Clara Clara – Comfortable Problems

2 septembre 2010 par sandrine  
Classé dans Chroniques Cd, News

Clara Clara, c’est deux frères (Charles à la basse, et François à la batterie – qui tourne en solo sous le nom de François !) et Amélie Lambert, aux claviers. Ne leur demandez pas pourquoi ils ont nommés leur groupe Clara Clara, ils ne le savent pas trop.

D’ailleurs leur second album Comfortable Problems est un peu à l’image de ce doute. On ne sait pas trop dans quelle catégorie le classer, on ne sait pas trop si on l’aime ou pas.
Si certaines mélodies se rapprochent d’une pop acidulée, joyeuse et colorée, certains titres sont répétitifs et bruyants, presque agaçants.
Un synthé « eightisant », une batterie et des rythmes lourds et pesants, une basse crachouillante, une voix aigüe, peu d’arrangements, le tout est brut et foutraque. Une impression de « on est une bande de copains et on fait de la musique à la maison ».
c’est frais, plutôt sympathique, un peu fou, mais vite agaçant.
Certains adoreront, je me contenterai d’un titre à la fois.

Sandrine

www.myspace.com/claraclaraband

Festival Terres du Son

28 août 2010 par sandrine  
Classé dans A la une, Concerts

Après quelques heures de route et un peu de retard, c’est en pleine forêt, que nous découvrons le lieu du festival « Terres du son », parc du château de Candé, à Monts.

Accueillies par Franck, qui ne nous laisse pas de répit, nous sommes attendues par Jil pour notre première interview du week-end. (cf. rubrique Rencontres/Interviews) S’en suivra celle d’Izia… avant de retrouver Jil sur scène, cette fois.

Jil is Lucky

C’est le début du festival, il fait une chaleur de plomb, le public est pour l’instant composé essentiellement de jeunes filles adolescentes, les festivaliers ne sont pas encore très nombreux. … L’ambiance peine à démarrer…

En guise de décor au fond de la scène, on reconnaît les maintenant fameuses lunettes bleues de Jil.

Il fait tellement chaud sur scène que le batteur joue torse nu, le guitariste avec une serviette sur la tête et Jil nous demande au cas où il tombe, tel un liquide fondu, sorte d’épave, de faire une chaine humaine pour l’amener à l’hôpital !

Mais The Wanderer, J.E.S.U.S. said, I may be late et Hovering Machine en guise de bis, sont bien au rendez-vous.

Ravie donc de voir en live, l’artiste qui fait apparaître dans le ciel les coquelicots de la pub Kenzo.

Pete Doherty

Toujours plus sex & drug, que rock n roll, Pete Doherty défraye une fois de plus la chronique. Son concert à Nice, la veille au soir a été annulé… Une seule question plane donc à Terres du son… Sera-t-il là ?

On scrute la scène sur laquelle repose drapeau britannique, micro, retours et ampli…. Ainsi qu’une bouteille de rouge. Plutôt bon signe que ce dernier indice !

Pete est bel et bien là, c’est l’hystérie. il monte sur scène avec pour seuls partenaires sa guitare et son verre de rouge, avant d’être rejoint sur certains titres par deux danseuses classiques.

Malgré un taux d’alcoolémie probablement élevé, il est à noter que Pete assure sa prestation tant par sa voix juste que par une parfaite diction, en reprenant essentiellement des chansons des Babyshambles et des Libertines.

Izia

La jeune femme rebelle sur scène n’a rien de la douce et fraiche jeune fille interviewée quelques heures auparavant.

C’est une folle furieuse qui débarque sur scène en courant, suivie de ses musiciens. Elle balance les micros, crie, tire la langue, ne tient pas en place, provoque…

« Je sens des énergies qui me plaisent, je sens que vous êtes prêts à offrir votre corps à la science du rock n roll »

Véritable diablesse, sexy, énergique, rayonnante, elle offre un show digne des plus grands malgré des discours parfois trop longs, qui rappellent qu’elle n’a seulement que 19 ans…

Alexis HK

Alexis HK est en costard cravate, tout de noir vêtu et en plein soleil … On le plaint !

Tel un conteur, oscillant entre chant et récitation, sa diction est parfaitement maitrisée.

