Deadmau5 & Underworld @ Rock en Scène

2 septembre 2010 par Duende  
Classé dans A la une, Concerts

En cloture de cette première journée de festival, quoi de mieux pour faire la fête qu’un programme electro ?

Deadmau5 @ La scène de l’industrie

Vous êtes tous bien conscients qu’habituellement je ne vous aurais jamais parlé de musique clubber ? Et pourtant… j’ai craqué mais vous allez vite en connaitre la raison. Vous l’aurez donc compris c’est Deadmau5 qui ouvre la soirée electro avec un show plutôt surprenant.

video amateur :

Deadmau5 est assez peu connu en France, excepté pour ceux qui fréquentent régulièrement les scènes electro et clubs branchés, je vais donc commencer par vous le présenter. Joel Zimmerman de son véritable nom est un jeune canadien dont la carrière a été propulsée en un éclair. En effet, son premier album est sorti en 2008 et à peine 2 ans après, nous le retrouvons sur Rock en Seine, nous proposant le spectacle visuel le plus aboutit qu’il m’ait été donné de voir depuis Ez3kiel.

Autant être franc avec vous, la musique reste assez pauvre et peu évolutive malgré son talent de producteur, mais sur scène c’est une toute autre histoire. Au début, on scrute des yeux, on cherche qui est sur scène et on ne voit pas grand chose si ce n’est de nombreuses lumières et des écrans dans tous les sens. Puis, un personnage apparaît, perché sur un cube renversé consitué d’écrans, avec un casque de souris ressemblant de loin à Mickey vissé sur le crâne.

Le son est très répétitif, un peu assourdissant, puis le cube s’allume au rythme de la souris qui danse là-haut. Les images psychédéliques sont rythmées, colorées et parfaitement callées sur la musique, les formes évoluent, traversent d’autres écrans et sont parfois ponctuées par une souris bleue et rouge qui apparait pour nous narguer. A cela s’ajoutent les projecteurs et la dizaine d’écrans du fond de la scène qui s’illuminent en cadence, et à côté le feu d’artifice du 14 juillet fait presque pâle figure.  Le DJ joue la carte de l’humour, et fait son show en toute humilité. Le spectacle dure plus d’une heure, et mon seul regret reste la musique car visuellement ça claque !

http://www.myspace.com/deadmau5

Underworld @ La Scène de la Cascade

Ce sont les anglais Underworld qui nous finissent de nous faire danser cette nuit, les pionniers de l’electro-fusion, ces mêmes anglais qui nous avaient fait vibrer avec des perles telles que Dubnobasswithmyheadman (1996). Depuis 1988, les 2 DJ/compositeurs mélangent tout ce qu’ils peuvent avec l’electro, sans jamais se soucier de savoir si cela rentre dans les normes musicales.

Karl Hyde (le chanteur) était coincé au Japon et ne devait arriver que pour le concert. Je m’imaginais donc le voir assommé par le voyage, mais dès le début il est là à danser en rond, à grimper ici et là, poussant sa voix jusqu’à en faire saturer le son. Derrière lui Rock Smith, son collègue de toujours et Darren Price (arrivé il y a 5 ans) sont là, les yeux rivés sur une quantité de machines et d’ordis qui les entourent. Ils mixent et semblent très concentrés, sans aucun autre jeu de scène que ce sérieux sur le visage. Mais il y a de quoi être sérieux, la musique d’Underworld est bien loin des sauvageries sonores electroniques habituelles : ils font dans la dentelle, le subtil, l’inégalable, l’exquis et le nostalgique. La musique de ce soir est aussi dans cette subtilité, des morceaux psychédéliques, qui évoluent très lentement. Ce sont souvent des changements presque invisibles et qui, petit à petit deviennent audibles.

Certes, il faut tout un temps d’adaptation au public pour pénétrer leur univers, et ce ne sont pas les images semblant sorties de clips des années 80 qui les y encouragent. Mais je lis sur leur visage à tous, au bout d’un quart d’heure, qu’ils commencent à savourer l’exquis. Born Slippy les réveille, et confirme leurs appréciations lorsqu’ils reconnaissent ce qu’ils ont déjà entendu auparavant.

Une chose est sûre, plus de 20 ans après leurs débuts, Underworld reste une référence de la musique electro en studio comme sur scène.

http://www.myspace.com/underworld

Antoine

Le 27/08/2010 @ Rock en seine

Beast & Cypress Hill @ Rock en Seine

1 septembre 2010 par Duende  
Classé dans A la une, Concerts

Nous vous les avions déjà présentés il y a quelques temps à l’occasion de leur premier album éponyme, les français Betty Bonifassi et Jean-Phi Goncalves débarquent enfin sur une grosse scène française.

Beast @ Scène de l’industrie

Ils avaient du mal à percer en France -phénomène d’ailleurs mystérieux vu la qualité de leur album- et les voici enfin sur un gros festival, pour eux -nous ont-ils confiés- c’est un grand moment.
Un batteur énergique, une chanteuse qui ne tient pas en place, un flow défiant les plus grands rappeurs, c’est à un concert sacrément ficelé que nous assistons.

