Festival Terres du Son

28 août 2010 par sandrine  
Classé dans A la une, Concerts

Après quelques heures de route et un peu de retard, c’est en pleine forêt, que nous découvrons le lieu du festival « Terres du son », parc du château de Candé, à Monts.

Accueillies par Franck, qui ne nous laisse pas de répit, nous sommes attendues par Jil pour notre première interview du week-end. (cf. rubrique Rencontres/Interviews) S’en suivra celle d’Izia… avant de retrouver Jil sur scène, cette fois.

Jil is Lucky

C’est le début du festival, il fait une chaleur de plomb, le public est pour l’instant composé essentiellement de jeunes filles adolescentes, les festivaliers ne sont pas encore très nombreux. … L’ambiance peine à démarrer…

En guise de décor au fond de la scène, on reconnaît les maintenant fameuses lunettes bleues de Jil.

Il fait tellement chaud sur scène que le batteur joue torse nu, le guitariste avec une serviette sur la tête et Jil nous demande au cas où il tombe, tel un liquide fondu, sorte d’épave, de faire une chaine humaine pour l’amener à l’hôpital !

Mais The Wanderer, J.E.S.U.S. said, I may be late et Hovering Machine en guise de bis, sont bien au rendez-vous.

Ravie donc de voir en live, l’artiste qui fait apparaître dans le ciel les coquelicots de la pub Kenzo.

Pete Doherty

Toujours plus sex & drug, que rock n roll, Pete Doherty défraye une fois de plus la chronique. Son concert à Nice, la veille au soir a été annulé… Une seule question plane donc à Terres du son… Sera-t-il là ?

On scrute la scène sur laquelle repose drapeau britannique, micro, retours et ampli…. Ainsi qu’une bouteille de rouge. Plutôt bon signe que ce dernier indice !

Pete est bel et bien là, c’est l’hystérie. il monte sur scène avec pour seuls partenaires sa guitare et son verre de rouge, avant d’être rejoint sur certains titres par deux danseuses classiques.

Malgré un taux d’alcoolémie probablement élevé, il est à noter que Pete assure sa prestation tant par sa voix juste que par une parfaite diction, en reprenant essentiellement des chansons des Babyshambles et des Libertines.

Izia

La jeune femme rebelle sur scène n’a rien de la douce et fraiche jeune fille interviewée quelques heures auparavant.

C’est une folle furieuse qui débarque sur scène en courant, suivie de ses musiciens. Elle balance les micros, crie, tire la langue, ne tient pas en place, provoque…

« Je sens des énergies qui me plaisent, je sens que vous êtes prêts à offrir votre corps à la science du rock n roll »

Véritable diablesse, sexy, énergique, rayonnante, elle offre un show digne des plus grands malgré des discours parfois trop longs, qui rappellent qu’elle n’a seulement que 19 ans…

Alexis HK

Alexis HK est en costard cravate, tout de noir vêtu et en plein soleil … On le plaint !

Tel un conteur, oscillant entre chant et récitation, sa diction est parfaitement maitrisée.

Mais il faut se méfier de ses airs de garçon sage.  Alexis et ses musiciens sont plein d’humour. Il est d’ailleurs le premier à rire à ses blagues et à parfois du mal à garder son sérieux.

Il enchaîne les Affranchis,  la fille du fossoyeur, Mitch et la Maison Ronchonchon, entre autres et reprend Je passe pour une caravane.

« Bravo, vous avez trouvé ? Bashung, bien sûr… Allez, tous à poil ! » … Avant d’être consterné par le cynisme des gens en référence à sa chanson Gaspard : « On vous parle d’un nain qu’on lance dans une boîte de nuit… et c’est la fête ?… Compliment ! »

Ben L’Oncle Soul

Après une intro instrumentale, deux blacks  – les choristes – jouent les metteurs d’ambiance. Et ça marche !

Ben – bretelles, tee-shirt et converses basses roses, nœud pap’, pantalon en velours vert, lunettes rouges et chapeau – entame l’incontournable  Seven Nation Army, avant de nous offrir Soul Man, Barbie Girl et une magnifique  interprétation blues digne d’un Otis Redding.

Show impeccable, chorégraphie et mouvements sur scène superbement synchronisés entre les six musiciens, les deux choristes et Ben.

Ben est aux anges. Il a grandi  ici, famille et amis sont dans le public… Il n’hésite donc pas à faire un bain de foule avant d’achever son concert, qu’il aura fait durer un peu plus que prévu… pour notre plus grand plaisir !

Morcheeba

Alors que les musiciens sont déjà en place, Skye fait une entrée tout en douceur mais très remarquée sur scène.

Vêtue d’une somptueuse robe d’un rouge flamboyant – qu’elle a elle même confectionnée – , elle est tout simplement sublimissime.

