Clara Clara – Comfortable Problems
2 septembre 2010 par sandrine
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Clara Clara, c’est deux frères (Charles à la basse, et François à la batterie – qui tourne en solo sous le nom de François !) et Amélie Lambert, aux claviers. Ne leur demandez pas pourquoi ils ont nommés leur groupe Clara Clara, ils ne le savent pas trop.
D’ailleurs leur second album Comfortable Problems est un peu à l’image de ce doute. On ne sait pas trop dans quelle catégorie le classer, on ne sait pas trop si on l’aime ou pas.
Si certaines mélodies se rapprochent d’une pop acidulée, joyeuse et colorée, certains titres sont répétitifs et bruyants, presque agaçants.
Un synthé « eightisant », une batterie et des rythmes lourds et pesants, une basse crachouillante, une voix aigüe, peu d’arrangements, le tout est brut et foutraque. Une impression de « on est une bande de copains et on fait de la musique à la maison ».
c’est frais, plutôt sympathique, un peu fou, mais vite agaçant.
Certains adoreront, je me contenterai d’un titre à la fois.
Sandrine
www.myspace.com/claraclaraband
Retour sur Black Sands de Bonobo
24 août 2010 par Duende
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Quoi de mieux pour finir cet été que de revenir sur une des sorties majeures du premier trimestre de cette année ? On se retrouve donc à parler de Bonobo, une des grosses signatures du label electro Ninja Tunes, et ce statut n’est pas démérité !
Il revient avec Black Sands, son 4ème album qui sent les musiques entêtantes, voire majestueuses et qui, à l’image de la pochette, laissent vagabonder l’esprit dans des paysages sonores toujours plus somptueux.
Extrait : The Keeper
L’artiste avait déjà séduit avec Ketto (Album : Days to Come) utilisé dans une publicité pour une voiture française, et avec Recurring surement moins connue du grand public mais tout autant époustouflante.
A l’image d’autres compositeurs modernes tels que RJD2 ou encore Amon Tobin, Bonobo s’inspire largement des rythmes hip-hop et des mélodies electro. Ceci est d’autant plus audible dans Black Sands, album sublimé par les instruments acoustiques.
Simon Green (Bonobo) tape très fort en réalisant la plupart des parties instrumentales de l’album. Après avoir dompté le sampling et la production studio, Green a décidé de jouer la quasi-totalité des instruments présents sur l’album. Le petit prodige ne s’arrête pas là pour faire de son dernier album une perle rare et invite la voix la mieux adaptée pour poser sur ses compos orientées plus Soul ou Trip-Hop : Andreya Triana.
Du premier titre « Kiara », sensationnel par son mélange de viole chinoise et d’envolées rythmiques hip-hop, jusqu’au dernier « Stay the same » bien plus mélodique jazzy et imprégné de la voix de Triana, on reste aisément éveillé à la moindre sensation que nous fait éprouver cet album aussi beau que les paysages dont il tente de nous faire part. Une véritable réussite !
Antoine
Sorti mars 2010
http://www.myspace.com/sibonobo
The Gents – The Generous Thieves
28 juin 2010 par sandrine
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Accompagné des français Xavier Derouin à la guitare et Hervé Koster à la batterie, le chanteur Thomas Windrif du Groupe The Gents, nous éclabousse d’un rock très « british made U.S.A ». « British made U.S.A » qu’est ce que c’est ? C’est quand un groupe possède un chanteur à l’accent so british sur des sons hybrides rock à l’américaine.
Avec leur nouvel album The Generous Thieves, disponible depuis le 14 juin, The Gents propose des variantes de titres très hétérogènes. De la romance avec You’d Be The End Of Me, à celui qui détonne à la Shadow Show, le groupe revisite toutes les alternatives qui composent le rock.
Les premières notes de The End Of The World, rappellent l’univers musical de Sublime, groupe hétéroclite des années 90. Les bases rythmiques de Stuck In The Middle semblent être calquées sur un dub accéléré. Le titre All On Its Own, quant à lui, se rapproche plus d’un rock jeune, très entendu sur les ondes cette dernière décennie.
