Soma @ La Boule Noire

13 juin 2010 par sandrine  
Classé dans A la une, Concerts

Une ambiance carrément déjantée à La Boule Noire pour débuter le mois de Juin ! Une petite mise en bouche avant la fête de la musique : les quatre musiciens du groupe Soma ont fait vibrer d’une façon explosive les murs de cette petite salle parisienne.

Au premier rythme de la batterie, le public, connaisseur, est survolté avant même que le reste du groupe se greffe à la scène avec classe. Le batteur offre le ton. Le guitariste et le bassiste s’affirment. Le chanteur inaugure le concert.

Avec leur univers musical aux influences pop rock très anglaise, le public se téléporte à l’avant d’une scène londonienne. Leur style vestimentaire so british, colle parfaitement aux titres que Soma nous propose. Décidément, il a la classe et le talent ! La classe, certes, mais avec une petite touche de trash, si l’on tient compte des cravates desserrées des musiciens qui pendouillent de travers. En plus de son style, le charisme du groupe ne passe pas inaperçu, surtout auprès de la gente féminine, visiblement autant séduite par la musique que par ses interprètes.

Entre deux titres, le chanteur, Lionnel Buzac nous révèle les petits secrets du groupe avec humour. Son titre Milk, par exemple, a été intitulé ainsi par nostalgie d’une expérience vécue lors de l’un de ses voyages alors qu’il avait tout juste 15 ans. Pour en savoir plus, il fallait être au concert… Emporté dans une boulimie de confidence, il se livre aussi sur Jewel And The Orchestra, composé, d’après lui, à la va-vite. Ce titre donnera son nom à l’album.

Après plus d’une bonne demi-heure de show, le public est frustré. Il leur manque l’un des morceaux fédérateurs de l’album Jewel And The Orchestra: « Get Down ! Get Down ! Get Down… » s’égosille-t-il à crier. En parfait gentleman, le groupe s’exécute. Comme pour le remercier de ce cadeau tant attendu, le public reprend le refrain à la place de Lionnel Buzac. Get Down se terminera sur un excellent déchainement explosif du batteur.

Pour clôturer le concert humainement, tous les musiciens descendent de la scène pour interpréter The Backyard en acoustique au milieu de la foule. Ce titre, favori du public, est repris en cœur par celui-ci. Le groupe a atteint son paroxysme. Un instant homérique qui marquera les mémoires des fans pour un bon moment.

Enfin un groupe français qui a su s’imposer avec talent dans l’univers du british pop rock. Merci Soma.

Elsa Agbo

myspace.com/somafrance

soma

Plastiscines @ La Boule Noire

2 novembre 2009 par Duende  
Classé dans A la une, Concerts

Ce soir c’est dans une boule noire triste à mourir que les Plastiscines viennent présenter leur deuxième album (About love) sans éclats, presque deux ans après avoir foulé les planches parisiennes pour la dernière fois.

La prestation des quatre filles aux robes pailletées et aux tailles cintrées a forcément déçu compte- tenu des espoirs placés en elles. Adulées aux Etats- Unis et en Angleterre et fortes d’un deuxième disque de très bonne facture, les Plastiscines n’ont pas suffisamment défendu leur prochaine mouture, malgré un set truffé de bonnes chansons pop, directes et efficaces. Aussi, et soyons clairs, le groupe a été desservi par un son de très mauvaise qualité, qui n’a jamais mis en valeur la puissance sonique de certains titres comme I could rob you, ou Barcelona, vite enchaîné après Runnaway mais qui, au final, sonnait creux.
Pourtant, la sympathique Katty se démène corps et âme pour s’attirer les faveurs d’un public (trop) terne (composé en majorité de personnes issues de la presse) qui reste, à tort, dubitatif. Seuls les premiers rangs répondent volontiers aux appels de la chanteuse.
Un début de concert difficile donc (à l’exception du génial from friends to lovers), qui prend une tournure différente après un Zazie (fait de la bicyclette) boosté et un Shake sur-vitaminé, qui rappellent les premières armes du quatuor aux rock’n'roll friday.
La version de These boots are made for Walking de Nancy Sinatra captive les nostalgiques des 60′s et loser est accueilli de fort belle manière, en version ska. A Bitch de conclure l’épisode promotionnel sur une note sexy.

Pour l’heure, Katty, Marine, Louise et Anaïs ne sortent pas vraiment vainqueurs de ce premier acte post- américain, probablement à cause du fait d’être devenues en l’espace de quelques mois, l’objet de trop de convoitises et d’attentes. Il est cependant certain que dans un contexte différent, les complexes seront à mettre aux oubliettes, pour laisser place à des shows plus intenses.

SET LIST:

From friends to lovers
You’re not good
Runnaway
Barcelona
Another kiss
Pas avec toi
I could rob you
Zazie (fait de la bicyclette)
Shake
Camera
These boots are made for walking
Loser
Bitch

Olivier

http://www.myspace.com/plastiscine
www.plastisines.com