The Heavy : The house that dirt built
18 novembre 2009 par Duende
Classé dans A la une, Chroniques Cd
Beaucoup de groupes ont essayé de faire revivre les gloires passées en essayant de les remettre au goût du jour. Beaucoup se sont ridiculisés dans cet exercice difficile en essayant de retranscrire des standards intouchables. D’autres, à l’instar de Noël Gallagher, ont su le faire en plagiant ouvertement des monstres sacrés tels que T-Rex, The Doors, The Stooges, Elvis Prestley… Tout en gardant cette intensité propre à la période bénit des consommateurs de LSD.
Aujourd’hui, c’est au tour des membres de The Heavy de redonner ses lettres de noblesse au meilleur des quatre dernières décennies. Pour cela, le groupe originaire de Noil (sud-ouest de l’Angleterre) a fait appel à Jim Abiss, producteur des Arctic Monkeys et Kasabian.
Extrait : How you like me now ?
D’entrée, les Heavy rentrent dans le vif du sujet avec le single Oh no!, not you again, enchaînent avec les très funk How you like me now? et sixteen, qui rappellent James Brown. On ne peut s’empêcher de penser à Ennio Morricone pendant l’intro de Short change hero, qui fait office de bande originale de Western spaghetti (The last shadow puppets s’y étaient attelés sur The age of the understatement). Comme pour représenter un tête- à- tête fatidique entre Clint Eastwood et Marlon Brando.
Pour No time, le gang de Noil opte pour une ligne directrice d’une redoutable efficacité avant de se livrer à un délicieux exercice country/ blues (Long way from home).
Pas un chef- d’oeuvre
Les rythmiques de Cause from alarm sonnent reggae tandis que la simplicité des paroles de Love like that donnent un côté innocent et très charmeur à la chanson, façon Beatles.
Pour conclure, le quintette ne se prive pas de reprendre le riff du Five no one des Doors au milieu de What you want me to do? et s’offre une ballade venue d’ailleurs (Stuck).
De fait, ce disque est truffé de références, toutes bien maîtrisées. The house that dirt built n’est ni un disque à la production démesurée, ni un chef- d’oeuvre. Juste un album digne de ce que l’on peut attendre d’un bon groupe rock aujourd’hui. Neil Young ne disait- il pas Rock’n'roll will never die?
Olivier
Hooka Hey : The Country Side
13 juillet 2009 par marcb
Classé dans A la une, Pour le plaisir
Sur les cendres de Sentenza naissait l’année dernière le trio Hooka Hey avec un album folk-rock somptueux. Les revoici avec un EP, the country side, tout aussi carré.
Sedd – EP 6 titres
13 juillet 2009 par sandrine
Classé dans A la une, Chroniques Cd
Sedd est un jeune nancéen un peu touche à tout : compositeur, chanteur, guitariste, bassiste, percussionniste. Après avoir tourné une dizaine d’années avec différents projets, il teste ses compositions dans les bars dès 2004 et se jette à l’eau en ce début d’année : il sort un mini EP de 6 titres, dans un joli support au graphisme étudié (signé Elodie Maulucci).

Entre la folk, la pop et le rock, les mélodies sont légères et bien équilibrées. La voix, satinée, s’accorde bien. Plutôt mélancolique, l’ambiance est tendre et douce, et l’on reconnait bien les influences de John Lennon ou Jeff Buckley.
Extrait : By Your Side
L’ensemble est bien carré, il fonctionne, mais il manque un peu d’originalité. Tout a un petit air de déjà entendu… Dommage !
Sandrine
Sorti en janvier
Disponible sur son MySpace (5 €)
www.myspace.com/seddpage
01. Between the Lines
02. Uncurable
03. By your side
04. Circles
05. Turn to mess
06. Goodbye
Patrick Watson : Wooden Arms
27 juin 2009 par Duende
Classé dans A la une, Chroniques Cd
C’est enfin le retour des canadiens Patrick Watson and the wooden arms 3 ans après le très marquant « Close to paradise« que je vous recommande encore aujourd’hui et 2 ans après leur participation au dernier album de The cinematic Orchestra : Ma Fleur. Aujourd’hui ils nous reviennent avec un album étrange et sensible, Wooden Arms, mélant des sonorités très variées.