Mais il faut se méfier de ses airs de garçon sage.  Alexis et ses musiciens sont plein d’humour. Il est d’ailleurs le premier à rire à ses blagues et à parfois du mal à garder son sérieux.

Il enchaîne les Affranchis,  la fille du fossoyeur, Mitch et la Maison Ronchonchon, entre autres et reprend Je passe pour une caravane.

« Bravo, vous avez trouvé ? Bashung, bien sûr… Allez, tous à poil ! » … Avant d’être consterné par le cynisme des gens en référence à sa chanson Gaspard : « On vous parle d’un nain qu’on lance dans une boîte de nuit… et c’est la fête ?… Compliment ! »

Ben L’Oncle Soul

Après une intro instrumentale, deux blacks  – les choristes – jouent les metteurs d’ambiance. Et ça marche !

Ben – bretelles, tee-shirt et converses basses roses, nœud pap’, pantalon en velours vert, lunettes rouges et chapeau – entame l’incontournable  Seven Nation Army, avant de nous offrir Soul Man, Barbie Girl et une magnifique  interprétation blues digne d’un Otis Redding.

Show impeccable, chorégraphie et mouvements sur scène superbement synchronisés entre les six musiciens, les deux choristes et Ben.

Ben est aux anges. Il a grandi  ici, famille et amis sont dans le public… Il n’hésite donc pas à faire un bain de foule avant d’achever son concert, qu’il aura fait durer un peu plus que prévu… pour notre plus grand plaisir !

Morcheeba

Alors que les musiciens sont déjà en place, Skye fait une entrée tout en douceur mais très remarquée sur scène.

Vêtue d’une somptueuse robe d’un rouge flamboyant – qu’elle a elle même confectionnée – , elle est tout simplement sublimissime.

C’est son grand retour sur scène au sein du groupe Morcheeba. Elle est souriante et semble ravie de partager ce moment de grâce.

Les musiques, toutes aussi planantes qu’envoûtantes, nous bercent. Que dire de plus ? On aurait voulu que ça dure jusqu’au l’aube…

Tété

Intro du batteur seul sur scène, bientôt rejoint par le contrebassiste et Tété.

Plutôt que de rester devant la scène, je décide de me mêler à la foule pour goûter un peu plus encore à l’ambiance du festival.

Tout le monde danse et au vu du nombre de festivaliers qui hurlent le nom de Tété, nul doute qu’il a des fans !

On ressent véritablement l’influence blues dans son jeu guitaristique. Il nous surprend même par la reprise d’une chanson, très « rockabilly ».

Pas de doute, il sait parler à son public « Tours, ma petite gourmande. On pourrait faire des folies ensemble »… De quoi rendre ses admirateur(trice)s un peu plus hystériques encore !

Féfé

Avec Féfé, le show commence avant l’entrée du groupe sur scène. On l’entend dire au micro : « Ils ont le blues ? Pourquoi ? Parce qu’il paraît que les gens à Terres du son à partir de 23h, sont fatigués. C’est vrai ? »

Et voilà, un public survolté, prêt à tout donner, avant même la première chanson !

Musiques entrainantes, festives, jeu entre les membres du groupe et les festivaliers, tous les ingrédients sont réunis  pour mettre le feu. Et bien qu’en festival, Féfé n’hésite pas à réquisitionner un agent de sécurité qui le porte sur ses épaules, afin de faire son passage habituel dans la foule… A voir absolument en live !

Fin du festival à deux heures du matin. Partagée entre interviews et concerts durant trois jours, la fatigue est bien là. On retiendra de ce festival une ambiance « bon enfant  et familiale », à tendance écolo, où les artistes sont pour la plupart facilement accessibles… et toujours cet immense regret de ne pas avoir pu assister à toutes les représentations. Rendez-vous l’année prochaine !

Isabelle

Photos Sandrine Cellard
terresduson.com

Retrouvez nos interviews de :
Jil is Lucky
Izia
Alexis HK
Ben l’Oncle Soul
Morcheeba
Tété
Féfé

La douce interview de Tok Tok Tok

8 août 2010 par sandrine  
Classé dans A la une, Interview

TOK TOK TOK, trois fois trois lettres et un duo Black & White très complice.

C’est avec la sublime Tokunbo Akinro (chanteuse) et Morten Klein (musicien, compositeur et arrangeur) que nous avons rendez-vous à l’Hôtel de Banville, à l’occasion de la sortie de leur nouvel album, Revolution 69, composé de reprises des Beatles.

