Les Nuits de l’Alligator - Jour 2
La deuxième soirée des Nuits de l’Alligator s’est déroulée de nouveau à la Maroquinerie avec pas moins de quatre groupes au menu. Même si seulement trois était prévu initialement, l’anglais Honkeyfinger s’est ajouté au dernier moment…
Les Nuits de l’Alligator - Jour 1
Depuis cinq ans, le Festival Les Nuits de l’Alligator fait tourner dans toute la France une étrange colonie de créatures du bayou électrique, de reptiles au sang chaud, de musiciens au cuir tanné et aux dents acérées. Quelques images du premier jour de l’édition 2010, intéressant.
L’Orchestre National de Barbès et L’Herbe Folle au Festi’Val de Marne
Alors que le Festi’Val de Marne a débuté depuis déjà une semaine, nous sommes allées voir et écouter l’Orchestre National de Barbès au théâtre de Cachan. Drôle d’endroit qu’un théâtre, qui n’a que des places assises pour accueillir la grande fanfare de Barbès !

Qu’à cela ne tienne, la soirée s’ouvre sur un petit groupe toulousain, L’Herbe Folle. Ils sont quatre, jouent tour à tour de la guitare, de la contrebasse, de la batterie, de l’accordéon ou du saxo. Des textes incisifs sur des musiques d’inspirations diverses : java, manouche, jazz… Pas mal !

Place est faite aux anciens. Les deux claviers s’installent pour une intro très électro. Puis les 9 autres membres du groupe entrent successivement. Belle entrée. Après quelques chansons traditionnelles relativement tranquilles, le rythme s’accélère, le son augmente, les pieds bougent, les mains tapent, les gens se lèvent et dansent, c’est la fête ! Sur scène, comme dans le public. Ca danse et ça chante, l’ambiance est joyeuse et bon enfant.
Encore une fois, l’Orchestre National de Barbès est à la hauteur de sa réputation !
Sandrine
lherbefolle.com
orchestrenationaldebarbes.com


Indétendances ferme ses portes avec Naive New Beaters
Intro électro pour cette dernière soirée du festival Fnac Indétendances : Soldout, Beat Torrent et Chinese Man. Mais le concert de clôture sera pop ou ne sera pas, avec les Naive New Beaters !
C’est le duo belge Soldout qui a la difficile tache d’ouvrir la soirée. Très difficile ! Le public est dense mais ne semble pas vibrer au (gros) son du groupe ni même tomber sous le charme de Charlotte, la chanteuse.

L’ambiance s’améliore avec Beat Torrent et leur mixes hallucinants de Led Zeppelin ou des Beastie Boys pour ne citer que ceux là. S’ils n’ont pas pu présenter leur prestation habituelle, avec vidéo, Pfel et Atom on donné du très gros son, et le public a adoré ça !

C’est Chinese Man qui prend la suite, cette fois, avec rétroprojecteur et déco asiatique. Les 3 marseillais sont accompagnés d’un VJ qui se cache au fond de la scène, mais dont les vidéos sont bien visibles. Là encore le hip hop électro qui fait beaucoup de bruit a enflammé le parvis.

And At last… Les Naive New Beaters ! Changement d’ambiance, mais comme le public était très chaud, pas de problème, le kitsch fantasque du trio a fonctionné à merveille ! Un show délirant, des costumes ringards à souhait, une énergie folle, des chansons pop et entrainantes, que demander de plus pour un concert de clôture ?


Et voilà, cette fois, c’est fini, le parvis de l’hôtel de ville a retrouvé son calme après un mois de bons et moins bons concerts, une programmation (très) éclectique, et quelques grands moments !
Sandrine
Leur MySpace :
myspace.com/wearesoldout
myspace.com/beatorrent
myspace.com/chinesemanrecords
myspace.com/naivenewbeaters
Photos Sandrine Cellard
Krystle Warren - Fujiya & Miyagi - Charlie Winston - Cirkus @ Indétendances
C’est Krystle Warren qui démarre, avec sa voix profonde et sa folk chaloupée, toujours magnifique… Un titre avec ses musiciens pour chauffer le public. Puis quelques chansons seule avec sa guitare. Elle annonce qu’elle en fait encore une dernière “déprimante” et qu’ensuite on pourra “bouger nos fesses”. Promesse tenue, le parvis est conquis, Krystle a une énergie débordante comme jamais, se roule par terre, danse, et termine en bas de la scène, avec le public !


Changement radical d’ambiance avec les anglais Fujiya & Miyagi et leur électro krautrock froide. Si Krystle Warren avait fait danser les gens, on peut dire que le trio de Brighton les a plutôt refroidis. Difficile de passer entre Krystle Warren et Charlie Winston… Erreur de programmation ? Toujours est-il que leur prestation fut assez difficile et n’a pas eu l’air de convaincre le public.

