Deadmau5 & Underworld @ Rock en Scène
En cloture de cette première journée de festival, quoi de mieux pour faire la fête qu’un programme electro ?
Deadmau5 @ La scène de l’industrie
Vous êtes tous bien conscients qu’habituellement je ne vous aurais jamais parlé de musique clubber ? Et pourtant… j’ai craqué mais vous allez vite en connaitre la raison. Vous l’aurez donc compris c’est Deadmau5 qui ouvre la soirée electro avec un show plutôt surprenant.
video amateur :
Deadmau5 est assez peu connu en France, excepté pour ceux qui fréquentent régulièrement les scènes electro et clubs branchés, je vais donc commencer par vous le présenter. Joel Zimmerman de son véritable nom est un jeune canadien dont la carrière a été propulsée en un éclair. En effet, son premier album est sorti en 2008 et à peine 2 ans après, nous le retrouvons sur Rock en Seine, nous proposant le spectacle visuel le plus aboutit qu’il m’ait été donné de voir depuis Ez3kiel.
Autant être franc avec vous, la musique reste assez pauvre et peu évolutive malgré son talent de producteur, mais sur scène c’est une toute autre histoire. Au début, on scrute des yeux, on cherche qui est sur scène et on ne voit pas grand chose si ce n’est de nombreuses lumières et des écrans dans tous les sens. Puis, un personnage apparaît, perché sur un cube renversé consitué d’écrans, avec un casque de souris ressemblant de loin à Mickey vissé sur le crâne.
Le son est très répétitif, un peu assourdissant, puis le cube s’allume au rythme de la souris qui danse là-haut. Les images psychédéliques sont rythmées, colorées et parfaitement callées sur la musique, les formes évoluent, traversent d’autres écrans et sont parfois ponctuées par une souris bleue et rouge qui apparait pour nous narguer. A cela s’ajoutent les projecteurs et la dizaine d’écrans du fond de la scène qui s’illuminent en cadence, et à côté le feu d’artifice du 14 juillet fait presque pâle figure. Le DJ joue la carte de l’humour, et fait son show en toute humilité. Le spectacle dure plus d’une heure, et mon seul regret reste la musique car visuellement ça claque !
http://www.myspace.com/deadmau5
Underworld @ La Scène de la Cascade
Ce sont les anglais Underworld qui nous finissent de nous faire danser cette nuit, les pionniers de l’electro-fusion, ces mêmes anglais qui nous avaient fait vibrer avec des perles telles que Dubnobasswithmyheadman (1996). Depuis 1988, les 2 DJ/compositeurs mélangent tout ce qu’ils peuvent avec l’electro, sans jamais se soucier de savoir si cela rentre dans les normes musicales.
Karl Hyde (le chanteur) était coincé au Japon et ne devait arriver que pour le concert. Je m’imaginais donc le voir assommé par le voyage, mais dès le début il est là à danser en rond, à grimper ici et là, poussant sa voix jusqu’à en faire saturer le son. Derrière lui Rock Smith, son collègue de toujours et Darren Price (arrivé il y a 5 ans) sont là, les yeux rivés sur une quantité de machines et d’ordis qui les entourent. Ils mixent et semblent très concentrés, sans aucun autre jeu de scène que ce sérieux sur le visage. Mais il y a de quoi être sérieux, la musique d’Underworld est bien loin des sauvageries sonores electroniques habituelles : ils font dans la dentelle, le subtil, l’inégalable, l’exquis et le nostalgique. La musique de ce soir est aussi dans cette subtilité, des morceaux psychédéliques, qui évoluent très lentement. Ce sont souvent des changements presque invisibles et qui, petit à petit deviennent audibles.
Certes, il faut tout un temps d’adaptation au public pour pénétrer leur univers, et ce ne sont pas les images semblant sorties de clips des années 80 qui les y encouragent. Mais je lis sur leur visage à tous, au bout d’un quart d’heure, qu’ils commencent à savourer l’exquis. Born Slippy les réveille, et confirme leurs appréciations lorsqu’ils reconnaissent ce qu’ils ont déjà entendu auparavant.
Une chose est sûre, plus de 20 ans après leurs débuts, Underworld reste une référence de la musique electro en studio comme sur scène.
http://www.myspace.com/underworld
Antoine
Le 27/08/2010 @ Rock en seine


