The hundred in the hand : This Desert E.P.

12 juillet 2010 par Duende  
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The hundred in the hands nest autre que la nouvelle signature du label electro Warp. Inconnu du grand public avant, le groupe nous présente aujourd’hui son premier projet « This Desert », un E.P 6 titres.

thehundred2Photo by Sarah Wilmer


Extrait : Sleepwalkers

Leur premier single Dresden in dresden avait déjà fait son petit effet il y a peu, balançant un gimmick de guitare ambiancé par de l’electro un brin minimaliste. Musique pauvre ? Non, puisque le morceau s’était avéré plutôt électrique et franchement efficace.

This desert est lui assez timide et un peu moins cohérent. Les titres s’enchainent de manière assez bancale, et l’on peut être surpris par les différences d’influences entre les morceaux. Building in L.O.V.E. entame les hostilités sur une tonalité 80′s, Tom Tom suit telle une chanson légère et acidulée façon Ting Tings. Sleepwalkers, chanson catchy, éveille l’auditeur avec un simili rock clairement baigné dans la neo new wave anglaise. La fin est brutale avec le morceau It’s only everything semblant inspiré d’un air de Madonna.thehundred
Tout est misé sur une electro-pop saucée façon british, et sur la voix de la chanteuse qui se révèle au final être le seul véritable fil conducteur.
The hundred in the hand nous offre là un premier jet qui fonctionne grâce à son efficacité indéniable mais qui nous laisse sur notre faim. Il ne nous reste qu’à attendre patiemment la rentrée qui rimera avec leur premier véritable album.

Antoine D.

Leur Myspace

Lives :
21 juilllet / La plage du Glazart/ Paris
14 Août / Route du Rock / St Malo

Noone : EP « Maybe the last »

8 février 2010 par Duende  
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Et voilà que quelques mois après son album très coloré « Grenadine », Noone revient avec Maybe the Last un E.P. 5 titres changeant radicalement d’ambiance.

noone

Extrait : Boring little boy

En effet, Noone, s’assombrit dans ses compositions, et Maybe the Last en pâtit pour être finalement un cd aux ambiances négatives, puant la mort et la fin – Et ce n’est pas moi qui l’invente, les titres parlent d’eux mêmes-.

Il n’est plus question de faire valdinguer l’auditeur entre différents styles (trip-hop, acid, electro, psychédélique…) comme c’était le cas avec son précédent opus. Noone se cantonne ici bel et bien à ce qui s’apparente à de l’Acid Music restant la base solide de tout son cheminement.

La recherche dans les sonorités et les « grains » (cf. la chaleur des sons) est amplifiée, Noone pousse encore, étire les sons pour en tirer le meilleur. Au final il nous délivre là le meilleur de ses albums, plus recherché et dans un certain renouvellement. Sans doute le meilleur artiste de son label juste derrière Cosmos 70…

The Heavy : The house that dirt built

18 novembre 2009 par Duende  
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Beaucoup de groupes ont essayé de faire revivre les gloires passées en essayant de les remettre au goût du jour. Beaucoup se sont ridiculisés dans cet exercice difficile en essayant de retranscrire des standards intouchables. D’autres, à l’instar de Noël Gallagher, ont su le faire en plagiant ouvertement des monstres sacrés tels que T-Rex, The Doors, The Stooges, Elvis Prestley… Tout en gardant cette intensité propre à la période bénit des consommateurs de LSD.

heavythat

Aujourd’hui, c’est au tour des membres de The Heavy de redonner ses lettres de noblesse au meilleur des quatre dernières décennies. Pour cela, le groupe originaire de Noil (sud-ouest de l’Angleterre) a fait appel à Jim Abiss, producteur des Arctic Monkeys et Kasabian.

Extrait : How you like me now ?

D’entrée, les Heavy rentrent dans le vif du sujet avec  le single Oh no!, not you again, enchaînent avec les très funk How you like me now? et sixteen, qui rappellent James Brown. On ne peut s’empêcher de penser à Ennio Morricone pendant l’intro de Short change hero, qui fait office de bande originale de Western spaghetti (The last shadow puppets s’y étaient attelés sur The age of the understatement). Comme pour représenter un tête- à- tête fatidique entre Clint Eastwood et Marlon Brando.