Découverte toute en douceur de ce groupe, encore peu connu du grand public en France malgré une large discographie et plusieurs récompenses dont un prix SACEM en 2006.

A l’issue de l’interview, Tokunbo et Morten nous ont interprété le premier titre de leur album, une version pleine de sensualité et toute en retenue, de Come Together des Beatles.

A noter qu’ils seront en concert privé au Réservoir (Paris XIe), le 20 septembre prochain.

Isabelle

L’interview cérébrale du Peuple de l’Herbe

31 juillet 2010 par sandrine  
Classé dans A la une, Interview

C’est aux loges artistes que nous avons rendez-vous avec les membres du groupe. Une petite table de jardin est installée au bord de l’eau. Des torches de jardin sont plantées tout le long du fleuve. Festival de musique oblige, nous avons même droit à un concert de grenouilles. Le cadre est tout simplement sublime. Et c’est à DJ Pee et à au bassiste Spagg de se prêter au jeu des questions-réponses, avant de gentiment nous proposer de prendre une bière avec eux.


Plus de dix ans que le groupe existe. Pourriez-vous nous faire une brève présentation du Peuple de l’Herbe?

DJ Pee: Je sais pas… Tu me coupes un peu l’herbe sous le pied!
Comment dire? … On est un groupe qui a évolué, qui est parti d’un duo, pour devenir un quatuor et pour finalement se retrouver à six sur scène.
Un groupe qui était à l’origine une idée de DJ et de sampler, pour devenir un véritable groupe organique, avec des changements de personnes des gens qui s’en vont, des gens qui arrivent. Et avec cette formule, on en est maintenant au cinquième album.
Des gens qui font des musiques qu’ils aiment.

Vous êtes assez stylistiquement inclassable. Comment vous définiriez-vous?

DJ Pee: La question revient tout le temps, évidemment!
Spagg: On touche un petit peu à tous les styles. On répond souvent par la formation. On a un batteur, un DJ, un bassiste, des machines, un trompettiste qui joue aussi du clavier et nos deux chanteurs.

Existe-t-il des influences musicales communes à l’ensemble des membres?

Spagg: On se retrouve sur certain style… Tout ce qui est punk, punk rock, hard core et hip hop aussi… Mais sinon chacun a aussi des influences qui lui sont propres, c’est ce qui fait que comme tout le monde compose dans le groupe, on fait tous ces styles différents. En fait, on est un mélange… On mélange les styles, on mélange les machines.

En terme d’écriture, quelles sont vos sources d’inspiration?

DJ Pee: Alors, y’a deux sortes d’écriture. A l’origine, on est un groupe instrumental. Donc on écrit des morceaux, en exprimant avec des samples – des voix souvent- des idées qui nous tiennent à cœur et après, y’a des morceaux qu’on fait avec nos MC, Sir Jean et JC001, un qui est londonien d’origine indienne et l’autre qui est sénégalais installé en France. Donc de cultures différentes, voire complémentaires de ce que l’on est, nous. On cherche les points communs entre ce qu’on a envie de dire et ce que eux aussi, sentent à signifier.
Comme on s’efforce de faire des choses qui ont un sens… Ce qu’on aime, on essaie de le faire dans un sens… Deuxième sens… Sixième sens… Donc on essaie de trouver avec eux, des points de vue qu’on aimerait voir abordé dans les morceaux parce que y’a pas tant que ça de morceaux chantés. Autant que ceux qui soient chantés, soient assumés par le groupe et avoir des sujets qui changent un petit peu.

Comment s’est déroulée la création de l’album TILT?

