Lumineux. Sublime. Féérique. Généreux. Intense. Délicat. Solaire. Recueilli. Céleste. Profond. Sincère. Complice. Energique. Humain. Majestueux. Emouvant… Voici le flot de mots de qui me vient à l’esprit lorsqu’il s’agit d’évoquer le concert d’ AaRON, donné le 15 décembre dernier au Casino de Paris. Tel un écrin, cette salle de concert semble idéale tant visuellement qu’acoustiquement pour accueillir ce groupe.

Simon Buret et Olivier Coursier entourés de leurs musiciens, sont tout de noir vêtu.  Classe et sobriété donc, à l’image de leur musique.

Entrée en scène avec Rise où seuls les visages sont éclairés. On savait que le duo attachait une importance toute particulière aux jeux de lumière sur scène et au travail de Philippe Matthieu. Ils ne nous ont pas menti. Les couleurs et les effets lumineux savamment étudiés, ne feront que sublimer l’univers d’AaRON, tout au long de la soirée.

Les titres s’enchaînent, quelques incursions dans le premier album avec notamment Mister K ou Blow… Simon fera chanter le public en cœur et a cappella les paroles « Don’t worry, life easy » de la chanson Little love.

Instant de grâce avec une interprétation très touchante et personnelle de Song for ever. On ne connaît pas tout des moments éprouvants qu’on pu vivre ces deux là, mais nul doute que leur sensibilité artistique révèle des blessures et des évènements douloureux qu’ils ont du affronter. « je me suis toujours dit que les pires choses – on l’avait écrit sur le premier album – si elles nous arrivaient, c’est qu’on était capable de les digérer et d’en faire quelques chose. Que chaque chose négative avait son inverse. Au plus dur tu vis les choses, au plus fort tu peux les ressentir dans du bon. Et je crois que c’est important de croire en ça… C’est une notion que j’ai accueillie, vraiment, que je me suis inculquée à moi même. Et que j’ai ressentie profondément aussi » nous avait confié Simon lors de notre interview en octobre Cf. notre interview d’AaRON

Mais l’heure est à la fête et le groupe a bien l’intention de déguster ce dernier concert qui clôture l’année 2010. Simon d’un naturel déconcertant s’adresse au public comme à un pote d’enfance… et nous fait une fois de plus profiter de ses mouvements corporels que lui seul est capable de reproduire. Ce n’est pas pour rien qu’il existe un groupe facebook intitulé « Si t’es fan de la façon de bouger sur scène de Simon Buret »… Tout un programme !

On ne sait finalement pas qui du public ou des musiciens savoure le plus cette soirée. Simon, sourire aux lèvres, nous livre son émotion et sa joie d’être sur scène. Et Olivier, bien que d’un naturel plus discret, semble également ravi et ému.

Avant de se quitter, on a bien évidemment droit à l’incontournable Lili et à une reprise de Space oddity de David Bowie. Le concert s’achève. Des rêves plein la tête, de somptueuses mélodies dans les oreilles, des étoiles plein les yeux… Infiniment merci.

Isabelle PARES

Photos : Nicolas Ferney

De nouvelles dates en 2011 sur http://www.aaronwebsite.com/