MARDI 14 SEPTEMBRE – Direction la soirée des INROCKS, à l’occasion du lancement de la nouvelle formule de l’hebdomadaire. Initialement prévue au Bataclan, c’est finalement au Théâtre du Châtelet que se déroule la soirée. Habituée aux concerts de musique classique en ce lieu, on prend vite goût au fait d’écouter du rock dans ce somptueux décor.
Malgré le programme affiché un peu partout, difficile de savoir vraiment qui joue et où, puisque des concerts sont proposés simultanément dans différentes salles.
Direction donc le « grand foyer du public » où se ruent déjà de nombreux invités, pour cause d’open bar. Trois mini-bars rapidement submergés de monde sont disposés dans la salle. Premier bémol, il n’y a pas de glaçons (j’entends râler) … et en guise de petits fours, des bonbons ! (on apprécie mais à 20h30, c’est plus que light pour combler les estomacs affamés).
21h25 Concert de French Horn Rebellion dans la Grande Salle. Ambiances synthétiques et électro pour ces deux américains produits par le label Kitsuné.
Au 1er étage de la salle, toute la partie centrale est réservée aux possesseurs de cartons d’invitation spécifique mais force est de constater qu’il n’y a pas foule… Le spectacle se passe plutôt à l’extérieur.
Retour donc dans les couloirs du Théâtre. Parmi un public branchouille, on croise entre autres les animateurs Bruce Toussaint et Philippe Vandel, Alain de Greef (ex Directeur de Canal +), David Kessler (ex directeur du Centre national de la cinématographie, ex directeur général de France Culture et actuel conseiller à la culture de Bertrand Delanoe, Olivier Nusse (Président directeur général de la maison de disque ULM), Gael Ollivier (directeur du pôle pub, culture et partenariat chez 20 minutes), Edouard Fouré Caul-Futy (producteur à France Musique) ,Martine Aubry (Première secrétaire du PS), Benoît Hamon (porte-parole du Parti Socialiste), Claude Bartolone (Député PS) et un peu plus tard, Olivier Coursier et Simon Buret, membres du groupe Aaron.
22h C’est autour de Kaolin de se produire. Des invités sont agglutinés devant l’estrade, d’autres essaient de se frayer un passage pour accéder au bar, ou bien encore pour passer d’une salle à l’autre. On regrette que la petite scène installée dans le grand foyer, ne permette pas d’écouter ce groupe dans de meilleures conditions.
Et la nouvelle formule des INROCKS dans tout ça ? On en oublie presque qu’on est là pour ça ! Les exemplaires sont tout d’abord exposés à l’entrée puis distribués par des hôtesses. On aime le nouveau logo, la charte graphique et la campagne de pub qui a été faite. Niveau contenu, toujours autant de culture et plus de sujets de société. On note que le journal est plus volumineux, on approche les 150 pages – Nous aurons plus d’espace pour raconter le monde, pour les grands reportages et les grandes enquêtes (dixit Bernard Zekri dans l’Edito) – et que le prix est en baisse, 2,50€!
23h05 Le maître incontesté de la soirée fait son entrée sur scène, avec un peu de retard. Short moulant et porte-jarretelles rose fluo de rigueur pour – le toujours aussi déjanté – Philippe Katerine. En un instant la salle est remplie et certains invités s’empressent de se mettre debout devant la scène, pour mieux profiter du show.
Introduction avec « Bla bla bla », puis « La banane » avant le culotté « liberté, égalité… ». Ça y est, on a enfin l’impression que la soirée commence… d’autant que le célèbre « Louxor j’adore » est au rendez-vous ! C’était sans compter un service de sécurité inexistant. Du coup des jeunes en profitent pour monter sur scène et s’emparer du micro de Katerine.
Devant un tel désordre, le chanteur quitte la scène… et ne reviendra pas… regrettable incident qui semble clore prématurément la soirée. (AJOUT du 17/09/10 : Le label vient de réagir à notre article, selon eux l’artiste ne devait jouer que 4 titres, c’est dit !) De cet évènement, on retiendra donc un flux de 2500 personnes environ, une programmation plutôt sympathique mais pas exceptionnelle et un manque certain d’organisation…
Espérons que la nouvelle formule des INROCKS aura plus de succès…
Isabelle
Photos : Arnault Serrière