Extrait : Machinery of the heavens
Sans surprise nous retrouvons la voix perchée et envoutante de Patrick Watson ainsi que son piano, instrument fétiche et condition même de leur musique. Mais voilà, Wooden arms marque une tournure par rapport aux deux albums précédents : L’innovation et la recherche avec de nouveaux instruments, les objets divers détournés de leur utilisation, de nouvelles voix qui apparaissent…
Imaginez dans un Beijing très oriental, un mec qui frappe sur une dizaine de casseroles, imaginez un Big bird in a small cage qui tourne en chanson pop et agrémentée d’une voix féminine, ou encore des ambiances films d’horreurs transformées en chansons positives et entrainantes dans Machinery of the heavens.
Plongez dès le départ dans un entrelacement de voix divines dans Fireweed, surprenez vous à rêver sur des mélodies de piano dans Wooden Arms. Vous aurez même du mal à choisir votre chanson favorite tant cet album est équilibré et frôlant la perfection !
Patrick Watson et sa troupe se révèlent être de véritables magiciens transformant des sons anodins en véritable chefs d’œuvres. Wooden Arms est sans conteste l’un des meilleurs albums qu’il m’ait été mis dans les mains. Et vous qu’en direz-vous ? Et si vous aimez faites-le nous savoir !
Duende
Sorti le 11 mai 2009
Environ 14 €
Leur myspace
Fever Ray
26 juin 2009 par Duende
Classé dans A la une, Chroniques Cd
Préparez-vous à être ensorcelés ! Car c’est exactement l’effet produit par l’album éponyme de Fever Ray. L’univers que nous propose Karin Dreijer Andersson (moitié féminine du duo suédois The Knife) pour son premier album solo effraie par sa noirceur autant qu’il attire par son mystère. Chamanique, cérébral, puissant : les adjectifs ne manquent pas pour décrire cette perle d’étrangeté et de mystère.
Les sonorités africaines se mêlent particulièrement bien aux sons électroniques et la voix de prêtresse aux accents « björkiens », nous embarque, nous encercle, nous force à rester dans sa maison hantée poussés par une irrésistible curiosité. Les battements de cœur s’ajustent au rythme des percussions tribales et on se plait à scruter l’obscurité, à visiter chaque pièces, chaque recoin à la lampe torche, prêts à voir surgir des silhouettes sombres au bout des couloirs.
Les premiers mots d’If I Had A Heart sont clairs : « This will never end cause I need more ». Difficile dans ces conditions de tenter une évasion. Des ombres dansent sur un rythme de tambours tout droit sortis d’un rite vaudou dans le génial When I Grow Up.
On se sent un peu rassurés avec le plus calme Now’s The Only Time I Know mais la chanson suivante, I’m Not Done, et sa voix de sorcière en état de transe, proche de la folie, nous ramène bien vite à la réalité, du moins à celle de Karin. Dans cet environnement gothique, les planants Coconut et Keep The Streets Empty For Me, qui ferment l’album, sonnent comme une lente libération, un retour cérémonieux vers la sortie. On retrouve l’air libre changés, comme au réveil d’un cauchemar que l’on ne peut s’empêcher de se remémorer encore et encore tant il paraissait vrai.
Fever Ray peut paraître un peu hermétique au premier abord et ne séduira pas tout le monde, mais une chose est sûre, si le sortilège ne prend pas toujours, il ne laissera personne indifférent et quand on aime cet album c’est un vrai coup de cœur.
Agathe
Myspace: www.myspace.com/feverray
Site: www.feverray.com
Date sortie : 23 mars 2009
John and Jehn : Oh my love !
