Charlie Alex March - Home/Hidden

19 février 2010 par sandrine  
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A l’image de sa pochette, Home/Hidden nous plonge dans un monde aquatique léger délicat. Son auteur, Charlie Alex March, anglais, semble avoir baigné dans un monde ouaté où Aphex Twin et Philip Glass auraient été les rois. Et après 2 E.P., il sort son premier album instrumental.

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Mélodique et gracieuse, la musique de March associe les pianos, violons, violoncelles, xylophones, clavecins et claviers, batterie, guitares et même une machine à écrire ! Elle rassemble aussi quelques talentueux musiciens : Charlie et Sean O’Hagan, Dominic Murcott des High Llamas, Andy Ramsay de Stereolab, Jo Apps et Gabriel de Metronomy. David Bowie a même dit d’un de ses EP : “Un bel instrumental de glockenspiel et de cordes qui vient doucement et disparaît en moins de trois minutes. Délicieux”.


Extrait : Son Of A Joe

Si certains titres tombent dans l’easy-listening sans intérêt, d’autres font entrer la lumière dans notre journée. Comme un bonbon sucré ou un rayon de soleil, la demi-heure de Home/Hidden nous fait du bien, nous détend et nous éclaire.

Sandrine

Sorti le 1er février 2010
myspace.com/charliealexmarch

Get Well Soon - Vexations

10 février 2010 par sandrine  
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Konstantin Gropper aka Get Well Soon, est un compositeur, multi-instrumentiste et interprète allemand, qui après avoir fait un premier essai en 2008 avec un album au titre impossible (Rest Now, Weary Head! You Will Get Well Soon !) revient en ce mois de janvier avec son univers baroque et littéraire.

Photo Jens Oellermann

Inclassable, il mélange la musique classique, rock ou encore pop. Parfois grandiloquent, souvent lyrique, Get Well Soon nous emmène au tréfonds de nos émotions. L’ambiance est sombre, mais les arrangements luxuriants s’envolent, on sent l’imagination de Gropper s’enflammer.
Violoncelle, violon, cuivres, guitare, piano, xylophone, Gropper touche à tout. On retrouve parfois la pop de Divine Comedy, le rock de Radiohead, les riffs de Muse, des touches de Sigur Ros, des orchestrations classiques ; Get Well Soon s’inspire de tout.


5 Steps - 7  Words

Mais si la musique est riche, les textes sont truffés de références : Sartre, Sénèque, les Lumières… Avec sa voix chaude, il nous enveloppe, nous fait sombrer dans un univers à la fois névrosé et démesuré.

Alternant avec grâce les genres, Vexations enchaine les ballades, les mélodies entrainantes, les complaintes, s’élance avec frénésie, retombe dans le spleen… Il stagne un peu sur la fin, mais se termine en beauté sur un titre terriblement poétique.

C’est un beau moment que nous passons avec Get Well Soon.

Sandrine

Sorti le 25 Janvier 2010
myspace.com/youwillgetwellsoon

1 · Nausea
2 · Seneca’s Silence
3 · We Are Free
4 · Red Nose Day
5 · 5 Steps / 7  Words
6 · We Are Still…
7 · A Voice In The Louvre
8 · Werner Herzog Gets Shot
9 · That Love
10 · Aureate!
11 · We Are Ghosts
12 · A Burial At Sea
13 · Angry Young Man
14 · We Are The Roman Empire

En concert :
13 mars - Aeronef, Lille
16 mars - La Cigale, Paris
17 mars - Espace Tatry, Bordeaux
18 mars - L’Olympic , Nantes
19 mars - L’Autre Canal, Nancy

The Features - Some Kind of Salvation

29 janvier 2010 par sandrine  
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The Features nous viennent tout droit du Tenessee, avec en tête Matt Pelham, auteur-chanteur et Mark Bond, compositeur et claviériste. Après 2 EP et un album sorti en 2004 (Exhibit A), les voici de retour avec un album qui pourrait marquer un vrai départ.

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Si la première écoute laisse assez froid, Some Kind of Salvation mérite qu’on s’y attarde. Éclectique, plutôt champêtre et joyeux, résolument américain, l’album s’inscrit dans une tradition folk, sur laquelle se sont ajoutées de multiples influences. On plonge dans le passé de la fin des années 70, on remonte au début des années 80… on fait un petit tour sur la côté Ouest, ambiance pop rock californien…

Immédiatement, quelques titres sortent du lot. Des mélodies bien trempées qui restent en tête, des cuivres qui vous soulèvent, des guitares efficaces, qu’elles soient sèches ou électriques, une jolie ballade, des textes intelligents, et une bonne humeur affichée font de ces 14 titres un ensemble un peu inégal, mais qui mérite le détour.

