Piano Magic : Dark Horses

26 novembre 2008 par Duende  
Classé dans A la une, Chroniques Cd

Dark Horses est le nouveau maxi du groupe anglofrancophone Piano Magic, qui revient étonnament plus d’un an après leur dernier album Part Monster. Ce 4 titres est très certainement, comme à l’habitude du groupe, annonceur du prochain album.

Pochette froide et distante, presque incohérente, titre sombre comme à l’acoutumée, mais que nous reserve cette fois-ci les minimalistes de la chanson populaire mélodramatique ?


Extrait : Dark Horses

Pas de doute, dès la première écoute on reconnait bien « la touche »  du groupe, les mêmes effets de guitares, les mêmes batteries se font entendre discrètement dans une soupe mélancolique minimaliste. Surement que le groupe poursuis la métamorphose entamée en 2005 avec l’album Disaffected, à savoir « plus rock » tout en conservant leur identité « réalisme déprimant mélangé à un onirisme parfois kitch ».

Mais qu’apporte ce nouvel opus ? Et bien, dès le premier titre (éponyme) on sent une vivacité dans le morceau, notamment dans la voix du chanteur qui occupe pour une fois l’espace avec énergie, même si sa façon d’incarner ses propres textes avait suffit avant. Aussi, les chansons de cet opus me semble d’un premier abord plus accessibles. On pourrait facilement imaginer une volonté de s’ouvrir à un public plus large, même si cela ne ressemble pas à leur aspirations.

Que dire d’autre, si ce n’est que Piano Magic oublie lentement les machines et les sons vintages/electros utilisés par exemple sur Low birth weight pour se consacrer à des sons plus accoustiques et authentiques. Malgré ces quelques changements on notera l’habituelle participation de la chanteuse de Klima : Angèle David-Guillou qui nous illumine une fois de plus avec sa voix si touchante.

Pour conclure on peut dire que nous sommes face à un maxi un peu facile et peu poussé, même s’il laisse entrevoir le prochain opus. En effet, les fans du début vont commencer à se lasser et se perdre dans une musique qui elle-même semble se perdre un peu. Dark Horses est un bon cd mais qui nous laisse grandement sur notre faim. Affaire à suivre !

Duende

Sorti le 27 octobre 2008
Prix environ 13 euros
Leur myspace

Piano Magic : Part monster

22 juillet 2007 par Duende  
Classé dans A la une, Chroniques Cd

Part Monster… Voici le titre du dernier album de Piano Magic, groupe francoanglais je vous le rappelle. Aprés un retard monumental de la part de la maison de distribution française, l’album est enfin dans les bacs, parfois à un prix prodigieusement honteux (un peu plus de 20euros) justification des magasins étant que si il était sortit dans les temps il y aurait eu un prix vert… No comment.

part_monster

Alors que dire du énième album du groupe magique (à vrai dire au moins le 30ème en comptant les vinyls et les maxis) ? Tout d’abord il s’agit d’un 10 titres avec une pochette soignée (comme d’habitude) un peu dans le style de celle de Disaffected.

Assez ecclectique, l’album alterne des titres calmes et poétiques, et d’autres plus « rock » et punchy, un peu dans la tournure qu’avait pris le groupe en 2005. Les fans des premiers jours, et notamment de Low birth weight, pourront être déçus et regretter le temps des belles voix astrales et féminines flanant sur des plages electro et répétitive, voire même un brin expérimental.

Malgré cette tournure un peu brute, les textes écrits par Glen Johnson (le chanteur) restent toujours à la hauteur. Que dire? Dire qu’ils sont merveilleusement bien écrits, les mots couchés sur la table, délicatement, poétique et décalés, et pourtant terriblement efficaces et touchant, troublant de réalisme. Piano Magic est un groupe décalé, au grand coeur et aux grandes moeurs, approchant l’amour sous tous ses angles ainsi que les diverses relations humaines, parfois même avec une pointe d’introspection.

Je note tout de même une petite déception. L’album ne m’a certes pas autant touché que les précédents, car peut etre que le changement est brutal, et qu’il manque peut être un peu d’onirisme sur les parties instrumentales… Trop de guitares, peut etre elles aussi un peu trop brutales…
Un élément m’a choqué et peut-être est-ce aussi une nouvelle tournure que prend le groupe, mais ca sent la reprise a plein nez. En bref la chanson « Incurable » est une reprise (notée comme telle sur la pochette) du précédent LP nommé lui aussi Incurable, ne changeant quasiment pas. Et, la chanson « The last Engineer » est une reprise de l’album We don’t just disappear de Future Conditionnal (autre groupe de Glen Johnson et de Cedric Pin dont je vous parlerais prochainement). Disons que deux reprises sur un cd de dix titres ça me parait un peu beaucoup. Espérons que ça ait un sens, une importance qui m’échappe.

Pour ce qui est de mes coups de coeurs : Les deux meilleures chansons sont sans conteste England’s always better et Cities and Factories. J’adore aussi Part Monster, titre éponyme, court mais majestueux, même si je sais que certains pensent que ce titre est chiant voire guimauvesque.

A noter aussi la participation, comme toujours d’Angèle David-Guillou (Klima et Ginger Ale) et de Simon Rivers (The Bitter Springs), Terry Edwards (trompette) qui une nouvelle ambiance a une chanson, et enfin Guy Fixsen (qui avait participé aussi à l’album de Klima.

Pour conclure j’adore cet album qui est vraiment magnifique et brutal, même si je ne le classerai pas dans le top 3 des album du groupe.
Voila, je vous laisse avec un petit extrait musical et un texte car je le trouve magnifique.

Cities and Factories:

Cities and factories, spread across, the borrowed map, but still I’m lost/
Cities and factories, spread across, the furrowed land , but still I’m lost/
And the soil is as cold as the moon, And the trees are as dead as a ghost/
And if I never see you again, well, I was the one who loved you the most/
And thebirds take a bow to my heart, Cos’ they’ve never seen quite one of its kind/
It may be worn out and wasted,, It may be selectively blind/
But this heart, it is proud to have loved you, this heart is not cold to the touch/
This heart never ran from your kindness, This heart never asked you for much/

Cities and factories, spread across, the borrowed map, but still I’m lost/

Duende