Push Up : The grand day of Quincy Brown
31 août 2010 par Duende
Classé dans A la une, Chroniques Cd
Pour ceux qui ne l’auraient pas encore et à l’occasion de leur concert le 4 septembre prochain au Festival « Jazz à la Villette », en première partie de David Krakauer, Fred Wesley & So Called Abraham Inc. (excusez du peu !), une présentation de l’album « The Grand Day of Quincy Brown » du collectif Push Up, s’impose.

Push Up, c’est tout d’abord un ensemble d’artistes quadragénaires aux influences diverses, qui arpentent et partagent les scènes parisiennes depuis de nombreuses années déjà. L’envie de créer un projet commun est donc naturellement née de ces rencontres musicales.
Atmosphère urbaine, flûte traversière, bruit de pas, sirène, voix, basse rythmée et enfin choeurs reprenant en boucle « That is the grand day of Quincy Brown » telle est la mise en bouche de ce disque… Vous l’aurez compris, une journée de Quincy Brown, héros à mi-chemin entre Quincy Jones et James Brown, va nous être contée… Ses réflexions, ses questions existentielles, ses doutes… Immersion totale dans la tête de ce « Monsieur tout le monde ».
S’en suivent le très énergique « I’m just a man » et le plus calme « What goes through your eyes ? ». Quatre mesures vocales, laissent place au très énervé et plus rock « Pressure There ». « It is the time » est une forme de prélude au langoureux « The Pawnshop », morceau aux influences orientalisantes. « What have you made ? » présente à lui tout seul tous les codes de la soul black music, basse entêtante, vocalises, accords plaqués au clavier, chœurs. Le lent et étiré « Turn it on » est presque intemporel. De longues tenues synthétiques, émergent basse et guitare solo. Ce titre exclusivement instrumental, mis à part des « What you gone do ? » et « Turn it on » sur les 30 dernières secondes, introduit « Push up the volume ! » La ballade « Feel like a bird » semble quant à elle, tout droit sortie d’un album de Morcheeba. Mais « Revolution » nous rappelle que « la situation n’est pas sous contrôle »….
Et pourtant ces artistes nous démontrent qu’ils contrôlent parfaitement tous les codes musicaux de la Great Black Music, habilement patinée de rock et de hip hop… Véritable hommage à la Blaxploitation, on est littéralement séduit par cet album « coup de cœur » et ravie de les retrouver sur scène le Week-end prochain. (Voir ici)
Isabelle
http://www.myspace.com/thegranddayof
Prochains concerts :
04/09 Jazz à la Villette, Paris
La douce interview de Tok Tok Tok
TOK TOK TOK, trois fois trois lettres et un duo Black & White très complice.
C’est avec la sublime Tokunbo Akinro (chanteuse) et Morten Klein (musicien, compositeur et arrangeur) que nous avons rendez-vous à l’Hôtel de Banville, à l’occasion de la sortie de leur nouvel album, Revolution 69, composé de reprises des Beatles.
Découverte toute en douceur de ce groupe, encore peu connu du grand public en France malgré une large discographie et plusieurs récompenses dont un prix SACEM en 2006.
A l’issue de l’interview, Tokunbo et Morten nous ont interprété le premier titre de leur album, une version pleine de sensualité et toute en retenue, de Come Together des Beatles.
A noter qu’ils seront en concert privé au Réservoir (Paris XIe), le 20 septembre prochain.
Isabelle
Carmen Souza – Protegid
17 juin 2010 par sandrine
Classé dans A la une, Chroniques Cd
Carmen Souza est une chanteuse à la voix suave et douce qui, à chaque morceau, nous emporte dans un tourbillon de rythmes chaleureux associés à une touche de saccadé et de distorsion sonore qui lui réussi. Un univers toujours axé jazzy qu’elle partage depuis peu avec son album Protegid, disponible depuis début Juin.

Ses inspirations musicales lui viennent de son métissage atypique. Née au Portugal, Carmen Souza n’a jamais oublié ses racines cap verdiennes. Dans ses compositions, ses deux cultures sont très présentes. Loin d’être égoïste, c’est une idéologie qu’elle partage avec ses musiciens qui ajoutent leurs cultures et leurs univers aux créations. Résultat : un nouvel album avec des titres emplis d’éclectisme d’une grande richesse.
Carmen Souza fait profit de ses origines aussi dans ses textes. Elle nous initie au portugais et au Créole, qui a pour particularité de posséder des sonorités qui se greffent naturellement aux rythmiques. Son titre Afri Ka en est la preuve. Attention, cependant, à na pas la sous estimer. Plus que des rythmes qui rappellent ceux de la Begin africaine et un créole très cap verdien, on y perçoit une touche de culture latine et un brin de jazzy.
Le jazz fait toujours parti de ses titres. S’il n’est pas mis en avant dans sa musique, sa voix en est fortement encrée. Il est rare de découvrir une artiste aussi complète, inclassable dans une catégorie par la grande diversité de ses titres. Mais s’il devait en exister une, il faudrait la glisser dans la section « initiation ». Que l’on aime ou que l’on déteste, on ne peut être qu’en admiration devant ce concept musical basé sur le don et la découverte.
Afri Ka
Carmen Souza nous donne une véritable leçon de tolérance. Cet album semble être un message : « devenez curieux et élargissez vos connaissances. La musique possède de multiples facettes que vous n’imaginez pas ! »
Elsa Agbo
myspace.com/carmensouza
Le report de son concert et interview
Budam – Stories of Devils, Angels, Lovers and Murderers
12 novembre 2009 par sandrine
Classé dans A la une, Chroniques Cd
Budam vient d’un endroit perdu entre l’Ecosse et l’Islande : les îles Féroé. Guitariste de jazz, il s’y trouve à l’étroit et part d’abord pour Cuba, puis le monde entier. Il en ramène toutes sortes de découvertes et d’influences et concocte ce bel album Stories of Devils, Angels, Lovers and Murderers.

