Retour sur Black Sands de Bonobo

24 août 2010 par Duende  
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Quoi de mieux pour finir cet été que de revenir sur une des sorties majeures du premier trimestre de cette année ? On se retrouve donc à parler de Bonobo, une des grosses signatures du label electro Ninja Tunes, et ce statut n’est pas démérité !

Il revient avec Black Sands, son 4ème album qui sent les musiques entêtantes, voire majestueuses et qui, à l’image de la pochette, laissent vagabonder l’esprit dans des paysages sonores toujours plus somptueux.

Extrait : The Keeper

L’artiste avait déjà séduit avec Ketto (Album : Days to Come) utilisé dans une publicité pour une voiture française, et avec Recurring surement moins connue du grand public mais tout autant époustouflante.
A l’image d’autres compositeurs modernes tels que RJD2 ou encore Amon Tobin, Bonobo s’inspire largement des rythmes hip-hop et des mélodies electro. Ceci est d’autant plus audible dans Black Sands, album sublimé par les instruments acoustiques.

Simon Green (Bonobo) tape très fort en réalisant la plupart des parties instrumentales de l’album. Après avoir dompté le sampling et la production studio, Green a décidé de jouer la quasi-totalité des instruments présents sur l’album. Le petit prodige ne s’arrête pas là pour faire de son dernier album une perle rare et invite la voix la mieux adaptée pour poser sur ses compos orientées plus Soul ou Trip-Hop : Andreya Triana.

Du premier titre « Kiara », sensationnel par son mélange de viole chinoise et d’envolées rythmiques hip-hop, jusqu’au dernier « Stay the same » bien plus mélodique jazzy et imprégné de la voix de Triana, on reste aisément éveillé à la moindre sensation que nous fait éprouver cet album aussi beau que les paysages dont il tente de nous faire part. Une véritable réussite !

Antoine

Sorti mars 2010
http://www.myspace.com/sibonobo

The hundred in the hand : This Desert E.P.

12 juillet 2010 par Duende  
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The hundred in the hands nest autre que la nouvelle signature du label electro Warp. Inconnu du grand public avant, le groupe nous présente aujourd’hui son premier projet « This Desert », un E.P 6 titres.

thehundred2Photo by Sarah Wilmer


Extrait : Sleepwalkers

Leur premier single Dresden in dresden avait déjà fait son petit effet il y a peu, balançant un gimmick de guitare ambiancé par de l’electro un brin minimaliste. Musique pauvre ? Non, puisque le morceau s’était avéré plutôt électrique et franchement efficace.

This desert est lui assez timide et un peu moins cohérent. Les titres s’enchainent de manière assez bancale, et l’on peut être surpris par les différences d’influences entre les morceaux. Building in L.O.V.E. entame les hostilités sur une tonalité 80′s, Tom Tom suit telle une chanson légère et acidulée façon Ting Tings. Sleepwalkers, chanson catchy, éveille l’auditeur avec un simili rock clairement baigné dans la neo new wave anglaise. La fin est brutale avec le morceau It’s only everything semblant inspiré d’un air de Madonna.thehundred
Tout est misé sur une electro-pop saucée façon british, et sur la voix de la chanteuse qui se révèle au final être le seul véritable fil conducteur.
The hundred in the hand nous offre là un premier jet qui fonctionne grâce à son efficacité indéniable mais qui nous laisse sur notre faim. Il ne nous reste qu’à attendre patiemment la rentrée qui rimera avec leur premier véritable album.

Antoine D.

Leur Myspace

Lives :
21 juilllet / La plage du Glazart/ Paris
14 Août / Route du Rock / St Malo

Saycet : Trough the window

31 mars 2010 par Duende  
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Après un départ  déjà fort remarqué par la presse spécialisée Saycet nous proposait en 2006 One Day at Home. Premiers balbutiements encore un peu fragiles de ce qui allait devenir grandiose, non pas de par une composition chevronnée mais bien par une musique humaine et tirant vers l’aspect émotif voire cathartique.

12_saycet_ods
Pierre Lefeuvre
lance le projet puis viendront se greffer Phoene Somsavath au chant, livrant une certaine interprétation des compositions, et Zita Cochet, caution visuelle du groupe (V-jing en temps réel).

