Yael NAIM @ Salle Pleyel le 25/02
La salle Pleyel nous avait habitué aux concertos classiques, d’opéras, symphoniques, philharmoniques… mais ce grand auditorium accueille aussi des artistes comme la petite Yael Naim. Inspirée des rythmes pop, jazz et folk, cette chanteuse a la particularité d’interpréter des titres en hébreux, en anglais ou en français en faisant, parfois, un méli mélo des idiomes selon ses compos.
Clément Verzi de son nom de groupe Kidwithnoeyes, a inauguré la première partie. Seul accompagné d’une guitare, il nous a chanté une histoire (« Once upon a time »), ainsi qu’une reprise de Mano Negra (« Pas assez de toi ») puis quelques unes de ses compos. Sa signature ? Une grande sincérité enrobée d’une voix douce et enraillée.
Yael Naim entre en scène. Dans son album, cette artiste nous avait accoutumé à la simplicité d’une voix sur un piano ou une guitare. Ce soir là, étaient présents avec elle un claviériste, un contrebassiste, deux violonistes, un altiste, un violoncelliste et deux percussionnistes accompagnés d’instruments atypiques comme une scie musicale ou même un waterphone. David Donatien, son fameux acolyte, tonifiait le concert à ses côtés.
Après quelques morceaux, elle s’arrête et partage une anecdote personnelle. Elle cherche ses mots, s’adresse à la salle avec un petit accent à « couper au couteau » et quelques fautes de français qui la rendent des plus attendrissantes. Elle nous parle de son enfance, de son arrivée à Paris, de son ancien studio riquiqui où elle composait ses premiers titres avec peu de moyens… A chaque histoire, elle paraît plus humaine, accessible, fragile. Et puis à chaque interprétation elle redevient la petite princesse israélienne, pleine d’énergie dans sa robe de fée angélique, avec ses longs cheveux qui lui arrivent jusqu’aux fesses.
Elle joue avec le public, le fait chanter, plaisante avec lui. Elle interprète à deux reprises « New Soul », ce titre qui l’a révélée en 2007 et qui a été entendu à maintes reprises dans l’une des publicités des ordinateurs d’une certaine marque. Une fois au piano, une autre à la guitare. Le public l’accompagne mais a du mal à suivre : elle accélère le morceau, le ralenti, y ajoute d’autres instruments, des bruits, s’arrête, reprend…Elle s’amuse et nous aussi !
A ce concert, Yael Naim a réussi à transcender sa simplicité. Parfois on se serait presque cru à un concert harmonique céleste, puis à un concert de Ska mais aussi folk, pop… On s’y perd mais on adhère! Résultat : un rendu artistique très créatif et un mélange de styles des plus étonnants.
Elsa Agbo
http://www.myspace.com/yaelnaim
Asaf Avidan & The Mojos au Réservoir
Asaf Avidan est LA découverte de ce début d’année ! En concert hier soir dans un Réservoir archicomble avec The Mojos, ses acolytes, il a ébloui et soulevé tout l’auditoire !
Arrivée un peu tard, je me faufile comme je peux jusqu’en devant de scène, et je découvre un frêle garçon avec une crête comme on n’en voit plus… et surtout une voix…. Etonnante, sidérante… Parfois Janis Joplin, par moments Jeff Buckley, aigue, enrouée, mais avec un coffre énorme !

L’israélien bercé par Hendrix et autres grands des 70’s, a grandi entre Los Angeles et Kingston. Et sa musique en est pleine : folk rock enragée et nerveuse, elle transporte et déchaine.
C’est évidemment sur scène qu’elle prend toute sa dimension.
Séance de rattrapage le 23 février à la Maroquinerie !
Sandrine
myspace.com/findlovenow
Photos Sandrine Cellard
Abd Al Malik aux Lilas
Abd Al Malik était hier aux Lilas, pour une des dernières dates de sa tournée. Dans un beau théâtre du XVIIIe siècle, l’homme aux textes d’or a d’abord laissé entrer ses 6 musiciens, un à un, pour ensuite attaquer fort avec Soldat de Plomb. L’entrée est magistrale.

Comme s’il avait déjà 50 ans de carrière derrière lui, il assure et enchaine les titres : Lorsqu’ils essayèrent, Gilles écoute un disque de, Paris mais… Avec son guitariste, son accordéoniste, le contrebassiste, le batteur, le pianiste et Bilal aux platines, l’accord est parfait. Il joue, raconte ses histoires, nous explique, nous parle. C’est du Lourd.
Il s’assied pour nous lire l’histoire du Marseillais. Crie “vive la France arc-en-ciel”. Les arrangements pour la scène sont particulièrement bons. La valse du Conte alsacien, 12 septembre 2001, violent, Roméo et Juliette, tendre et terrible, il donne vie à ses personnages. Et il nous parle à nous, à moi, à toi, à toi aussi, il te regarde. Circule petit, Rentrer chez moi. Il danse, il est généreux. Il remercie tout le monde : ses musiciens, l’un après l’autre, l’ingé son, l’ingé lumières, son manager, sa prod, ses hôtes, et le public.