C’est évidemment le jazz qui réunit le tout, avec une touche de blues, de country américaine, de cabaret et même de valse, avec un air de Leonard Cohen, de Tom Waits ou encore de Nick Cave.
Il commence par un air presque joyeux histoire de nous mettre en confiance : Snake Charmer. Et oui, il nous charme de prime abord. Mais le ton s’assombrit et viennent ensuite une fanfare lourdingue pour une valse triste, un piano qui sort du grenier pour Clap Hands, des ballades très mélancoliques, le sensuel Do That Thing, un violon et une voix féminine déchirante sur Gabriel’s Song…
On se croit au fond d’un pub enfumé, la voix rappeuse et cradingue de Budam nous envoute ; il nous transporte du find fond du Texas au cœur de l’Angleterre.
Extrait : Clap Hands
On se laisse aller avec plaisir, même si la note est sombre. Les histoires de de démons, d’anges, d’amants et de meurtriers ne sont pas gaies ! Mais quand le cd s’arrête, on se sent frustré ! On était bien dans son univers, à Budam ! On en veut encore ! L’album est court mais intense, les émotions sont fortes.
A écouter, encore et encore.
Sandrine
Sorti le 26 octobre 2009 (15 €)
myspace.com/budam
01. Snake Charmer
02. Da Da Da Die
03. Clap Hands
04. Balthazar and the Angel
05. The Yoni
06. Do That Thing
07. The Funeral
08. Da Da Dey Da Dey
09. Gabriel’s Song
Mark Robertson @ la Scène Bastille
Nous avons rencontré Mark Robertson à l’occasion de son passage en France et de son concert à la Scène Bastille. Son nom ne vous dit peut-être rien et pourtant : créateur du groupe Bullfrog au Canada, il accompagne parfois son acolyte Kid Koala à la guitare, joue sur la scène du Montréal Jazz Festival, se montre à One Shot Not en compagnie de Marcus Miller ou encore Keziah Jones… Inutile de dire que le bonhomme est apprécié et loin d’être un débutant !
Loin des platines de Kid Koala, il a choisi la soul comme signature, et sort un album solo en ce début de mois d’octobre : Favorite People.

Et c’est donc seul sur scène que nous l’avons trouvé à la Scène Bastille. Enfin… presque seul : des pédales, une boite à rythmes, tout ce qu’il faut pour sampler, et une guitare qui vont l’accompagner toute la soirée. Il se débat et se débrouille avec tout ce matériel, chante, trouve le temps de nous raconter tout un tas d’histoire et même de nous filmer pour montrer à ses enfants !

Le démarrage est un peu difficile, il faut trouver ses marques, mais doucement, la voix, fine et légère, vogue sur des compositions mélancoliques, baignées de soul et de blues. Il interprète des chansons de son album, une reprise de Waiting in Vain, un inédit en français et termine par le single éponyme de l’album.
En concert tout en douceur et générosité, à l’image de ce grand bonhomme qu’est Mark Robertson !
Sandrine
myspace.com/robertsondebullfrog
robertsonmark.com
Photos Sandrine Cellard
Tribeqa
11 juin 2009 par sandrine
Classé dans A la une, Chroniques Cd
Tribeqa a sorti depuis quelques temps déjà un album éponyme d’une rare pureté. Une musique instrumentale et acoustique aux sonorités africaines, mêlée de jazz et de hip hop.
Tout commence en 2002, à Nantes, par Josselin Quentin, vibraphoniste de talent, son balafon ivoirien et ses compositions. Il s’entoure d’un contrebassiste, d’un guitariste, d’un batteur et d’un Dj ! Voilà Tribeqa. Et pour l’album, les ont rejoint Majic Malik et sa flûte, Dajla à la voix envoutante, Geoffroy Tamisier avec sa trompette jazzy, et Dj Greem D’Hocus Pocus.

Mélange des genres surprenant, mais bigrement efficace. Avec virtuosité, les instruments s’entremêlent et se croisent, improvisent et se rejoignent pour des mélodies joyeuses, plus calmes ou groovy.
Si la culture africaine est très présente (balafon, djembé…), les musiciens ont apporté leur touche urbaine. On y croise du hip hop (Up & Down), du jazz (Better Days) des ballades (Amali) et même quelques sonorités asiatiques (Chinatown). Les platines se font discrètes, sans jamais détourner les instruments.
Musiques actuelles et traditionnelles se côtoient et se mélangent avec intelligence.
Extrait : Tribeqhouse
Les cinq nantais de Tribeqa ont du talent : ils savent jouer, composer, inventer, mixer, mais aussi s’entourer… Ils seront sur scène cet été dans de nombreux festivals, et leur album rare et élégant est à se procurer absolument.
Sandrine
Déjà disponible
www.myspace.com/tribeqa
01. A.D.
02. Bridge The Gap
03. Tribeqhouse
04. Up & Down
05. Amali I
06. Amali II
07. Tchefari
08. Qaravan
09. If we Could
10. Qartel
11. O Bebado
12. Chinatown
13. Better Days
Alif Tree : Clockwork
26 avril 2009 par marcb
Classé dans A la une, Chroniques Cd
Le français Alif Tree est de retour avec ce magnifique quatrième album, Clockwork. Malgré le changement de cap (écrire des chansons), Clockwork reste fidèle à ses amours, une électronique jazzy incroyablement efficace. Inégale, mais efficace.