Les influences sont là et pas besoin de lire une bio pour le découvrir : Boards of Canada, Brian Eno, le côté progressif du Post Rock, Mùm à leurs débuts. Bref, Saycet est une explosion d’influences qui pourtant, reste très cohérente dans ses choix artistiques.

Extrait : Easy

15 ouvre une marche brusque, comme une introduction mélancolique puis les titres s’enchainent logiquement et paisiblement avec pour seuls sursauts dans leur voyage onirique les rythmes saccadés et irréguliers entremêlés de basses profondes comme dans Opal ou le prenant Her Movie. Ça évoque des images, des idées, puis on se laisse aller aux berceuses (and Mama said it’s amazing) puis on atterrit lentement avec le progressif A night with trees, délicieux.

Œuvre musicale et cinématographique à la fois, à la maison comme sur scène, reproduction fidèle d’un imaginaire infantile ou même d’une introspection profonde mais bienveillante, Saycet touche avec spontanéité l’auditeur et le berce dans une poésie humble et parfaite. Dans la trempe des plus grands tels que Gregor Samsa ou Mùm.

Antoine (Duende)

Sorti le 22 mars 2010

http://www.myspace.com/saycet

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Malnoïa : Surface of arts

2 décembre 2009 par Duende  
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Après de longues impasses, c’est le premier projet de Pierre Mottron (B-LogiQ, Abadon) qui aboutit réellement, un projet modeste et ambitieux à la fois. Allié au parolier Xavier Colautti, il créé donc Malnoïa et ce premier album Surface of arts, une sorte de rejeton longtemps couvé, longtemps attendu et accouché dans la douleur.

malnoiabis

Extrait : I Killed Music

Malnoïa, c’est avant tout de l’esthétique, visuelle, musicale et au final des sons qui évoquent des images et des images évoquant des mélodies, mais c’est aussi une recherche du radical, de l’anti-normatif et des émotions brutes. Une voix frêle et sensible se pose sur des frasques mélodiques ou mécaniques, parfois agressives.

Quelque part entre Björk, LFO, Autechre et les longues bandes sons classiques de mangas, Malnoïa triture les sons et les mots, joue avec les frontières, teste, et plonge dans les eaux obscures de la mélancolie et d’une certaine misanthropie. Habile dans la création fine, le détail, Surface of art oscille entre classique, pop, electro, et drum-n-bass sans jamais se poser nulle part et c’est ce qui fait sa force et sa fraicheur.

Au final Surface of arts est l’album de la créativité et du groove, mettant la barre très haute pour un aussi petit projet, et donnant la meilleure leçon que puisse recevoir l’industrie musicale d’aujourd’hui sur ce qu’est réellement la musique.

à suivre sur Les Zindés…

Duende

Leur Myspace
Environ 14€
Lab. La maison
Sorti le 5 oct 2009

Plastiscines @ La Boule Noire

2 novembre 2009 par Duende  
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Ce soir c’est dans une boule noire triste à mourir que les Plastiscines viennent présenter leur deuxième album (About love) sans éclats, presque deux ans après avoir foulé les planches parisiennes pour la dernière fois.

La prestation des quatre filles aux robes pailletées et aux tailles cintrées a forcément déçu compte- tenu des espoirs placés en elles. Adulées aux Etats- Unis et en Angleterre et fortes d’un deuxième disque de très bonne facture, les Plastiscines n’ont pas suffisamment défendu leur prochaine mouture, malgré un set truffé de bonnes chansons pop, directes et efficaces. Aussi, et soyons clairs, le groupe a été desservi par un son de très mauvaise qualité, qui n’a jamais mis en valeur la puissance sonique de certains titres comme I could rob you, ou Barcelona, vite enchaîné après Runnaway mais qui, au final, sonnait creux.
Pourtant, la sympathique Katty se démène corps et âme pour s’attirer les faveurs d’un public (trop) terne (composé en majorité de personnes issues de la presse) qui reste, à tort, dubitatif. Seuls les premiers rangs répondent volontiers aux appels de la chanteuse.
Un début de concert difficile donc (à l’exception du génial from friends to lovers), qui prend une tournure différente après un Zazie (fait de la bicyclette) boosté et un Shake sur-vitaminé, qui rappellent les premières armes du quatuor aux rock’n'roll friday.
La version de These boots are made for Walking de Nancy Sinatra captive les nostalgiques des 60′s et loser est accueilli de fort belle manière, en version ska. A Bitch de conclure l’épisode promotionnel sur une note sexy.