Beast sur scène c’est un mélange détonant de trip-hop éléctrique et de hip-hop, de samples et de trouvailles sonores en tout genres. Les mélodies nous maintiennent haletants du début jusqu’à la fin, sous une cascade de fréquences jouissives, tempérée par des samples de voix (façon old movies) maintenant le concert dans une ambiance presque énigmatique.

Betty saute dans tous les sens, crie, chante et reste indécise, entre deux, sans trancher entre le rap et sa voix rauque de chanteuse soul ; Quant à Jean-Phi, c’est un batteur hors-pair démontrant un jeu d’une très grande richesse et d’une très grande subtilité mais c’est sans compter son charisme. Autre détail de génie, le bassiste, lui, joue sur une basse toute particulière, une sorte de combi cordes et clavier, ce qui confère aux passages plus electro un son chaleureux et vivant. Je suis convaincu et conquis, le public aussi.

Notre chronique CD de Beast

http://www.myspace.com/beastsound

Cypress Hill @ La Grande scène

Pas de grande surprise pour ce qu’il en est des latinos américains Cypress Hill, depuis 20 ans qu’il nous captivent avec leurs  sonorités old school, ils sont de véritables pionniers, même pour les français. Qui ne se souvient pas du mythique album « Los grandes exitos en Mexico » ?

Ce soir, c’est un concert que je regarde résolument avec des yeux d’enfants et vu qu’ils enchainent leurs anciens tubes, (Yo quiero fumar, Stank ass hoe…), je ne suis pas près de changer mon état d’esprit nostalgique. Les sirènes de I wanna get high résonnent sous les  fines paluches de DJ Mugg pendant que B-Real allume un énorme joint. Le beat part et c’est Sen Dog qui entame les hostilité, puis nous assistons à un véritable jeu entre les deux compères. Sen Dog détourne l’attention du MC à la voix nasillarde, lui vole le précieux, du coup B-Real reprend les rennes. Sen Dog s’écroule au sol en toussant, et au moment où le public commence à se demander si ce ne serait pas une véritable crise, le colosse se relève et reprend le micro. La chanson se termine, il nous fixe, s’arrête presque de bouger et nous demande si nous sommes défoncés, et vu l’odeur qui plane ici, le public répond « OUI » à l’unisson. « Vous êtes fou ? », une nouvelle fois le public répond « oui »et se voit rétorquer « But don’t you know I’m Loco » (mais tu vois pas que je suis taré) par Sen Dog qui enchaine sur Insane in the brain.

Quelques morceaux plus loin, les peaux des percussions fument elles-aussi, et les platines n’en peuvent plus : En voilà un « fuckin’ show » que nous ne sommes pas près d’oublier.

http://www.myspace.com/cypresshill

Antoine
Concerts du 27/08/2010 @ Rock en Seine

Push Up : The grand day of Quincy Brown

31 août 2010 par Duende  
Classé dans A la une, Chroniques Cd

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore et à l’occasion de leur concert le 4 septembre prochain au Festival « Jazz à la Villette », en première partie de David Krakauer, Fred Wesley & So Called Abraham Inc. (excusez du peu !), une présentation de l’album « The Grand Day of Quincy Brown » du collectif Push Up, s’impose.

Push Up, c’est tout d’abord un ensemble d’artistes quadragénaires aux influences diverses, qui arpentent et partagent les scènes parisiennes depuis de nombreuses années déjà. L’envie de créer un projet commun est donc naturellement née de ces rencontres musicales.

Atmosphère urbaine, flûte traversière, bruit de pas, sirène, voix, basse rythmée et enfin  choeurs reprenant en boucle « That is the grand day of Quincy Brown » telle est la mise en bouche de ce disque… Vous l’aurez compris, une journée de Quincy Brown, héros à mi-chemin entre Quincy Jones et James Brown, va nous être contée… Ses réflexions, ses questions existentielles, ses doutes… Immersion totale dans la tête de ce « Monsieur tout le monde ».

S’en suivent le très énergique « I’m just a man » et le plus calme « What goes through your eyes ? ». Quatre mesures vocales, laissent place au très énervé et plus rock « Pressure There ». « It is the time » est une forme de prélude au langoureux « The Pawnshop », morceau aux influences orientalisantes. « What have you made ? » présente à lui tout seul tous les codes de la soul black music, basse entêtante, vocalises, accords plaqués au clavier, chœurs. Le lent et étiré  « Turn it on » est presque intemporel. De longues tenues synthétiques, émergent basse et guitare solo. Ce titre exclusivement instrumental, mis à part des « What you gone do ? » et  « Turn it on » sur les 30 dernières secondes, introduit « Push up the volume ! » La ballade « Feel like a bird » semble quant à elle, tout droit sortie d’un album de Morcheeba. Mais « Revolution » nous rappelle que « la situation n’est pas sous contrôle »….