DJ Pee: Comme les autres!
Spagg: Selon les morceaux, y’a différents processus pour arriver au résultat. ça part en général des machines, mais comme maintenant y’a plus d’instruments, ça peut arriver de faire un bœuf local comme n’importe quel groupe… donc y’a pas vraiment de recette qui soit commune à tous les morceaux.
DJ Pee: ça dépend vraiment des morceaux.
Comme le groupe a évolué, il peut utiliser ses anciennes méthodes comme on est à l’origine DJ et samples uniquement, on peut repartir… mais on a trouvé une souplesse à jouer des fois des samples, des fois les rejouer, des fois simplement jouer et assembler… donc on a une palette d’outils déjà pour composer, qui s’élargie.
Avant on composait sur des samplers, et même sur PC, après on est passé sur des écrans et c’est pas très musical en fait comme démarche. Ça se fait énormément maintenant, toute la musique électronique c’est devenu un gimmick. Et des fois, c’est bien de… comme avec la machine qui recherche souvent de l’émotion, souvent tu te rends compte que l’émotion tu l’as en jouant. Et que tu peux rejouer dans l’autre sens, sampler des émotions et puis les rendre au contraire, un peu froide avec les machines.
Et nous, on boucle les boucles, comme ça. Tantôt l’un, tantôt l’autre.
Souvent on essaie de surprendre avec des sons qu’on pourrait penser samplés et qui sont en fait des sons joués. Et l’inverse aussi. Utiliser des samples et de bien les trafiquer pour essayer de les rendre agréables à écouter. On travaille beaucoup avec notre ingé son, qui nous suit depuis le début, qui est mon frère et qui est à l’origine du groupe. L’histoire de DJ, c’est mon frère qui nous a fait rencontrer, parce qu’il travaillait avec ce mec qui jouait dans un groupe de hip hop… C’est cet ami avec qui j’ai commencé le groupe, à l’origine. Voilà, l’histoire elle commence comme ça…

Qu’est-ce qu’évoque la pochette de votre album?

Spagg: Oh, c’est à chacun d’y trouver ce qu’il veut!
Nous, ça faisait plusieurs projets où travaillait avec le même graphiste, on a changé pour celui là. Histoire de faire un petit peu des choses différentes. Et c’était aussi pour marquer, je dirai pas une sorte de révolution, mais une envie de changement.
Comme l’album précédent était parti sur un concept bien établi, autant celui-là, on l’a fait plus naturellement.
DJ Pee: On avait voulu faire un concept-album basé sur un roman de Philippe K.Dick, c’est lui qui a écrit « Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques? », qui est à la base de Blade Runner… Une bonne partie de la culture-mère s’appuie sur ces romans. C’est un mec qui est super parano mais à la fois super lucide et visionnaire.
Donc voilà, ce bouquin, on s’en est servi comme de matériau, comme de prétexte pour faire un disque un peu plus engagé que ceux qu’on avait fait avant.
Sur celui-là, TILT, qu’on a sorti après, justement on a voulu un peu secoué la machine et montrer qu’on était pas devenu sérieux et triste, qu’on peut parler à la fois à la tête et aux pieds, avec la musique. On peut essayer de dire des choses sans virer dans la pédagogie. On fuit la démagogie, mais des fois tu peux friser la pédagogie en essayant de passer trop de messages.
Ça empêche pas dans l’album d’avoir un morceau qui fait un peu reggae, qui dit « Look up, look up! Lève la tête de ton ordo, regarde dehors, y’a des caméras de surveillance… » Essayer juste de le dire d’une façon plus ludique… On en est tous à dénoncer ça, un monde à la 84, et en même temps, on est les premiers à aller sur des réseaux sociaux. Nous en tant que zicos, on a forcement un myspace, on a forcement un facebook même si on est pas forcement d’accord avec tout le système qu’y a derrière facebook, ni Myspace. Myspace, c’est Murdoch, toute la presse de droite… On a tous des contradictions. Donc voilà, essayons de temps en temps de les amener, et puis de se mettre en scène en disant que ça nous arrive aussi, on est pas parfaits, on est pas des maîtres… On est pas là pour dire au gens « faut faire comme ci, faut faire comme ça! » C’est juste pour rappeler, mettre un petit peu de lumière sur les évènements qu’on a commencé à cacher sous le tapis. Tout ça avec le sourire!
Spagg: Et puis c’est bien que la musique reste un espace de liberté où chacun y trouve ce qu’il a envie… ou la façon dont il le ressent. Si nous on dit « Ce morceau c’est ça, le message est là, avec le mode d’emploi et tout ça, c’est dommage… »

Les projets à venir?