Pour No time, le gang de Noil opte pour une ligne directrice d’une redoutable efficacité avant de se livrer à un délicieux exercice country/ blues (Long way from home).

Pas un chef- d’oeuvre

Les rythmiques de Cause from alarm sonnent reggae tandis que la simplicité des paroles de Love like that donnent un côté innocent et très charmeur à la chanson, façon Beatles.

Pour conclure, le quintette ne se prive pas de reprendre le riff du Five no one des Doors au milieu de What you want me to do? et s’offre une ballade venue d’ailleurs (Stuck).

De fait, ce disque est truffé de références, toutes bien maîtrisées. The house that dirt built n’est ni un disque à la production démesurée, ni un chef- d’oeuvre. Juste un album digne de ce que l’on peut attendre d’un bon groupe rock aujourd’hui. Neil Young ne disait- il pas Rock’n'roll will never die?

Olivier

www.myspace.com/theheavy73

Plastiscines : About love

29 octobre 2009 par Duende  
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Révélations des années Gibus et auteurs d’un premier LP honorable, les Plastiscines reviennent avec About love après avoir sillonné les planches du pays de l’oncle Sam  pendant plusieurs mois. Entre apparitions scéniques remarquées (festival Coachella) et (future) apparition télévisée (Gossip girl), le quartette s’est réfugié dans un studio de Malibu pour peaufiner ce deuxième opus  sous la houlette de Butch Walker.

plasti

La bonne nouvelle est que les Plastiscines semblent avoir trouvé une identité bien à elles en  revendiquant un côté pop évident dont résultent quelques perles comme ce Barcelona calibré pour faire sauter les charts en un rien de temps. Mais ce n’est pas tout. En plus d’avoir progressé individuellement, les membres du quatuor  ont monté le son de leurs amplis  au maximum pour une première attaque frontale (I could rob you) et ont progressé dans leur  rythmique (bitch et ses choeurs millimétrés).
Et comment résister à la voix de Katty Besnard lorqu’elle chante ce I am down remplit d’émotions (I’ve never really understood, why it was me, why it was you)?
Another kiss et you’re not good remettent l’amateur des L7 et des Pretenders sur les rails avec leurs fulgurances avant de le faire attérir en douceur sur la péninsule du Coney island.

Trop souvent (injustement) victimes de leur look et de leur physique, on ne peut pourtant reprocher à ces filles là de ne pas être à la hauteur. Pour cause? About love est tout simplement un disque énorme. Rien que ça.

Olivier

http://www.myspace.com/plastiscine
www.plastisines.com

Q-Tip : Kamaal the abstract

22 septembre 2009 par Duende  
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Certains d’entre vous ont peut être eu l’incroyable chance d’avoir ce petit bijou entre les mains en 2002. Pour la petite histoire cet album a été enregistré par Q-tip (ex-leader du fameux groupe A Tribe Called Quest) il y a près de 8 ans. Le label n’y croit pas, les ventes ne suivent pas les attentes, du coup, la major le supprime des ventes.

Kamaal the abstractExtrait : Feelin

Aujourd’hui, à force de la pression des fans, de l’artiste et peut être aussi car les temps changent et que les esprits s’ouvrent enfin, cet album revoit la couleur des bacs pour notre plus grand plaisir. C’était inespéré, nous n’y croyions plus…

C’est donc peu après la sortie de l’excellent « The Renaissance » que ressort cet album devenu culte car rare. C’est aussi un album extrêmement osé. Peu commercial, Kamaal the abstract fuit les sentiers battus.

Entre Jazz, Blues, Rock, et Soul mélangés à la sauce hip-hop, je peux vous jurer qu’aucun rappeur n’a jamais tenté une telle expérience. C’est un pari osé mais finalement réussi, qui aura couté cher au rappeur et à ses fans et qui est aujourd’hui à portée de main.