Et pourtant ces artistes nous démontrent qu’ils contrôlent parfaitement tous les codes musicaux de la Great Black Music, habilement patinée de rock et de hip hop… Véritable hommage à  la Blaxploitation, on est littéralement séduit par cet album « coup de cœur » et ravie de les retrouver sur scène le Week-end prochain. (Voir ici)

Isabelle

http://www.myspace.com/thegranddayof

Prochains concerts :
04/09 Jazz à la Villette, Paris

Band Of Horses / Kele @ Rock en Seine

30 août 2010 par Duende  
Classé dans A la une, Concerts

Band Of Horses @ la scène de la cascade

Un petit côté rock 70′s, une progression des morceaux presque alternative, voici ce qu’on pourrait dire si nous devions classer le groupe américain. Une peinture sur un tissu kitsch avec un coucher de soleil sur une étendue d’eau accrochée sur le stand clavier semble être la seule incohérence dans leur show.

Pendant près de 40 minutes le groupe nous émerveille avec un rock presque mélancolique, les guitares en avant façon orchestral. BOH utilise la réverbération avec parcimonie pour sublimer sa musique. Et là, la voix se pose tel un papillon, finalement le paysage ne va peut être pas si mal avec la musique qui peut nous évoquer de vastes paysages.

Les chansons s’enchaînent et on ne voit pas le temps passer. Le public est ravi et à ma surprise certains entonnent les paroles en chœur avec le chanteur. Le final se fait sur un mini solo de batterie impeccable, tout comme le reste du set. Belle découverte, non ?

http://www.myspace.com/bandofhorses

Kele @ La grande scène

Kele c’est le leader et chanteur de Bloc Party, et le concert d’aujourd’hui est basé sur son premier album solo The Boxer. Accompagné d’un batteur, une clavieriste/ choriste et un bassiste, il nous donne une interprétation scénique et instrumentale de sa musique.

On sent de suite que c’est un chanteur d’expérience qui se pose devant nous, sautant partout converses aux pieds et chemise fleurie. Il joue ses titres puis réinvente ceux de Bloc Party avec fierté. C’est brillant, je dois l’avouer, surtout ce mélange d’electro club et de percussions façon un peu tribale. La voix est parfaite, elle tient bon, crie, chante avec brillo. Et de cette electro tribale on repasse la barrière vers l’electro club franche et ce n’est pas pour déplaire au public qui saute dans tous les sens. Il demande en français sa guitare, poursuit son set de manière impeccable. C’est déjà fini ?

Une fin de festival qui tombe à l’eau

29 août 2010 par Duende  
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Minus The Bear & All Time Low @ Rock en Seine

27 août 2010 par Duende  
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Le festival commence très bien avec sur la scène de la cascade (scène moyenne) Minus the Bear, un groupe plutôt péchu distillant une musique plutôt pop-rock entêtante.

Minus The Bear @ La scène de la cascade

C’est une belle ouverture avec les cinq membres sur scène qui se déchainent. Le groupe existe depuis maintenant 5 ans et c’est sans surprise que nous les retrouvons sur un gros festival. Entre une pop-rock minimaliste, voire progressive parfois et electro acid pour les parties claviers, le groupe assure et tout est clairement rodé.


Ça bouge et le public est réceptif, jusqu’à ce que la pluie se prenne au jeu et oblige la foule à se ranger sous les arbres. Les cinq lascars continuent malgré les petit bugs dus à l’eau (j’adore les festivals sous la pluie). Le groupe joue le premier titre « My Time » de son album Omni à paraitre dans quelques jours, EX-CE-LLENT et le public est receptif même s’il ne semble pas connaître. Ils enchainent les tracks énergiques mêlant les anciennes chansons et le nouvel album. Le public apprécie, appalaudit en rangeant les parapluies. Dommage, c’est trop court on en reprendrait bien une part.

http://www.myspace.com/minusthebear

All Time Low @ La grande scène

Brrrrrr…. All time Low c’est un groupe de djeun’s, alors ils font du teen rock énervé, façon binaire et minimaliste dans la composition. Vous ne me suivez pas ? Alors imaginez une série américaine qui raconte la vie passionnée et passionnante de la bourgeoisie adolescente. Mais si il y aurait du surf dedans et des bikini mélée à des histoires d’ado…compliquées ?!?  Le concert commence : boum tchik bam boum tchik bam avec un chanteur en furie qui hurle être venu à Paris pour voir des « boobs » et essayant de combler le blanc due à une petite panne matérielle.

Ca repart et ça déboite c’est vrai mais la musique ne dépasse pas vraiment ce point et retombe vite dans une ronde répétitive sans fin. Le public acclame alors que voulez vous… Ca plait quand on se la joue rock star destroy avec une mêche blonde qui tombe dans les yeux, non ?

http://www.myspace.com/alltimelow

Antoine
Le 27/08/10 @ Rock en seine

Le nouveau Fumuj annoncé

24 août 2010 par Duende  
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