Spagg: On va sortir un live, avec seulement des morceaux enregistrés sur cette tournée là, de cet album là…Avec deux inédits, deux titres qui ont été filmés en vidéo.
DJ Pee: Et un petit bonus…
Après la tournée, comme on a fait plein de festivals, y’a plein de gens différents qui nous voient. On va essayer de ramener l’attention un petit peu sur notre disque parce que c’est important pour nous que les gens reviennent un peu vers l’objet, ne disent pas « Ouais, je connais le morceau qui fait lalalala ».

Isabelle

myspace.com/lepeuple

Morgan Manifacier – Grande

29 juillet 2010 par sandrine  
Classé dans A la une, Chroniques Cd

Alors que nous n’avions pas fini d’être envoutés par The Seed became a Tree, son premier album, Morgan Manifacier nous propose déjà un second opus, Grande.

Tout droit sorti de Californie, il s’inscrit dans la grande lignée du blues/folk américain. Blues par la mélancolie ; folk, par l’acoustique et le choix des instruments ; et une petite touche de reverb, qui nous donne un je ne sais quoi des années 70.
Et bien sûr, la voix de Morgan. Délicate et subtile, elle nous ballade d’émotion en émotion, entre mélancolie, fragilité, paix et quiétude.
Ce nouvel album, Morgan l’a entièrement fait lui-même : la composition, l’écriture, la prise de sons, l’enregistrement, le mixage, une totale autoproduction. Et le résultat est une musique très personnelle et généreuse. Plus construit et plus riche que le précédent, il perd un peu de la sublime naïveté qui nous avait transporté sur le premier… Mais on y gagne en profondeur.

C’est avec un banjo qu’il nous introduit dans son nouvel univers (Lap, prélude, puis Liberty Street). The Lines rompt le rythme et une mélancolie presque désespérée hante la mélodie… qui s’envole sur Soul for Sale. My Body, plus léger, Avec Morgan qui sifflote, presque joyeux. C’est au piano qu’il poursuit avec les accords de Barbe Rousse, qui nous rappellent ceux d’Accompagne moi du premier album, et avec quelques paroles en français. Mais l’humeur est sombre et la tristesse qui est s’est emparée de nous s’évapore dès les premières « notes » de Then I Saw, sorte de pause dans l’album. Une respiration mêlée d’eau, de quelques notes, quelques paroles. Knees repart avec un rythme plus saccadé, pour prendre une autre direction avec Moncale, carrément flamenco ! Et l’album s’achève sur un hommage : Grande. Et sur un mot : Beautiful.

Sandrine

L’album est en écoute sur Virb
myspace.com/morganmanifacier
L’interview

1. Lap
2. Liberty Street
3. The Lines
4. Soul for Sale
5. My Body
6. Barbe Rousse
7. The I saw
8. Knees
9. Moncale
10. Grande

La british interview de Morcheeba

22 juillet 2010 par sandrine  
Classé dans A la une, Interview

Festival Terres du Son 2010

Nous n’y croyions pas une minute… Nous l’avons quand même demandé… et Skye Edwards et Ross Godfrey nous ont accordé une interview…

- Morcheeba est de retour, et nous en sommes ravies ! Bienvenue !
Skye, vous êtes là le temps d’un album, ou c’est d’un vrai retour qu’il s’agit ?
Skye : Morcheeba, je ne les ai jamais totalement quittés…

- Et maintenant que l’équipe originelle est reformée, quel est l’avenir de Morcheeba ?
Skye : Si je savais de quoi est fait l’avenir… !!

- Que s’est-il passé pendant l’absence de Skye, vous avez fait des choses plus personnelles ?
Ross : non !
- Vous n’avez pas joué avec d’autres groupes ?
Ross : je ne crois pas !
Skye : Si… Tu as joué avec d’autres groupes !
Ross : oui, mais rien de sérieux.
Skye : moi, j’ai fait 2 albums solos, le premier qui s’appelle « Mind How You Go » et le second « Keeping Secrets », qui est sorti en octobre dernier, un peu plus électro.