Stuck In The Middle
Thomas Windrif nous offre, à travers son nouveau groupe The Gents, la possibilité de partager sa grande richesse musicale. Déjà édité chez Georges Martins, producteur des Beatles, il a aussi été managé par Miles Copeland, ancien producteur de The Police.
Plus qu’un nouveau groupe, The Gents est l’aboutissement d’une culture rock provenant de l’expérience de Thomas Windrif. Malgré quelques titres au registre moins poignant, cet album reste un voyage auditif au panel sonore énergisant.
Elsa Agbo
Sorti le 14 juin
myspace.com/thegenerousthieves
Carmen Souza – Protegid
17 juin 2010 par sandrine
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Carmen Souza est une chanteuse à la voix suave et douce qui, à chaque morceau, nous emporte dans un tourbillon de rythmes chaleureux associés à une touche de saccadé et de distorsion sonore qui lui réussi. Un univers toujours axé jazzy qu’elle partage depuis peu avec son album Protegid, disponible depuis début Juin.

Ses inspirations musicales lui viennent de son métissage atypique. Née au Portugal, Carmen Souza n’a jamais oublié ses racines cap verdiennes. Dans ses compositions, ses deux cultures sont très présentes. Loin d’être égoïste, c’est une idéologie qu’elle partage avec ses musiciens qui ajoutent leurs cultures et leurs univers aux créations. Résultat : un nouvel album avec des titres emplis d’éclectisme d’une grande richesse.
Carmen Souza fait profit de ses origines aussi dans ses textes. Elle nous initie au portugais et au Créole, qui a pour particularité de posséder des sonorités qui se greffent naturellement aux rythmiques. Son titre Afri Ka en est la preuve. Attention, cependant, à na pas la sous estimer. Plus que des rythmes qui rappellent ceux de la Begin africaine et un créole très cap verdien, on y perçoit une touche de culture latine et un brin de jazzy.
Le jazz fait toujours parti de ses titres. S’il n’est pas mis en avant dans sa musique, sa voix en est fortement encrée. Il est rare de découvrir une artiste aussi complète, inclassable dans une catégorie par la grande diversité de ses titres. Mais s’il devait en exister une, il faudrait la glisser dans la section « initiation ». Que l’on aime ou que l’on déteste, on ne peut être qu’en admiration devant ce concept musical basé sur le don et la découverte.
Afri Ka
Carmen Souza nous donne une véritable leçon de tolérance. Cet album semble être un message : « devenez curieux et élargissez vos connaissances. La musique possède de multiples facettes que vous n’imaginez pas ! »
Elsa Agbo
myspace.com/carmensouza
Le report de son concert et interview
The Features – Some Kind of Salvation
29 janvier 2010 par sandrine
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The Features nous viennent tout droit du Tenessee, avec en tête Matt Pelham, auteur-chanteur et Mark Bond, compositeur et claviériste. Après 2 EP et un album sorti en 2004 (Exhibit A), les voici de retour avec un album qui pourrait marquer un vrai départ.

Si la première écoute laisse assez froid, Some Kind of Salvation mérite qu’on s’y attarde. Éclectique, plutôt champêtre et joyeux, résolument américain, l’album s’inscrit dans une tradition folk, sur laquelle se sont ajoutées de multiples influences. On plonge dans le passé de la fin des années 70, on remonte au début des années 80… on fait un petit tour sur la côté Ouest, ambiance pop rock californien…
Immédiatement, quelques titres sortent du lot. Des mélodies bien trempées qui restent en tête, des cuivres qui vous soulèvent, des guitares efficaces, qu’elles soient sèches ou électriques, une jolie ballade, des textes intelligents, et une bonne humeur affichée font de ces 14 titres un ensemble un peu inégal, mais qui mérite le détour.
