Pigalle au Hangar
Pigalle se reforme le temps d’un album et d’une tournée. Et l’on se précipite !
Mais au Hangar, si les inconditionnels ont pu se faire plaisir, les nostalgiques sont un peu restés sur leur faim.

François Hadji-Lazaro est pourtant entouré de 4 musiciens (2 anciens Pigalle et 2 de la tournée solo), et de tous ses instruments divers et variés (banjo, flute traversière, clarinette, accordéon, guitares, vielle à roue, mando, oud, etc.) mais le cœur n’y est pas. Le rythme non plus.
Il enchaine les titres, les entrecoupe de petites histoires, mais… Difficile de se laisser emporter. L’esprit Pigalle n’est plus là.

Quelques bons moments, quand même, avec Betty, Les vieux à la poubelle et l’incontournable Salle du Bar-tabac…
Sandrine
Yael NAIM @ Salle Pleyel le 25/02
La salle Pleyel nous avait habitué aux concertos classiques, d’opéras, symphoniques, philharmoniques… mais ce grand auditorium accueille aussi des artistes comme la petite Yael Naim. Inspirée des rythmes pop, jazz et folk, cette chanteuse a la particularité d’interpréter des titres en hébreux, en anglais ou en français en faisant, parfois, un méli mélo des idiomes selon ses compos.
Clément Verzi de son nom de groupe Kidwithnoeyes, a inauguré la première partie. Seul accompagné d’une guitare, il nous a chanté une histoire (« Once upon a time »), ainsi qu’une reprise de Mano Negra (« Pas assez de toi ») puis quelques unes de ses compos. Sa signature ? Une grande sincérité enrobée d’une voix douce et enraillée.
Yael Naim entre en scène. Dans son album, cette artiste nous avait accoutumé à la simplicité d’une voix sur un piano ou une guitare. Ce soir là, étaient présents avec elle un claviériste, un contrebassiste, deux violonistes, un altiste, un violoncelliste et deux percussionnistes accompagnés d’instruments atypiques comme une scie musicale ou même un waterphone. David Donatien, son fameux acolyte, tonifiait le concert à ses côtés.
Après quelques morceaux, elle s’arrête et partage une anecdote personnelle. Elle cherche ses mots, s’adresse à la salle avec un petit accent à « couper au couteau » et quelques fautes de français qui la rendent des plus attendrissantes. Elle nous parle de son enfance, de son arrivée à Paris, de son ancien studio riquiqui où elle composait ses premiers titres avec peu de moyens… A chaque histoire, elle paraît plus humaine, accessible, fragile. Et puis à chaque interprétation elle redevient la petite princesse israélienne, pleine d’énergie dans sa robe de fée angélique, avec ses longs cheveux qui lui arrivent jusqu’aux fesses.
Elle joue avec le public, le fait chanter, plaisante avec lui. Elle interprète à deux reprises « New Soul », ce titre qui l’a révélée en 2007 et qui a été entendu à maintes reprises dans l’une des publicités des ordinateurs d’une certaine marque. Une fois au piano, une autre à la guitare. Le public l’accompagne mais a du mal à suivre : elle accélère le morceau, le ralenti, y ajoute d’autres instruments, des bruits, s’arrête, reprend…Elle s’amuse et nous aussi !
A ce concert, Yael Naim a réussi à transcender sa simplicité. Parfois on se serait presque cru à un concert harmonique céleste, puis à un concert de Ska mais aussi folk, pop… On s’y perd mais on adhère! Résultat : un rendu artistique très créatif et un mélange de styles des plus étonnants.
Elsa Agbo
http://www.myspace.com/yaelnaim
Les Nuits de l’Alligator - Jour 3
Troisième soir du festival Les Nuits de l’Alligator. Nous sommes toujours à la Maroquinerie et soyons honnêtes, beaucoup de gens sont là pour voir le légendaire James Chance qui clôturera la soirée avec ses Contorsions.
Les Femmes s’en Mêlent sur les starting blocks
C’est parti ! Hier soir, Impérial, qui organise le festival, nous a présenté la programmation, et un des groupes : The Tiny.
Au programme de cette 13e édition, qui aura lieu du 23 mars au 2 avril, toujours plus de femmes, d’indépendance, un week-end exceptionnel à la Cité Internationale, et une programmation alléchante :
Retrouvez toutes les informations sur le site du festival Les Femmes s’en Mêlent.
En avant-première, nous avons eu le plaisir d’entendre The Tiny, un duo suédois, avec la voix joliment éraillée d’Ellekari Larsson et son accolyte Leo Svensson. Une jolie découverte :
Sandrine
lfsm.net
myspace The Tiny
Photos Sandrine Cellard
Les Nuits de l’Alligator - Jour 2
La deuxième soirée des Nuits de l’Alligator s’est déroulée de nouveau à la Maroquinerie avec pas moins de quatre groupes au menu. Même si seulement trois était prévu initialement, l’anglais Honkeyfinger s’est ajouté au dernier moment…
Les Nuits de l’Alligator - Jour 1
Depuis cinq ans, le Festival Les Nuits de l’Alligator fait tourner dans toute la France une étrange colonie de créatures du bayou électrique, de reptiles au sang chaud, de musiciens au cuir tanné et aux dents acérées. Quelques images du premier jour de l’édition 2010, intéressant.
Asaf Avidan & The Mojos au Réservoir
Asaf Avidan est LA découverte de ce début d’année ! En concert hier soir dans un Réservoir archicomble avec The Mojos, ses acolytes, il a ébloui et soulevé tout l’auditoire !
Arrivée un peu tard, je me faufile comme je peux jusqu’en devant de scène, et je découvre un frêle garçon avec une crête comme on n’en voit plus… et surtout une voix…. Etonnante, sidérante… Parfois Janis Joplin, par moments Jeff Buckley, aigue, enrouée, mais avec un coffre énorme !

L’israélien bercé par Hendrix et autres grands des 70’s, a grandi entre Los Angeles et Kingston. Et sa musique en est pleine : folk rock enragée et nerveuse, elle transporte et déchaine.
C’est évidemment sur scène qu’elle prend toute sa dimension.
Séance de rattrapage le 23 février à la Maroquinerie !
Sandrine