- En tant que précurseurs du Trip hop, comment le définiriez-vous ?
Ross : je ne pense plus beaucoup au trip hop… Je crois que quand on a commencé, on était influencés par le hip hop américain, new yorkais. On ne pouvait pas faire de hip hop, parce qu’on était anglais. Alors comme tous les groupes du moment qui ont eu la même idée au même moment, on a fait quelque chose d’approchant, en utilisant le hip hop. Je crois que c’est ça le trip hop, au fond. On a aussi été influencés par une chanson qui s’appelle Small World, par un artiste qui s’appelle aussi Small World. C’était instrumental, incroyable, et on l’écoutait toutes les nuits, avec les DJ en boite, et on écoutait ça. C’était brillant ! C’était un nouveau genre de musique et c’était très british, et c’était bon.
Mais après quelques années les choses ont changé. Quand Madonna a sorti un album au son trip hop, on a abandonné. (rires)

- Et qu’écoutez-vous comme musique, actuellement ?
Ross : j’écoute beaucoup de blues, beaucoup d’acid rock de la fin des années 60. J’aime des groupes comme Morning Light, j’aime un DJ qui s’appelle Kaplan Killer, il est vraiment bon. Mais en fait, il ne s’agit pas de type de musique, mais plutôt de chansons. Il y a des gens qui écrivent de vraiment bonnes chansons. Et c’est aussi ce que nous faisons… écrire de bonnes chansons.
Skye : je suis influencée par des chanteurs comme Frank Sinatra et Shirley Bassey. J’ai aussi aimé ce que mes 2 adolescents écoutent, quelque chose qu’ils appellent… euh… Vampire Weekend ? (rires)

- Mais si vous ne faites plus de trip hop, alors… Que faites-vous ?
Skye : C’est vrai qu’au tout début, on faisait vraiment du trip hop, avec une chanson comme « Col »… Ca pouvait être du trip hop. Mais avec « Big Calm », c’est plus une chanson country, avec une sorte de liberté, qui s’approche d’une chanson pop, soul. On ne peut pas appeler ça du trip hop. Le mot trip hop est un peu réducteur, il ne couvre pas tout ce qu’on fait.
Quand on va dans une boutique de musique, en Grande-Bretagne, on n’est pas dans les bacs Trip Hop, mais dans la Dance ! Et le seul prix qu’on n’ait jamais gagné était pour le « Best Dance Act » ! (Rires) Aussi bizarre que ce soit !
Je crois que le meilleur de tout ça, c’est le down tempo…

- Quels sont les projets immédiats ?
Skye : On continue la tournée, on a des dates jusqu’en octobre. Et on verra ce qui arrivera !
Moi j’ai mon album solo qui est sorti en octobre dernier. Je crois que c’est un album incroyable, et j’aimerais passer un peu plus de temps pour la promo. On a aussi travaillé sur un film réalisé par Steven Soderbergh, et on aimerait faire plus de choses comme ça, des musiques de films. J’aime ce genre de projets…
Et je suis vraiment contente d’être revenue au sein de Morcheeba.

Sandrine

myspace.com/morcheeba

L’interview chrono de Tété

21 juillet 2010 par sandrine  
Classé dans A la une, Interview

Sur ce coup là, on a beaucoup de chance! Tété ne peut répondre qu’à trois interviews, faute de temps oblige. Les trois interviews sont déjà bookées, et nous ne sommes pas au programme. Dommage… sauf que lorsqu’on arrive dans l’après-midi à l’espace presse, on nous apprend qu’un journaliste s’est désisté… et que Tété aura donc quelques minutes à nous consacrer. Cinq minutes pas plus, top chrono!

Qui est Tété?

Alors Tété est un guitariste-chanteur, qui fait un mélange de folk et de blues. Qui va de morceaux acoustiques à des morceaux plus enlevés, et le lien entre les différentes influences, je dirais que c’est le blues à chaque fois, particulièrement sur le dernier album, qui a été enregistré à Portland dans l’Oregon. Alors, c’est vrai que l’Oregon c’est dans le nord-est des Etats-Unis, en dessous de Seattle mais toutes les influences dont il est question, c’est vrai que c’est des choses qui viennent plutôt du sud des Etat-Unis… Nouvelle Orléans, ce genre de chose.

Des références particulières?