Sandrine
Sortie le 11 février
myspace.com/thefeatures
The Heavy : The house that dirt built
18 novembre 2009 par Duende
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Beaucoup de groupes ont essayé de faire revivre les gloires passées en essayant de les remettre au goût du jour. Beaucoup se sont ridiculisés dans cet exercice difficile en essayant de retranscrire des standards intouchables. D’autres, à l’instar de Noël Gallagher, ont su le faire en plagiant ouvertement des monstres sacrés tels que T-Rex, The Doors, The Stooges, Elvis Prestley… Tout en gardant cette intensité propre à la période bénit des consommateurs de LSD.
Aujourd’hui, c’est au tour des membres de The Heavy de redonner ses lettres de noblesse au meilleur des quatre dernières décennies. Pour cela, le groupe originaire de Noil (sud-ouest de l’Angleterre) a fait appel à Jim Abiss, producteur des Arctic Monkeys et Kasabian.
Extrait : How you like me now ?
D’entrée, les Heavy rentrent dans le vif du sujet avec le single Oh no!, not you again, enchaînent avec les très funk How you like me now? et sixteen, qui rappellent James Brown. On ne peut s’empêcher de penser à Ennio Morricone pendant l’intro de Short change hero, qui fait office de bande originale de Western spaghetti (The last shadow puppets s’y étaient attelés sur The age of the understatement). Comme pour représenter un tête- à- tête fatidique entre Clint Eastwood et Marlon Brando.
Pour No time, le gang de Noil opte pour une ligne directrice d’une redoutable efficacité avant de se livrer à un délicieux exercice country/ blues (Long way from home).
Pas un chef- d’oeuvre
Les rythmiques de Cause from alarm sonnent reggae tandis que la simplicité des paroles de Love like that donnent un côté innocent et très charmeur à la chanson, façon Beatles.
Pour conclure, le quintette ne se prive pas de reprendre le riff du Five no one des Doors au milieu de What you want me to do? et s’offre une ballade venue d’ailleurs (Stuck).
De fait, ce disque est truffé de références, toutes bien maîtrisées. The house that dirt built n’est ni un disque à la production démesurée, ni un chef- d’oeuvre. Juste un album digne de ce que l’on peut attendre d’un bon groupe rock aujourd’hui. Neil Young ne disait- il pas Rock’n'roll will never die?
Olivier
Heartbreak Hotel – Snake Eyes
24 août 2009 par sandrine
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Après les 2003 sessions, Yarol Poupaud semble s’être à nouveau fait plaisir avec cet album Snake Eyes, un autre retour aux sources de la country américaine.
Cette fois, c’est avec le regretté Nikola Acin (leader des Hellboys, décédé l’an dernier) qu’il s’est acoquiné pour sortir ces onze titres qui vont chercher les plus traditionnelles sonorités folk, blues ou country de nos amis d’Outre-Atlantique.

Véritable plongeon dans les vastes plaines du Tenessee ou du Texas, ce CD, on ne peut plus exotique, n’aurait sans doute pas dû voir le jour, mais le défi a été relevé, et avec succès.
9 des 11 titres sont bien évidemment en anglais, que dis-je, en américain, mais les 2 autres sont en français. S’ils détonnent un peu, tant par la langue que par la musique, ils sont peut-être les plus forts de l’album : Fantôme de cimetière et La veille ont un côté flonflon, presque franchouillard, petites respirations au milieu du country-blues des autres titres. Une autre pause nous est offert avec le très hawaïen Coconut Juice.
Extrait : Fantôme de Cimetière
Yarol Poupaud s’est essayé avec brio, pour l’occasion, à de nombreux instruments plutôt inhabituels pour cet ancien FFF : banjo, accordéon, lap-steel et même ukulélé !
Véritable ovni dans le paysage musical actuel, Snake Eyes nous fait passer un bon moment au milieu des cow-boys, au coin du feu. Pas mal !
Sandrine
Sortie le 24 août (Bonus Tracks Records)
Myspace.com/heartbreakhotelmusic