Pour l’heure, Katty, Marine, Louise et Anaïs ne sortent pas vraiment vainqueurs de ce premier acte post- américain, probablement à cause du fait d’être devenues en l’espace de quelques mois, l’objet de trop de convoitises et d’attentes. Il est cependant certain que dans un contexte différent, les complexes seront à mettre aux oubliettes, pour laisser place à des shows plus intenses.

SET LIST:

From friends to lovers
You’re not good
Runnaway
Barcelona
Another kiss
Pas avec toi
I could rob you
Zazie (fait de la bicyclette)
Shake
Camera
These boots are made for walking
Loser
Bitch

Olivier

http://www.myspace.com/plastiscine
www.plastisines.com

Plastiscines : About love

29 octobre 2009 par Duende  
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Révélations des années Gibus et auteurs d’un premier LP honorable, les Plastiscines reviennent avec About love après avoir sillonné les planches du pays de l’oncle Sam  pendant plusieurs mois. Entre apparitions scéniques remarquées (festival Coachella) et (future) apparition télévisée (Gossip girl), le quartette s’est réfugié dans un studio de Malibu pour peaufiner ce deuxième opus  sous la houlette de Butch Walker.

plasti

La bonne nouvelle est que les Plastiscines semblent avoir trouvé une identité bien à elles en  revendiquant un côté pop évident dont résultent quelques perles comme ce Barcelona calibré pour faire sauter les charts en un rien de temps. Mais ce n’est pas tout. En plus d’avoir progressé individuellement, les membres du quatuor  ont monté le son de leurs amplis  au maximum pour une première attaque frontale (I could rob you) et ont progressé dans leur  rythmique (bitch et ses choeurs millimétrés).
Et comment résister à la voix de Katty Besnard lorqu’elle chante ce I am down remplit d’émotions (I’ve never really understood, why it was me, why it was you)?
Another kiss et you’re not good remettent l’amateur des L7 et des Pretenders sur les rails avec leurs fulgurances avant de le faire attérir en douceur sur la péninsule du Coney island.

Trop souvent (injustement) victimes de leur look et de leur physique, on ne peut pourtant reprocher à ces filles là de ne pas être à la hauteur. Pour cause? About love est tout simplement un disque énorme. Rien que ça.

Olivier

http://www.myspace.com/plastiscine
www.plastisines.com

X-Makeena : Derrière l’oeil

21 octobre 2009 par Duende  
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Les X-Makeena reviennent avec leur troisième album « Derrière l’oeil » 2 ans après « Instinctive dérive« , une musique sombre et énergique. Vous l’aurez compris les membres sont des français, logés depuis le début chez Foutadawa (label indé d’autoproduction) qui leur laisse toute liberté et ça se ressent.

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Entre Electro enragée inspirée par le Dub et le drum’n'Bass, et Hip-hop subversif, les X-Makeena produisent une musique qui prend tout son sens en live. Avec une créativité affutée, et une originalité surprenante, il nous proposent un album de grande qualité et d’une grande maturité.

Derrière l’oeil, c’est un album au ton sévère décrivant un monde glauque et déshumanisé (pas si loin du notre), se plongeant dans un futur/présent hypothétique ou pas, dessinant une ambiance glaciale. Cet album raconte les mauvaises facettes des humains, des histoires de profits, de rendement et de pouvoir. Les textes laissent sur le carreau par leur pessismisme mais la partie musicale est là pour redonner la pêche et l’envie de sauter dans tous les sens.

Sous son côté abrupt et sec se cache une véritable perle, et je peux vous dire une chose : ça faisait longtemps que je n’avais pas écouté de bons textes de Hip-hop Français, la relève est assurée mais pas forcément là où on l’attendait. Et quand on aime on devient partenaires alors bientôt 5 albums à gagner ainsi que des places pour la tournée.

Duende

www.xmakeena.com
Sorti le 25  sept 2009
Prix 8 (pour l’album) à 12 € (pour le coffret) ACHETER

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