Les autres.
La salle se lève. Qu’on ait 15 ans, ou 60 ans, on adhère, on adore Abd Al Malik.
Encore un grandiose Gibraltar, et un très tendre Alchimiste.
Magnifique Abd Al Malik.
Sandrine
myspace.com/abdalmalikspace
Photos Sandrine Cellard
Tryo en live sur MTV
4 février 2010 par sandrine
Classé dans A la une, Pour le plaisir
Le 16 décembre 2009 Tryo a donné un immense concert à Paris Bercy avec plusieurs invités.
MTV diffuse cet évènement samedi 6 février à 19h50 avec également une sélection des meilleurs clips de Tryo.
Music’All by les Illuminés Black Stamp au Trabendo
L’évènement hip hop de ce début d’année a eu lieu, sans nul doute, au Trabendo, ce samedi 9 janvier. autour des musiciens hors-pair qui se sont regroupés sous le nom d’Illuminés Black Stamp, ont défilé sur scène quelques uns des meilleurs artistes hip hop de la scène française : Oxmo Puccino, Busta Flex, Sir Samuel, Kohndo, Mihuma, Specta, Soklak ; aux chœurs, Nessia et Karl the Voice ; l’apparition en fin de concert du très grand Wilson Esther ; et pour orchestrer le tout : Sidney ! Oui, LE Sidney de H.I.P. H.O.P. (pour ceux qui ont connu…).

Un concert exceptionnel, donc ! Avec les titres de l’album du même nom, mais aussi quelques unes de leurs compositions propres, et des reprises aussi saugrenues que géniales : Hold the Line, de Toto, Message in a Bottle, de Police et Sex Machine de James Brown, qui a lancé la dernière demi-heure de free style.

Deux heures de pur bonheur où les talents des uns et des autres se sont succédés sans jamais faillir.
La salle, pleine à craquer, ne s’y est pas trompée et a totalement adhéré et largement participé !
Pour ceux qui n’ont pas pu assister à cet évènement, pas de panique, une tournée française est prévue. Les dates ne sont pas encore arrêtées, mais on ne manquera pas de vous informer dès que possible.
Sandrine
myspace.com/blackstampmusic
Photos Sandrine Cellard
Jean Fauque @ la Scène du Canal
On ne connait pas forcément son nom, mais on connait ses chansons. Parolier et ami de Bashung, c’est lui qui a signé Osez Joséphine ou Ma Petite Entreprise (entres autres), mais il a également écrit pour Johnny Halliday, Vanessa Paradis, Jacques Dutronc, Patricia Kaas et plein d’autres encore. Un grand bonhonmme, donc, couronné de pas moins de 10 Victoires de la Musique.

Et ce bonhomme, après avoir écrit pour les autres, a décidé de se lancer à son tour en sortant en 2008 un album solo : 13 aurores.
C’est cet album qu’il nous a présenté hier soir à la Scène du Canal.
Accompagné au piano par Franck Gélibert (le pianiste du Fou du Roi sur France Inter), Jean Fauque raconte, plus qu’il ne chante, de petites histoires. Les textes sont bourrés de jeux de mots, souvent mélancoliques, parfois légèrement cyniques.
L’ambiance n’est pas à la fête. La voix est éraillée, grave. Le jeu de scène consiste à lever le bras droit, parfois le gauche, mais jamais les deux ensembles. Difficile de rentrer dans son univers et de rester concentré. Ecouter l’album tranquillement chez soi est surement plus adapté.
Sandrine
myspace.com/jeanfauque
Photos Sandrine Cellard
Skip the Use au Hangar
Rude défi pour les 5 membres de Skip the Use ce vendredi soir au Hangar : c’est devant le public de Lofofora qu’ils ont du faire leurs preuves… Ils n’ont eu que 3/4 d’heure pour chauffer la salle, mais c’est avec maestria qu’ils l’ont embrasée ! Et le challenge a été remporté haut la main !

Matt, le chanteur, électrique, torse nu, dans la foule, sur la scène, au-dessus de la scène, énorme, avec sa voix parfaitement maîtrisée, il remplit l’espace.
Et le public adore : ça danse, ça saute, ça pogote !
She’s My Lady, Bastard Song, Don’t wanna be a Star, presque tout l’album y passe, plus une magistrale reprise de Blur (Song 2), et on termine en folie sur Bastard Song. On avait aimé l’album, on a adoré la scène !
Grandiose !
Un concert survolté, un peu trop court, mais qui donne envie d’y retourner, encore et encore !
Ne les ratez pas, ils seront le 12 décembre à Sannois, le 30 janvier à Rambouillet et le 19 février à Palaiseau.
Sandrine