Au niveau des noms, c’est super vaste, en fait parce que quand je parlais du lien qu’il peut y avoir entre différents styles de musique mais qui sont tous emprunts de blues, on peut parler du folk de Bob Dylan, on peut aussi parler de certaines ramifications du rockabilly, de groupes comme les Black Keys aussi, qui font une musique toute aussi blues mais qui est plus amplifiée, jusqu’à – même si je pense pas que ça s’entende dans ce que je fais – des groupes comme ACDC, dont la musique est vraiment emprunte de blues. C’est quelque chose qui est vraiment issu du même truc.
… En fait, le blues c’est un genre musical et une texture. Et c’est vrai que dans toute la musique qu’on écoute depuis la seconde guerre mondiale finalement, y’a vraiment ça à chaque fois. Alors des fois avec des sons différents, avec une facture plus acoustique, une facture plus électrique, plus ou moins énervé, mais c’est vrai que le truc sous-jacent c’est toujours ça. Et c’est intéressant de voir, quand on aime ce type de musique et qu’on essaie de voir ce qu’on écouté les mecs qui en font aujourd’hui, on se retrouve toujours dans le Sud des Etats-Unis. Dans un champ en milieu rural, avec des petits qui jouent de la guitare dont c’est pas forcement le métier, mais qui jouent des airs traditionnels irlandais ou pas, qui exploitaient ce côté blues… Je pense qu’il y a une image d’Epinal qui veut que le blues ce soit triste, mais ça peut être vraiment plein d’énergie aussi. Et puis je pense en fait, que toutes les musiques traditionnelles ont une espèce de vitrine. C’est vrai que la vitrine du blues, c’est un vieux monsieur noir qui est devant une case et qui se plaint parce qu’il a pas de sous et que sa femme est partie avec son chien (rires)… Mais dans tout l’éventail des choses qui sont abordées par les musiques traditionnelles, c’est tout ce qui fait la vie d’un homme et d’une femme : des heureux évènements, des évènements un peu plus durs, des choses de la vie.

Comment s’est passé l’enregistrement à Portland? Les conditions sont-elles les mêmes qu’en France?

En fait, ce qui est à l’origine de cet enregistrement là, c’est que j’ai fait une tournée à Portland, pendant laquelle j’ai rencontré un monsieur qui s’appelle Steve Berlin. J’ai tourné là, parce que je suis dans une dynamique déjà depuis trois, quatre ans, où j’essaie de tourner en Australie, en Angleterre, aux Etats-Unis et tout. Ça a occasionné des rencontres, le fait que je voyais ces gens là, je voyais comment ils travaillaient dans ces pays là et c’est vrai que c’est intéressant, y’a plein de choses dont je me suis inspiré sur disque, mais je ne savais pas comment ça s’enregistrait. Quand on est sur place, on se rend compte qu’ils utilisent des accordages différents, des instruments différents et puis qu’ils sont vraiment dans l’énergie. Voilà, les Américains, ils sont vraiment dans l’énergie. Ils aiment pas trop parler, parler longtemps d’un truc, ça les saoulent, il faut pas trop tourner autour du pot. Et quand on a une idée, c’est ça qui m’a marqué! Quand on a une idée et qu’on bosse avec des Américains, leur expliquer, ils s’en foutent alors que nous s’est exactement l’inverse. On est très dans l’échange, et eux c’est au bout de deux mots : « garde ton énergie, essaie, montre nous, et puis si on aime, on le fait! » Par contre, y’a un truc intéressant aussi c’est que finalement ça laisse autant de place à l’expérimentation, parce qu’ils sont très ouverts à ça. C’est pas mieux ou moins bien, c’est intéressant et puis ça fait prendre du recul. Ça fait que quand on vient en France, on se rend compte qu’il y a un très beau circuit de salles ici, que l’exception culturelle c’est aussi quelque chose, et c’est bien parce qu’il y a cette notion d’accompagnement. Et qu’on se rend compte que y’a plein de mecs qui n’ont pas la chance de faire leur métier dans des conditions normales…

Tes projets à venir?

9 novembre – Zénith à Paris
Fin novembre – Voyage de promotion au Japon pour la sortie de l’album
Printemps 2011 – Tournée de concerts au Japon
Des concerts toujours en France, une tournée de prévue en Angleterre, aussi.
Et puis niveau télé, y’a Tété ou Dédé, que j’ai co-animé avec André Manoukian, qui est rediffusée tout au long du mois de juillet. Ce soir, c’est la Nouvelle-Orléans. Et puis sinon, c’est tous les dimanches, à 23h45…

Isabelle


L’envie et le dédain

myspace.com/tetetv

Page Suivante »

Rss Feed Tweeter button Facebook button Myspace button Youtube button