Sandrine

Sortie le 11 février
myspace.com/thefeatures

Damny

27 janvier 2010 par sandrine  
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Damny, le chanteur de la Phaze, est allé trifouiller ses tripes et vient nous les déposer sur la table avec un album solo éponyme qui sort ce 25 janvier, chez Because.
Surprise.
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Loin des décharges hurlantes de la Phaze, les cris deviennent intérieurs, la rage se fait murmure. Damny a réuni ses obsessions durant quatre ans pour nous offrir dix titres personnels, sombres, sensuels et intimes.
Les textes sont emprunts de romantisme noir et torturé ; Le sexe et l’amour, la passion et la cassure.

Entre Tricky et les Cure, la musique est lancinante, entêtante. Un instrumental angoissant (Prelude to Brooklyn), des guitares un peu plus énervées sur Hastéroïdes, un univers planant (Agnostique), une touche de ragga sur Nos Paradis Perdus… une multitude d’influences rodent sur l’album.

On retient surtout deux titres qui résument à eux deux tout l’univers de Damny : Again qui ouvre l’album et donne le ton, J-4, lancinant et entêtant.


J-4

Une belle découverte, inattendue.

Sandrine

Sortie le 25 janvier 2010
myspace.com/damnydamny

1. Again
2. Agnostique
3. Au large
4. Flotter
5. Hasteroïdes
6. J-4
7. Prelude to Brooklyn
8. Nos paradis perdus
9. Particules
10. Au bout

Charlotte Gainsbourg - IRM

21 janvier 2010 par sandrine  
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Charlotte Gainsbourg revient avec IRM, coécrit et produit par Beck himself. Elle avait déjà réuni de grands noms sur 5:55, son précédent opus (Air, Jarvis Cocker, Tony Allen, The Divine Comedy, etc.), mais le résultat n’avait pas été très satisfaisant.
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Cette fois, Beck, qui n’avait été appelé que pour le mixage et la production, s’est finalement complètement impliqué, et après 18 mois de travail commun, il compose toutes les musiques et signe ou cosigne les textes, avec Charlotte. Si l’univers est bien celui de la chanteuse, Beck a laissé son empreinte et ses influences américaines se retrouvent un peu partout.
« Nous avons commencé par le titre “Master’s Hands“, qui a une rythmique proche des styles africains, puis on a fait “In The End“, qui est beaucoup plus sensible et mélodique. Ensuite, “Heaven Can Wait“ (en duo avec Beck),un morceau pop « classique ». Au cours de cette première séance, nous sommes partis dans trois directions complètement différentes ». Beck  : « Je suis arrivé avec quelques morceaux. Puis j’en ai écrit d’autres, mais en
passant du temps ensemble ils ont changé, car j’ai perçu plus précisément ce qu’elle avait en tête. On est arrivé en studio et je voyais déjà toutes les directions possibles ».
Et cette collaboration donne un album riche en couleurs (rythmes africains, électro, folk, ballades…) et en sensibilité. La voix de Charlotte Gainsbourg semble s’être, elle aussi, enrichie ; elle évolue et s’adapte à chaque titre, chaque ambiance.
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L’album s’ouvre sur le très africain Master’s Hands, une vraie réussite. Suit IRM, lourd et entêtant, qui ouvre la voie pour le génial Chat Du Café Des Artistes, une reprise d’un québécois des années 70, perle d’humour noir. Le duo avec Beck, Heaven Can Wait, pop à la rythmique prononcée, les cordes de Vanities, le lourd et très seventies Trick Pony, l’américain Voyage et enfin, le subtil La Collectionneuse, d’après Apollinaire.


Le chat du café des artistes

IRM est une perle que l’on manie avec douceur, un cadeau que l’on ne veut pas briser. Les deux artistes nous offrent là une harmonieuse rencontre, équilibrée et subtile, riche et intelligente.

Sandrine

Sorti en décembre 2009
www.myspace.com/charlottegainsbourg
www.charlottegainsbourg.com

01. Master’s Hands
02. IRM
03. Le Chat Du Café Des Artistes
04. In The End
05. Heaven Can Wait
06. Me And Jane Doe
07. Vanities
08. Time Of The Assassins
09. Trick Pony
10. Greenwich Mean Time
11. Dandelion
12. Voyage
13. La Collectionneuse

The Dodoz

29 novembre 2009 par sandrine  
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C’est en live, bien avant la sortie de leur premier album éponyme, que nous découvrons pour la première fois les Dodoz. Après un dîner trop calorique « sur place ou à emporter ? », nous choisissons d’éliminer cet excès de graisse non pas par un jeûne intense et inhumain mais en nous remettant simplement aux mains du bon vieux dieu Rock’n’roll. « Qui joue ce soir ? », « The Dodoz ! », « qui ça ? », « The Dodoz », « c’est pas le nom d’un oiseau disparu du Pacifique Sud ? », « Ils viennent de Toulouse… », « ah… c’est bien ? », « y parait… »

Et « y » a raison… L’adhésion est rapide, évidente, sans conteste.

