns des meilleurs artistes hip hop de la scène française : Oxmo Puccino, Busta Flex, Sir Samuel, Kohndo, Mihuma, Specta, Soklak ; aux chœurs, Nessia et Karl the Voice ; l’apparition en fin de concert du très grand Wilson Esther ; et pour orchestrer le tout : Sidney ! Oui, LE Sidney de H.I.P. H.O.P. (pour ceux qui ont connu…).

Un concert exceptionnel, donc ! Avec les titres de l’album du même nom, mais aussi quelques unes de leurs compositions propres, et des reprises aussi saugrenues que géniales : Hold the Line, de Toto, Message in a Bottle, de Police et Sex Machine de James Brown, qui a lancé la dernière demi-heure de free style.

Deux heures de pur bonheur où les talents des uns et des autres se sont succédés sans jamais faillir.
La salle, pleine à craquer, ne s’y est pas trompée et a totalement adhéré et largement participé !
Pour ceux qui n’ont pas pu assister à cet évènement, pas de panique, une tournée française est prévue. Les dates ne sont pas encore arrêtées, mais on ne manquera pas de vous informer dès que possible.
Sandrine
myspace.com/blackstampmusic
Photos Sandrine Cellard
Jean Fauque @ la Scène du Canal
On ne connait pas forcément son nom, mais on connait ses chansons. Parolier et ami de Bashung, c’est lui qui a signé Osez Joséphine ou Ma Petite Entreprise (entres autres), mais il a également écrit pour Johnny Halliday, Vanessa Paradis, Jacques Dutronc, Patricia Kaas et plein d’autres encore. Un grand bonhonmme, donc, couronné de pas moins de 10 Victoires de la Musique.

Et ce bonhomme, après avoir écrit pour les autres, a décidé de se lancer à son tour en sortant en 2008 un album solo : 13 aurores.
C’est cet album qu’il nous a présenté hier soir à la Scène du Canal.
Accompagné au piano par Franck Gélibert (le pianiste du Fou du Roi sur France Inter), Jean Fauque raconte, plus qu’il ne chante, de petites histoires. Les textes sont bourrés de jeux de mots, souvent mélancoliques, parfois légèrement cyniques.
L’ambiance n’est pas à la fête. La voix est éraillée, grave. Le jeu de scène consiste à lever le bras droit, parfois le gauche, mais jamais les deux ensembles. Difficile de rentrer dans son univers et de rester concentré. Ecouter l’album tranquillement chez soi est surement plus adapté.
Sandrine
myspace.com/jeanfauque
Photos Sandrine Cellard
Hugh Coltman au Hangar
Madjo, jeune song-writer française assure joliment la première partie avec sa douce voix un peu rocailleuse et ses chansons jazzy-folk.

Mais place est bientôt faite à celui que tout le monde est venu voir et écouter : Hugh Coltman !
Avec ses quatre musiciens, il débute avec une ambiance cabaret jazz. Quelques titres tranquilles pour se mettre en place, une nouvelle chanson au passage, et le rythme s’accélère avec un énorme Could you be Trusted. Le ton est donné : c’est la fête au Hangar. Hugh chante, danse, court, saute, raconte des anecdotes sur ses chansons, fait participer le public, se mêle même à lui le temps d’une danse sur Magpie.

Mais c’est déjà la fin… On n’a pas vu le temps passer !
Après un sublime Sixteen acoustique rempli d’émotions, Hugh termine comme il a commencé, jazzy, avec All the Lovers.
Un très bon concert, un vrai moment de partage.
Merci Hugh ! Rendez-vous à la Cigale le 28 novembre….
Sandrine
myspace.com/madjomusic
myspace.com/hughcoltman
Photos Sandrine Cellard
Soirée Folk Off au Café de la Danse
La soirée Folk Off au Café de la Danse était une ode à la délicatesse.

Avec Declan de Barra qui ouvre par une chanson a capella. Le public, subjugué, écoute. Accompagné d’une violoncelliste et d’un pianiste, l’irlandais a chanté des titres de ces 2 albums, mais aussi des inédits. Et les grands moments furent Johanna et Until The Morning Comes… Généreux comme a son habitude, il raconte, mais surtout, il chante. Avec émotion. Une émotion contagieuse.

C’est Matt Bauer qui a pris le relais, maquillé pour l’occasion… Le 31 octobre, c’est Halloween… Avec un guitariste, cette fois, puis un violoniste, il a lui aussi offert quelques inédits et la sublime Rose and Vine. Si le bonhomme faisait vraiment peur (même sans maquillage, il peut être effrayant), sa musique discrète mais touchante et sa voix mélancolique ont emplit la salle et les cœurs.

Mariee Sioux, le “clou” de la soirée, a invité Matt Bauer pour l’accompagner au banjo. Avec sa voix délicate, elle a chanté une folk aérienne et poétique.
Une mention spéciale au public qui avait une qualité d’écoute rare, pour une soirée faite d’émotion et de finesse.
Sandrine
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Photos Sandrine Cellard
Les Tambours du Bronx au Bataclan
On les attendait ! Absents des scènes parisiennes depuis de nombreuses années, les Tambours du Bronx sont enfin venus nous saluer. Et le public, très bigarré, semblait impatient.
Malheureusement, nous avons du subir une première partie qui n’était pas annoncée : Marco Neves aux platines… Après quelques sifflets et huées, les Tambours sont arrivés.

Top départ pour un concert fou, bruyant, hurlant et… génial !
Ils sont 15 à taper et frapper des bidons à leurs couleurs, et derrière eux, se cache un homme aux claviers (sur leur nouvel album, ils ont ajouté quelques samples).

Tour à tour, ils viennent au devant de la scène, chantent, font des solos, des duos. Le show est chorégraphié, les lumières très étudiées. De plus, ils sont beaux, chacun est un personnage haut en couleurs.
1h30 à fond, pendant laquelle les rythmes se transforment en mélodie, tout est cassé, des bidons aux mailloches, des rythmes aux voix, c’est fort et on adore !
Sandrine
www.tamboursdubronx.com
www.myspace.com/tamboursdubronx
Photos Sandrine Cellard