C’est son grand retour sur scène au sein du groupe Morcheeba. Elle est souriante et semble ravie de partager ce moment de grâce.

Les musiques, toutes aussi planantes qu’envoûtantes, nous bercent. Que dire de plus ? On aurait voulu que ça dure jusqu’au l’aube…

Tété

Intro du batteur seul sur scène, bientôt rejoint par le contrebassiste et Tété.

Plutôt que de rester devant la scène, je décide de me mêler à la foule pour goûter un peu plus encore à l’ambiance du festival.

Tout le monde danse et au vu du nombre de festivaliers qui hurlent le nom de Tété, nul doute qu’il a des fans !

On ressent véritablement l’influence blues dans son jeu guitaristique. Il nous surprend même par la reprise d’une chanson, très « rockabilly ».

Pas de doute, il sait parler à son public « Tours, ma petite gourmande. On pourrait faire des folies ensemble »… De quoi rendre ses admirateur(trice)s un peu plus hystériques encore !

Féfé

Avec Féfé, le show commence avant l’entrée du groupe sur scène. On l’entend dire au micro : « Ils ont le blues ? Pourquoi ? Parce qu’il paraît que les gens à Terres du son à partir de 23h, sont fatigués. C’est vrai ? »

Et voilà, un public survolté, prêt à tout donner, avant même la première chanson !

Musiques entrainantes, festives, jeu entre les membres du groupe et les festivaliers, tous les ingrédients sont réunis  pour mettre le feu. Et bien qu’en festival, Féfé n’hésite pas à réquisitionner un agent de sécurité qui le porte sur ses épaules, afin de faire son passage habituel dans la foule… A voir absolument en live !

Fin du festival à deux heures du matin. Partagée entre interviews et concerts durant trois jours, la fatigue est bien là. On retiendra de ce festival une ambiance « bon enfant  et familiale », à tendance écolo, où les artistes sont pour la plupart facilement accessibles… et toujours cet immense regret de ne pas avoir pu assister à toutes les représentations. Rendez-vous l’année prochaine !

Isabelle

Photos Sandrine Cellard
terresduson.com

Retrouvez nos interviews de :
Jil is Lucky
Izia
Alexis HK
Ben l’Oncle Soul
Morcheeba
Tété
Féfé

L’interview nocturne de Féfé

16 juillet 2010 par sandrine  
Classé dans A la une, Interview

Festival Terres du Son 2010

En ce jour de finale de Coupe du Monde de foot, il était prévisible – et regrettable – qu’un certain nombre de festivaliers délaisserait les scènes pour se ruer devant les écrans rediffusant le match.
Ce qui l’était moins, c’est que Féfé déciderait de reporter ses interviews après son concert, afin de suivre également la finale!
Sachant que son show (Et quel show!) commençait à 23h30, il nous a reçu dans une loge d’artistes… à une heure et demi du matin…
Et sa première réaction a été de nous offrir des bonbons… Sympa Féfé!

Féfé, qui es tu?

Euh, je ne sais pas. Je me pose la question depuis longtemps et je cherche encore.

Tu as des éléments de réponse à ces interrogations?

Ah, je crois que Féfé – je vais parler de moi comme Delon – Féfé, c’est un passionné. C’est juste un passionné de musique… et qui cherche.

Qui cherche quoi?

Le Saint-Graal, la musique absolue, la mélodie absolue, le texte absolu… le truc infaisable, en fait.

Il existe un musicien « absolu » pour toi?

Non, il n’y en a pas, mais y’a des musiciens qui me font vraiment mal à chaque fois que je les écoute. Que ce soit de Stevie Wonder à Jimi Hendrix, Bob Marley… Tous ceux qui ont marqué, qui ont été particuliers, qui ont été eux. Ce sont des gens que j’estime énormément.

Tu dis que tu souhaites ne pas être catalogué dans un style de musique particulier.
Comment alors identifierais-tu ta musique?

Je ne sais pas. J’ai essayé en tout cas dans cet album, de rapprocher le côté « chanson » du côté « hip hop ». Je voulais vraiment faire un truc hybride et qui me ressemblait.

On sent également du blues, du rock…

Oui, du blues, et pourtant j’en ai jamais vraiment écouté… Mais c’est des choses qui me parlent. Je sais pas pourquoi, c’est des énergies, je pense. J’ai un problème…

Parlons-en! (fou rire)

Ouais, je vais vous dire toute la vérité!
J’ai un gros souci, c’est que j’ai pas de case… depuis petit. J’arrive pas à dire que c’est différent parce que c’est pas du rap, ou c’est du rock ou… J’ai pas de case. Moi je vois que des énergies et je vois beaucoup d’énergies qui se ressemblent, en fait. Le rock, le rap, pour moi ça a toujours été la même.

Comment s’effectue la transition entre Saïan Supa Crew – et le succès qu’on lui connait – et un album solo?