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Quelques minutes suffisent à nous convaincre. A l’époque, le groupe dégage déjà sur scène une énergie pure et communicative. Leur prestation est solide, nerveuse, transpirante. Non, ce n’est pas parfait et irréprochable, le set n’est pas homogène, les chansons manquent parfois de finition et d’originalité. Mais on sent du caractère, du désir, et un sacré penchant pour  la pop, le rock et les cheveux emmêlés. Certains titres sortent déjà du lot  : Do You Like Boys ?, Werewolf In Love … La soirée est parfaite, la bière fraîche, le slim à la mode, la musique de qualité. C’est les muscles tendus et les auréoles visibles que nous sortons de la salle, bien décidés à suivre de près l’oiseau qui nous a fait tant suer.

Depuis, le temps à fait son travail. Et pour The Dodoz, il n’a pas traîné. Des premières parties pour Siouxsie, Stereophonics ou encore les Babyshambles. Une signature sur le label de Peter Murray, Murrayfield Music, un EP DYLB sorti en 2008 et un premier album enregistré avec Clive Martin aux manettes (Dolly, Superbus…). A tout juste 20 ans, Adrien (batterie), Jules (guitare), Vincent (guitare) et Géraldine (basse et voix), ont déjà un CV à faire pâlir un bon nombre de vieux rockeurs santiagués.

Le 26 octobre, la sortie officielle de leur premier album éponyme marque nos retrouvailles avec le groupe. Mais peut-on ressentir via une galette en plastique, l’énergie, la spontanéité, la fraîcheur qui les caractérisent si bien sur scène ?

La réponse est rapide, évidente, sans conteste. Oui.


Extrait : Werewolf In Love

Dès les premières notes on retrouve avec plaisir des guitares tendues et une rythmique tenace. Les mélodies sont persistantes et suivent avec ferveur la voix claire de Géraldine. Voix qui nous balade avec malice entre délire et apaisement. Des scènes de vies, des histoires d’A., un tas de filles et de garçons se frayent un chemin entre ces compositions toujours agitées mais plus cohérentes et harmonieuses.

C’est un beau premier bébé que nous livre les Dodoz. Un bon lot d’énergie et de fougue, qui réveille avec joie une vigueur quelque peu somnolente. Et ce n’est pas une pièce de 10m², ni même de mini enceintes d’occasion qui nous gâcheront cet agréable moment d’égarement. A l’écoute de ce disque lâchez-vous. Vous ne pourrez pas faire autrement. La récré a sonné, cela faisait un moment qu’on l’attendait.

Johanna

Sorti le 26 octobre
myspace.com/thedodoz

1. Middle of the Night
2. Boyfriend In Oxford
3. Do You Like Boys?
4. Falling Toes
5. Werewolf In Love
6. Stanislas
7. Strangers, Blank!
8. Bet
9. Twice
10. Weapon
11. Queen In a Tower

Are We Brothers ?

19 novembre 2009 par sandrine  
Classé dans A la une, Chroniques Cd

Si vous avez aimé leur premier single Come Around, vous allez adorer leur premier album éponyme ! Il est sorti ce mois-ci (avec un peu de retard) et on peut dire qu’il est à la hauteur de ce que promettait le single.
Are We Brothers ? est un groupe venant du froid, composé de 4 danois, donc, qui cartonne dans leur pays. Leur énergie folle, leur spontanéité et leur fraicheur y sont peut-être pour quelque chose.

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Mélange de pop-rock-ska, la musique de Shaka Loveless, Benjamin Kissi, Birk Nevel et Lasse Boman, est fortement inspirée des sixties et de power pop (à la MGMT). Ils maitrisent l’art de la mélodie et des refrains repris en chœur (non, quand même, ce ne sont pas les Beatles).


Extrait : Rough Night

Une petite touche de blues sur “Put your Money Back in the Bank, une guitare sèche sur The Ghost is me, du ska sur You got Your Dreams ou Rough Night, et un son franchement 70’s sur Count on Me. On imagine aisément ce que cela peut donner sur une scène, et on a hâte de les voir en live !
Un album frais, qui donne la pèche, à écouter sans modération, le matin pour commencer dans la bonne humeur, en journée pour ne pas perdre le rythme et le soir pour finir en beauté !

Sandrine

Sorti le 9 novembre (Discograph)
myspace.com/arewebrothers

1. Make it the First Time
2. The Ghost is Me
3. Come Around
4. You got your Dreams
5. Calm Down
6. Echo
7. Put your Money Back in the Bank
8. Know I’m Right
9. It Look Like Snow
10. Rough Night

Come Around

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