Soma – Jewel And The Orchestra
23 juin 2010 par sandrine
Classé dans A la une, Chroniques Cd
The Backyard, Get Down, Funeral Party, 20 minutes … ces titres sont déjà favoris alors que l’album Jewel And The Orchestra vient de sortir en Mars dernier. Visiblement, les quatre français du groupe Soma ont su s’imposer dans l’univers du british pop rock.
Dans ce nouvel album, on retrouve les influences des gros poissons du pop rock anglais tels que The Strokes, Radiohead, Coldplay …. Cependant, Soma semble indécis et préfère s’imposer dans les deux catégories. Il nous propose des titres plutôt pop comme The Backyard et d’autres aux intonations plus rock comme Get Down.
Le groupe s’est aussi initié à la romance et nous surprend par la douceur de Jewel And The Orchestra, qui donnera son nom à l’album. Les chœurs de Funeral Party apportent une petite touche mélodique qui transcende le style pop.
Ce métissage musical se retrouve directement au sein de leurs titres. Dans un même morceau, on perçoit de la douceur transcendée, quelques mesures plus tard, par des riffs explosifs.
The Backyard
Ce mélange des genres, relevé d’une crème de tendresse, est une recette gagnante déjà utilisée, auparavant, par des artistes de talents comme Stereophonics. Mieux ! En plus des rythmiques aux airs accrocheurs et du fort charisme des membres du groupe, le choix astucieux de composer les paroles en anglais les a propulsés aux Etats-Unis. Et c’est à Los Angeles où Dave Sardy, le producteur d’Oasis, a mixé leurs titres.
Jewel And The Orchestra est une anthologie so british. Il est formellement interdit aux amoureux de la pop de passer à côté.
Elsa Agbo
Soma @ La Boule Noire
Une ambiance carrément déjantée à La Boule Noire pour débuter le mois de Juin ! Une petite mise en bouche avant la fête de la musique : les quatre musiciens du groupe Soma ont fait vibrer d’une façon explosive les murs de cette petite salle parisienne.
Au premier rythme de la batterie, le public, connaisseur, est survolté avant même que le reste du groupe se greffe à la scène avec classe. Le batteur offre le ton. Le guitariste et le bassiste s’affirment. Le chanteur inaugure le concert.
Avec leur univers musical aux influences pop rock très anglaise, le public se téléporte à l’avant d’une scène londonienne. Leur style vestimentaire so british, colle parfaitement aux titres que Soma nous propose. Décidément, il a la classe et le talent ! La classe, certes, mais avec une petite touche de trash, si l’on tient compte des cravates desserrées des musiciens qui pendouillent de travers. En plus de son style, le charisme du groupe ne passe pas inaperçu, surtout auprès de la gente féminine, visiblement autant séduite par la musique que par ses interprètes.
Entre deux titres, le chanteur, Lionnel Buzac nous révèle les petits secrets du groupe avec humour. Son titre Milk, par exemple, a été intitulé ainsi par nostalgie d’une expérience vécue lors de l’un de ses voyages alors qu’il avait tout juste 15 ans. Pour en savoir plus, il fallait être au concert… Emporté dans une boulimie de confidence, il se livre aussi sur Jewel And The Orchestra, composé, d’après lui, à la va-vite. Ce titre donnera son nom à l’album.
Après plus d’une bonne demi-heure de show, le public est frustré. Il leur manque l’un des morceaux fédérateurs de l’album Jewel And The Orchestra: « Get Down ! Get Down ! Get Down… » s’égosille-t-il à crier. En parfait gentleman, le groupe s’exécute. Comme pour le remercier de ce cadeau tant attendu, le public reprend le refrain à la place de Lionnel Buzac. Get Down se terminera sur un excellent déchainement explosif du batteur.
Pour clôturer le concert humainement, tous les musiciens descendent de la scène pour interpréter The Backyard en acoustique au milieu de la foule. Ce titre, favori du public, est repris en cœur par celui-ci. Le groupe a atteint son paroxysme. Un instant homérique qui marquera les mémoires des fans pour un bon moment.
Enfin un groupe français qui a su s’imposer avec talent dans l’univers du british pop rock. Merci Soma.