C’est beaucoup de craintes, c’est beaucoup de questions, c’est beaucoup de doutes. Déjà, je suis quelqu’un qui doute naturellement beaucoup, mais alors là, après Saïan, c’était compliqué! Parce que quand je voulais commencer à faire mon album solo, les autres me disaient « C’est quand que se reforme Saïan »?
Donc bon… Pour se mettre en confiance, c’est compliqué!
Mais bon après, je me suis dit que comme je savais que ça n’allait pas se reformer, « C’est pas grave, les gens mettront le temps, mais je vais quand même continuer à faire de la musique parce que je sens que je suis fait pour ça ».

Tu pensais que c’était risqué?

Oui, je pensais que c’était très risqué, que j’allais me casser la gueule.
En plus c’est pas un gros succès commercial, mais c’est plus un succès d’estime.

On en entend parler de Féfé tout de même?

Ouais, même moi j’hallucine! Mais non, je m’attendais pas du tout à ça. Je pensais que sur la longueur, on allait commencer peut-être à me connaître ou à connaître mon univers, mais pas sur le premier album. Je pensais pas que les gens allaient adhérer tout de suite.

Que représente cet album à tes yeux? C’est une sorte d’introspection? Un exutoire?

C’est un exutoire. Ça a été un exutoire parce que j’avais besoin de me poser et de poser qui je suis, à un moment donné. Je sortais de Saïan, je sortais de dix ans où pendant dix ans, j’ai eu vingt ans non stop. A rigoler, à jouer, à découvrir plein de choses, à parcourir le monde. Et du jour au lendemain, quand je me suis retrouvé seul, je me suis dit « Attends, t’as trente ans, t’as des enfants, qu’est ce que t’es maintenant? T’es plus dans la continuité de Saïan. Qu’est ce que t’es maintenant? »

Donc cet album c’était ça, me faire une carte de visite, un CV, « Voilà ce que je suis, voilà ma relation avec ma femme, voilà ma relation avec mon père… Voilà ce que je suis »…
En tout cas, j’avais besoin de me définir à moment donné, et même pour les fans de Saïan. Leur dire « Ecoutez ça c’était bien, mais voilà ce que moi je suis. Je vais pas vous mentir, je vais pas essayer de chercher une gloire passée et de surfer dessus ». Ça m’intéresse pas.

Tu recherches plus la vérité que la perfection?

Ouais, maintenant. J’ai beaucoup recherché la perfection… Longtemps… Je la cherche toujours. A tous les niveaux, dans l’écriture, dans le son, dans le flow comme on dit pour les rappeurs, dans tout… La perfection… Et j’ai compris avec cet album et avec Dan The Automator qui a réalisé l’album, qui m’a beaucoup parlé, que la perfection c’était pas intéressant. Ce qui était intéressant, c’était la quête. Et il m’a convaincu.

Tes projets?

Un second album, que j’ai commencé déjà là.
Un titre qui sort, que j’ai écrit et composé.
Tout ça dans la lignée du premier, j’espère un cran au-dessus… Avec des influences pas forcement nouvelles. J’ai beaucoup d’influences, mais y’en a certaines que j’ai pas voulu sortir tout de suite dans cet album… qui sont plus africaines. J’écoutais beaucoup de Fela et je me sentais pas prêt à aller dans ça, parce que j’aimerai carrément y consacrer un album. Mais ça ressort déjà là, dans la guitare. Même, on me le dit, mes musiciens se foutent de moi. Ils me disent « P’tain, mais quand tu joues, c’est africain » Je peux faire d’autres choses, c’est ce qui ressort.

Des collaborations dans ce nouvel album?

Je sais pas encore…
Des envies, j’en ai toujours eu. Si Jay-Z m’entend, moi c’est quand il veut!
Sinon, Keziah Jones, ça me ferait kiffer. Voilà, ça déjà ça serait bien… et M. J’ai déjà collaboré avec lui, mais j’aimerai re-collaborer avec lui. C’est plus faisable!


Jeune À La Retraite

Et le foot, dans tout ça? On sait que tu tenais absolument à voir la finale, ce soir…

Euh, l’Espagne a gagné, championne du monde, bon… (l’air déçu)
C’est la France qui m’a fait un mal. On aurait eu besoin, parce qu’en ce moment c’est morose en France, on aurait eu besoin d’un petit truc, un petit souffle, un peu d’air. Mais bon, c’est pas grave…
J’aurai bien voulu voir le match mais j’ai pas pu le voir. J’ai essayé de voir le match, mais j’ai pas vu, ça marchait pas où je devais le voir… Mais bon, c’est comme ça! La vie des Festivals! (sourire)

Isabelle

www.myspace.com/fefessc

Black Stamp – Music’All

8 janvier 2010 par sandrine  
Classé dans A la une, Chroniques Cd

Black Stamp Music est un label créé par Sidney Regal et Mickael Minacca en 2006. Ils sont allés chercher des musiciens en France ou aux Etats-Unis, et en 2009, sortent Music’All.

black-stamp12Orchestré par les « Illuminés Black Stamp« , ce projet rassemble Busta Flex, Oxmo Puccino, mais aussi d’anciens Saian Supa Crew, et bien d’autres encore…
Et ça donne 50 mn hip hop mêlées de funk, jazz, pop, reggae, enregistrées en live.