Un public, nombreux, qui était surtout venu voir Charlie Winston, toujours en tête des ventes d’albums. Le dandy, souriant et charmeur a fait un show acoustique. Choix étrange pour un concert en plein air… Et un peu dommage pour les gens qui étaient loin de la scène (qui était d’ailleurs impossible à approcher). Mais l’audience a eu l’air conquise et a repris en chœur Like a Hobo, dernier titre avant le rappel, le seul du festival !
Et enfin, Cirkus ! Le groupe familial (Neneh Cherry et son mari Burt Ford, sa fille, Lolita Moon et son petit ami Karmil) nous a offert un superbe concert. Si l’instigatrice du groupe est Lolita Moon, la star en est sans conteste Neneh Cherry ! C’est elle qui assure le show, le rend vivant avec des danses africaines, des rires et des interpellations du public. Leur magnifique trip-hop qui allie élégance et qualité, et leur indéniable plaisir d’être sur scène a su convaincre le parvis, et nous avec !
Sandrine


Leur Myspace :
myspace.com/krystlewarren
myspace.com/fujiyaandmiyagi
myspace.com/charliewinston
myspace.com/cirkus
Steeple Remove, The Bewitched Hands on the Top of our Heads, Peter von Poehl et Stuck in The Sound @ Indétendances
Quatre groupes totalement différents pour cette nouvelle soirée Indétendances : Steeple Remove, The Bewitched Hands on the Top of our Heads, Peter von Poehl et Stuck in The Sound.
On commence avec l’electro-rock psychédélique de Steeple Remove. Arno van Colen, clope au bec, attaque au clavier avec des intros longues et planantes. Puis les guitares crachent. Fort. Retour aux claviers. Et on mélange les deux. Surprenant. Alternance de psychédélique et de gros riffs. Les rouennais de Steeple Remove ont une élégance et un son bien à eux.

On nous propose ensuite une des découvertes du printemps de Bourges : les (attention) Bewitched Hands on the Top of our Heads. Si, si, c’est leur nom. Avec une absence totale de mise en scène et même de présentation, les sept musiciens se sont lancés dans un set de folk-pop joyeuse et enjouée. Un peu décalée, riche dans son instrumentation, la musique des Bewitched Hands on the Top of our Heads (il faut vraiment qu’ils trouvent un autre nom) est un joli mélange d’influences diverses qui fait du bien aux oreilles.

Puis arrive Peter von Poehl, tout de blanc vêtu, ainsi que tous ses musiciens. Que dire ? Un show parfait, sobre, sans fioritures, qui a rameuté tout le parvis de l’Hôtel de Ville. Les mélodies sont accrocheuses, la pop est bien réglée. Le suédois touche à tout connaît son métier et maîtrise parfaitement la scène !

Et attention, le clou de la soirée : Stuck in The Sound. Les quatre parisiens ont tout simplement soulevé le parvis, avec leur gros son très rock, rageur et énervé. Capuche sur la tête, José enchaine titre sur titre, et le public, conquis, saute et chante. Que ce soit par la voix et par les riffs, on pense très fort aux Cure, et on adore ça !


Sandrine
Leur Myspace :
Steeple Remove
The bewitched hands on the top of our heads
Peter von Poehl
Stuck in The Sound
La Casa - Piers Faccini - Joseph d’Anvers - Joseph Arthur @ Fnac Indétendances
Le festival Fnac Indétendances s’est ouvert hier soir avec quatre concerts ecclectiques, et une grande nouveauté : une vraie scène de taille normale, sur le parvis de l’Hôtel de Ville. Fini la mini-scène coincée sous le pont de Sully… Et c’est tant mieux !
La Casa a ouvert le bal avec sa pop-rock-électro, devant un public assez parsemé. Ils ont quand même réussi à faire lever les gens, juste avant de terminer leur set de 45 mn, par leur single La Lune.


Piers Faccini, le timide, a été une vraie découverte scénique ! Deux titres pour se mettre en route, puis les percus et les guitares se sont lancées pour un très bon set, résolument africain. De bons riffs, des basses très présentes, de la bonne musique : un très bon concert !


Joseph d’Anvers, lui, a commencé avec 1/4 d’heure de retard… Il fallait bien ça pour la dernière date de sa tournée estivale ! Avec son whisky et le soleil déclinant dans les yeux, ila choisi de démarrer doucement pour enfin envoyer du gros après 1/2 heure de set. Dommage, il ne restait que quelques titres, dont Kids et Sept jours d’une vie en final.


Et pour finir en beauté, Joseph Arthur, l’américain, très rock ! Deuxième surprise de la soirée, avec du bon son, lourd et crasseux, loin, bien loin de son dernier CD, à l’ambiance pop aseptisée.


Une bonne entrée en matière, donc, pour ce festival Indétendances. On attend la suite avec impatience…
Sandrine
myspace.com/lacasamusica
myspace.com/piersfaccini
myspace.com/josephdanvers
myspace.com/josepharthur
Photos Sandrine Cellard