Elsa Agbo
Yael NAIM @ Salle Pleyel le 25/02
La salle Pleyel nous avait habitué aux concertos classiques, d’opéras, symphoniques, philharmoniques… mais ce grand auditorium accueille aussi des artistes comme la petite Yael Naim. Inspirée des rythmes pop, jazz et folk, cette chanteuse a la particularité d’interpréter des titres en hébreux, en anglais ou en français en faisant, parfois, un méli mélo des idiomes selon ses compos.
Clément Verzi de son nom de groupe Kidwithnoeyes, a inauguré la première partie. Seul accompagné d’une guitare, il nous a chanté une histoire (« Once upon a time »), ainsi qu’une reprise de Mano Negra (« Pas assez de toi ») puis quelques unes de ses compos. Sa signature ? Une grande sincérité enrobée d’une voix douce et enraillée.
Yael Naim entre en scène. Dans son album, cette artiste nous avait accoutumé à la simplicité d’une voix sur un piano ou une guitare. Ce soir là, étaient présents avec elle un claviériste, un contrebassiste, deux violonistes, un altiste, un violoncelliste et deux percussionnistes accompagnés d’instruments atypiques comme une scie musicale ou même un waterphone. David Donatien, son fameux acolyte, tonifiait le concert à ses côtés.
Après quelques morceaux, elle s’arrête et partage une anecdote personnelle. Elle cherche ses mots, s’adresse à la salle avec un petit accent à « couper au couteau » et quelques fautes de français qui la rendent des plus attendrissantes. Elle nous parle de son enfance, de son arrivée à Paris, de son ancien studio riquiqui où elle composait ses premiers titres avec peu de moyens… A chaque histoire, elle paraît plus humaine, accessible, fragile. Et puis à chaque interprétation elle redevient la petite princesse israélienne, pleine d’énergie dans sa robe de fée angélique, avec ses longs cheveux qui lui arrivent jusqu’aux fesses.
Elle joue avec le public, le fait chanter, plaisante avec lui. Elle interprète à deux reprises « New Soul », ce titre qui l’a révélée en 2007 et qui a été entendu à maintes reprises dans l’une des publicités des ordinateurs d’une certaine marque. Une fois au piano, une autre à la guitare. Le public l’accompagne mais a du mal à suivre : elle accélère le morceau, le ralenti, y ajoute d’autres instruments, des bruits, s’arrête, reprend…Elle s’amuse et nous aussi !
A ce concert, Yael Naim a réussi à transcender sa simplicité. Parfois on se serait presque cru à un concert harmonique céleste, puis à un concert de Ska mais aussi folk, pop… On s’y perd mais on adhère! Résultat : un rendu artistique très créatif et un mélange de styles des plus étonnants.
Elsa Agbo
http://www.myspace.com/yaelnaim
Concours : 3 Places pour X-Makeena
J’ai le grand plaisir de vous proposer de gagner 3 places pour le concert d’X-Makeena au Glaz’art (Paris) dimanche 29 novembre 2009.
Comment gagner votre place? 1) Lisez le réglement ci-dessous, 2) Laissez votre commentaire en disant à quel point vous avez envie de voir ce groupe en live, 3) Faites en sorte d’être dans les 3 premiers à répondre.
Bonne chance à tous et à bientôt pour un prochain concours.
EDIT du 29/11/09 : le concours est fermé. Merci aux participants et bravo aux gagnants.
Duende
Notre chronique de « Derrière l’œil »
Leur myspace
Réglement : 3 places pour le concert d’X-Makeena le 29 novembre 2009 au Glaz’art (Paris) mises en jeu. Limité à une place par participant et par foyer. Les participants s’engagent à être présent au concert. Les 3 premiers à laisser un commentaire sur cet article gagnent chacun leur place. Les modalités seront ensuite précisées par mail au 3 gagnants.
Sheer-K/Robin Foster/Rotor Jambreks au Nouveau casino

Ce 7 avril dernier était placé sous le signe de la Bretagne et de Last exit records. En effet, 3 des 5 groupes signés sur le label se sont produits au Nouveau Casino (Paris). De ce fait, nous nous y sommes rendus pour voir ce que les albums de Rotor Jambreks, Sheer-K et Robin Foster allaient donner sur scène.
Rotor est donc arrivé…seul, s’est installé devant sa batterie, guitare en main et c’était parti pour une bonne session de rock’n'roll. Il a fait la discussion avec humour, le même auquel on s’attendait après une fameuse video tournée lors de ses concerts (ou plutôt autour de ceux-ci, allez voir et vous comprendrez). Le lascar est donc seul sur scène balance ses riffs rock avec sa guitare et des rythmes simplistes mais efficaces (grosse caisse et caisse claire). Cela manque un peu de présence avec d’autres musiciens, mais on peut dire qu’il assure tout de même, et quelle patate. Le set se termine, on en redemanderait bien une part.