L’album Hip-Hop le plus décalé, à ne surtout pas manquer

Duende

Sorti le 14 septembre 2009

http://www.myspace.com/qtip

Patrick Watson : Wooden Arms

27 juin 2009 par Duende  
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C’est enfin le retour des canadiens Patrick Watson and the wooden arms 3 ans après le très marquant « Close to paradise«  que je vous recommande encore aujourd’hui et 2 ans après leur participation au dernier album de The cinematic Orchestra : Ma Fleur. Aujourd’hui ils nous reviennent avec un album étrange et sensible, Wooden Arms, mélant des sonorités très variées.

patrickwtason

Extrait : Machinery of the heavens

Sans surprise nous retrouvons la voix perchée et envoutante de Patrick Watson ainsi que son piano, instrument fétiche et condition même de leur musique. Mais voilà, Wooden arms marque une tournure par rapport aux deux albums précédents : L’innovation et la recherche avec de nouveaux instruments, les objets divers détournés de leur utilisation, de nouvelles voix qui apparaissent…

Imaginez dans un Beijing très oriental, un mec qui frappe sur une dizaine de casseroles, imaginez un Big bird in a small cage qui tourne en chanson pop et agrémentée d’une voix féminine, ou encore des ambiances films d’horreurs transformées en chansons positives et entrainantes dans Machinery of the heavens.

Plongez dès le départ dans un entrelacement de voix divines dans Fireweed, surprenez vous à rêver sur des mélodies de piano dans Wooden Arms. Vous aurez même du mal à choisir votre chanson favorite tant cet album est équilibré et frôlant la perfection !

Patrick Watson et sa troupe se révèlent être de véritables magiciens transformant des sons anodins en véritable chefs d’œuvres. Wooden Arms est sans conteste l’un des meilleurs albums qu’il m’ait été mis dans les mains. Et vous qu’en direz-vous ? Et si vous aimez faites-le nous savoir !

Duende

Sorti le 11 mai 2009
Environ 14 €
Leur myspace

Fever Ray

26 juin 2009 par Duende  
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Préparez-vous à être ensorcelés ! Car c’est exactement l’effet produit par l’album éponyme de Fever Ray. L’univers que nous propose Karin Dreijer Andersson (moitié féminine du duo suédois The Knife) pour son premier album solo effraie par sa noirceur autant qu’il attire par son mystère. Chamanique, cérébral, puissant : les adjectifs ne manquent pas pour décrire cette perle d’étrangeté et de mystère.

fever-ray_cover Les sonorités africaines se mêlent particulièrement bien aux sons électroniques et la voix de prêtresse aux accents « björkiens », nous embarque, nous encercle, nous force à rester dans sa maison hantée poussés par une irrésistible curiosité. Les battements de cœur s’ajustent au rythme des percussions tribales et on se plait à scruter l’obscurité, à visiter chaque pièces, chaque recoin à la lampe torche, prêts à voir surgir des silhouettes sombres au bout des couloirs.


Fever Ray – When I grow Up

Les  premiers mots d’If I Had A Heart sont clairs : « This will never end cause I need more ». Difficile dans ces conditions de tenter une évasion. Des ombres dansent sur un rythme de tambours tout droit sortis d’un rite vaudou dans le génial When I Grow Up.

On se sent un peu rassurés avec le plus calme Now’s The Only Time I Know mais la chanson suivante, I’m Not Done, et sa voix de sorcière en état de transe, proche de la folie, nous ramène bien vite à la réalité, du moins à celle de Karin. Dans cet environnement gothique, les planants Coconut et Keep The Streets Empty For Me, qui ferment l’album, sonnent comme une lente libération, un retour cérémonieux vers la sortie. On retrouve l’air libre changés, comme au réveil d’un cauchemar que l’on ne peut s’empêcher de se remémorer encore et encore tant il paraissait vrai.

Fever Ray peut paraître un peu hermétique au premier abord et ne séduira pas tout le monde, mais une chose est sûre, si le sortilège ne prend pas toujours, il ne laissera personne indifférent et quand on aime cet album c’est un vrai coup de cœur.

Agathe

Myspace: www.myspace.com/feverray
Site: www.feverray.com
Date sortie : 23 mars 2009

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