Etonnant, parfois génial, mais inégal, le projet est ambitieux et fédérateur. Comment ne pas, en effet, adhérer à l’idée d’un collectif de (très) bons musiciens et MC’s qui se réuniraient pour faire de la (très) bonne musique ?

Une intro jazz, les raps de Busta Flex ou de Soklak, le très bon J’arrête tout de Féfé, Oxmo Puccino « qui chasse la haine » à coups de jazz, Mihuma et son sympathique Si j’étais peintre, le funk de Kohndo et Brian Lucas, le reggae de Sir Samuel et la clôture encore très jazz des Illuminés Black Stamp.

Music’All est finalement assez homogène et ouvre les portes parfois un peu hermétiques du hip hop en sortant des sentiers battus. Tentative de redonner ses lettres de noblesse à un genre qui peut facilement tomber dans la médiocrité ? C’est en tout cas l’impression que l’on a à l’écoute de Music’All. Et c’est plutôt réussi.

Ils seront le 9 janvier au Trabendo pour une prestation qui devrait être assez rare !

Sandrine

Sorti en novembre 2009
myspace.com/blackstampmusic
Photos ADELAP :: J’ai flâné pour vous

1- Music’all – Les illuminés Black Stamp
2 – Chanter – Busta Flex & Karl The Voice
3 – J’arrete tout – Feniski & Le Black Stamp Bitch Crew
4 – Mix it up – Soklak & BrianLucas
5 – Une Larme – Specta, Karl The Voice & Mihuma
6 – Quand meme – Oxmo Puccino & Karl The Voice
7 – Si j’étais Peintre – Mihuma
8 – Vais-je grandir un jour ? – Casey
9 – Don’t let me down – Kohndo & Brian Lucas
10 – Lève toi – Marco Polo
11 – Qui la sauvera – Sir Samuel
12 – Freedom – Les illuminés Black Stamp

Rachid Taha @ l’Olympia

12 novembre 2009 par aurelia  
Classé dans A la une, Concerts

Relever le défi de se produire en première partie d’un artiste attendu par son public dans une salle aussi mythique que l’Olympia n’est pas chose aisée… pourtant, Féfé, ancien des Saïan Supa Crew, parvient à transmettre une énergie follement positive; il est souriant, enthousiaste, son titre Jeunes à la retraite est à écouter d’urgence. Les gens sont debout, galvanisés, séduits! Un joli moment pour une belle découverte pleine de promesses. FefeAprès une pause, Rachid Taha est dans la position inverse. C’est le public qui le porte, lui qui semble un peu nerveux, peu assuré dans son costume de rock-star « made in Médina ». Enfin, après deux-trois morceaux, Rachid Taha prend possession du lieu et nous embarque dans un périple de métissage sonore jubilatoire. De son nouvel album Bonjour, je ne retiens que le refrain un peu inconsistant de la chanson Je t’aime mon amour (quelque chose comme … je t’aimerai toujours… oui, bon.). En revanche, impossible d’être insensible à sa Douce France, l’incontournable reprise de la chanson de Trénet et superbe pied de nez au conformisme ambiant, à la version techno de Voilà, voilà, véritablement hypnotisant, à son sublime Ya Rayah qui nous envoûte de toute sa sensualité orientale.Rachid TahaQuestion « grande gueule engagée », Rachid Taha n’a rien perdu de sa superbe. A 51 ans, il est toujours aussi révolté, appelle à la révolution, fustige le gouvernement, prône la liberté d’aimer « dans tous les sens » et même si ça ne change rien, ça fait du bien. Puis il annonce l’arrivée d’un invité. « Kiki..? il est là mon ami Kiki..? » s’inquiète Rachid. Incroyable mais vrai. C’est la chanteur Tricky qui débarque sur scène et nous offre un ovni trip-hop arabisant sur fond de youyous, largement improvisé, unique, magique!

Tricky-Rachid TahaRachid Taha est heureux, il rayonne entouré de toutes ses copines qu’il a invitées à danser sur scène. Il chante pour elles une version fille de Ecoute-moi camarade et termine avec Rock El Casbah, bel hommage au Clash.

S’il fallait en convaincre une ce soir là, c’était moi. Pari gagné monsieur Taha.Rachid Taha

Aurélia

Myspace de Rachid Taha

Site officiel

photos aurélia frohlich

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