Robin Foster au Nouveau Casino
Deuxième artiste, Robin Foster est quand à lui arrivé avec sa troupe de guitaristes (4 dont une guitare basse), un batteur dans le fond. La scène valait le détour, 4 bonshommes alignés face à nous grattant chacun de leur instrument, balançant des effets ci et là…Du bon post-rock comme on en fait peu en France, pas inintéressant comme dirait l’autre
Quelques morceaux ont pu évoquer à certains Mogwai. Un régal !
Sheer-K au Nouveau Casino
Et enfin, la tête d’affiche le groupe Trip-hop Sheer-K. Un début avec le guitariste/rapeur au flow très appréciable tant on est loin du gangsta rap. Ca fait du bien ! Au bout de quelques minutes la chanteuse arrive le sourire jusque là et une présence scénique pas déplaisante. Ca bouge, ça balance du sample, s’acharne sur la guitare, sur le micro. Les Sheer-K habitent la scène, et nous redonnent goût au Trip-Hop Français généralement médiocre.

En conclusion, nous pouvons dire que nous avons été gâtés avec une soirée bonne ambiance, éclectique et riche. Ce label recueille de véritables perles et je ne peux que vous inciter à découvrir ces trois artistes et les autres (Hku par exemple).
Duende
Chronique de Rotor Jambreks
Chronique de Sheer-K
Myspace de Rotor Jambreks
Myspace de Robin Foster
Myspace de Sheer-K
Revo et Brain Damage en concert
Mardi 10 juin dernier, invités par Promonline, nous nous sommes rendus au Nouveau Casino à Paris pour assister au live des groupes Revo et Brain Damage.
Venus présenter le live de leur surprenant premier album, les deux compères de Morlaix (Revo) nous ont offert un show à leur image, décallé et talentueux. Un au mix, l’autre à la guitare électrique, et c’est parti pour 45 minutes survoltées. Le premier saute sur ses machines, balance des rythmes, des boucles, des sons… Le second, stoïque, reste plus en retrait, grattant trois quatres riffs de guitare parfois inaudibles. Alors forcément c’était maitrisé, c’était carré, pas une bavure, parfois un peu trop parfait même. On regrette donc un manque de prise de risque, peut être même que cela aurait été époustouflant avec un ou deux musiciens en plus, histoire de donner plus de prestance sonore et scénique… Mais on ne va pas cracher dans la soupe, ni même mettre des bâtons dans les roues, il s’agit de leur premier album et de leur première tournée. En conclusion, Revo nous a offert un premier jet au-delà de nos espérances, et présenté une musique énergique et originale malgré un ancrage très inspiré Ninja Tunes.
Ensuite, c’était au tour de Brain Damage, eux aussi récente signature du label Jarring Effects. Là, c’était pour moi une découverte, quoi que… j’oublie un bref passage sur leur myspace. En soi rien de bien original, du dub, du roots, une pointe d’electro, le tout distillé par un énergumène surexcité sur sa table de mixage. Mouais, ca manquait un poil de vrai musicien… Mais, me direz-vous : T’oublies le bassiste? Non, non vous répondrais-je, vu les 4 notes qu’il jouait (maximum) pour chacun des morceaux, j’avais peur qu’il s’ennuie… Alors forcément vous allez me traiter de rabat-joie car je l’admet, ca claque, un bon dub bien dosé, certes avec des pistes et trois notes de basses, mais franchement accrocheur, et dansant. D’ailleurs tout le monde dansait… et fumait même parfois… La très bonne ambiance flottait, alimentée par la jovialité du charismatique et souriant mixer (dj?? bref celui sur sa table de mixage
, et là le rythme se dédouble, façon techno, désolé c’est trop pour moi, le son est trop fort en plus… Je décroche sur la fin, en gardant en tête les morceaux les mieux ficellés et les plus accrocheurs. Une bonne découverte tout de même.
Je vous laisse avec les deux souvenirs du concert (ci-dessus les deux videos) et les adresses des myspaces des deux groupes (plus si affinité, comme on dit).
A suivre : Peut être l’avis d’Aurélien qui m’accompagnait ce soir là ??
Duende