5 mai 2009 par Duende
Classé dans A la une, Chroniques Cd
Les deux français John and Jehn nous avaient concocté il y a moins d’un an un premier album éponyme assez déroutant. En effet, entre les boites à rythmes, les sons de synthés et les guitares très 70′s, se dégageait un esprit très rock et une ambiance Gainsbourg laxiste. Et vous savez quoi ? C’est génial, surtout lorsqu’on garde en tête l’excellent 20L07, l’album prend la tournure d’une virée type Bonnie and Clyde. Allez savoir pourquoi…

Extrait : Oh my love
Voici les deux compères qui reviennent aujourd’hui avec un 2 titres annonçant un futur album, génomé : Oh my love.
C’est court mais magnifique, ça nous met l’eau à la bouche dès les premières notes de basse. Le premier titre est une merveille. Jehn chante seule d’une voix sensuelle avec une maitrise impressionante. D’ailleurs on se demande comment sera le prochain album, car à l’inverse de l’ancien où John prenait beaucoup de place dans les parties chantées, là, il se tait complètement.
Une pop un brin british et décalée, inclassable et insaisissable, John and Jehn sera sans doute l’une des révélations de cette année. En tout cas nous sommes conquis !
Duende
Prix inconnu
Disponible UK depuis le 20 avril 2009

Quelques dates :
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Les nuits de Botanique Festival w/ Joe Gideon and The Shark | Brussels | ||
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Biennale w/ The Berg Sans Niple | BIARRITZ | ||
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Cine-Concert @ « C’est Dans La Vallee » Festival (Rodolphe Burger) | STE MARIE AUX MINES | ||
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festival C’est Dans la Vallée | SAINTE MARIE AUX MINES | ||
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la maroquinerie | PARIS | ||
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Festival Aucard de Tours | TOURS | ||
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Festival les Folies | MAUBEUGE | ||
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Solidays Festival | PARIS | ||
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Les Ardentes Festival | LIEGE | ||
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festival musilac | aix les bains | ||
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Francofolies FESTIVAL scene de la motte rouge | LA ROCHELLE | ||
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festival plages de rock | st tropez | ||
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la GARDEN NEF PARTY with franz ferdinand , tv on the radio , gossip , etc…. | ANGOULEME | ||
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theatre | NAMUR |
Kestekop – No Folk
29 mars 2009 par sandrine
Classé dans A la une, Chroniques Cd
Kestekop, c’est le nom du groupe formé par B-Naz, sa guitare, ses percus, sa voix et ses samples. One man band, donc.
Et B-Naz, c’est un grand bonhomme au crane rasé qui hante les salles de concert du Sud-Ouest depuis de nombreuses années, avec différents groupes (Le Roi Nu, Les Dipsomanes, Teppaz & Naz) et qui pour la première fois grave toute cette expérience sur CD, grâce aux Disques de la Chambre de Louis.
Avec ce projet solo, il nous ouvre les portes d’un univers original entre blues, folk et rock. Les Indiens dansent autour du feu sur Exile, Zoé, elle, danse le tango et le café fait son blues.
Kestekop s’amuse avec ses instruments et ses pédales wha wha, nous parle de tout et de rien, de la vie quoi. Son album est sans prétention, un peu triste et légèrement ironique.
Switch off
Mais si vous n’avez pas la chance d’habiter à moins de 500 kms au Sud de Paris, inutile d’espérer le voir en concert… Kestekop, c’est le Sud, le Sud-Ouest, même… Par contre, si vous passez dans le coin, guettez les programmations, vous êtes sûrs de le voir quelque part !
Sandrine
1. Exile
2. Twilight
3. Zoé
4. Mes Habitudes
5. Switch Off
6. Une Chaussure
7. Allonge
8. Paris-H
9. Black Coffee Blues
10. Rien
11. Etc Etc Why Not




