Eels – Tomorrow Morning
La sortie d’un nouvel album de Eels est toujours une bonne nouvelle en soi. Alors, lorsque Mark Olivier Everett (chanteur et compositeur) va mieux, c’est un véritable cadeau pour nos oreilles. Tomorrow Morning, neuvième album de Eels et dernier de la trilogie entamé avec Hombre Lobo, est ce cadeau que nous n’attendions pas.
Dernier volet de la trilogie entamée avec Hombre Lobo (album pour le moins rugueux) et poursuivie avec le dépressif End Times, Tomorrow Morning est évidemment l’album de quelqu’un qui va bien mieux (c’est même un album pratiquement joyeux, avec les lendemains qui chantent, et tout et tout…) mais pas seulement. C’est l’album d’un enfant qui a un peu grandi destiné à des adultes qui sont restés enfants. Et donc, c’est un peu bordélique comme une chambre d’adolescent : des sonorités Pink Floyd, des violons, des choeurs qui nous rappellent les grandes heures de la Surf Music, des synthés dignes des plus sombres moments des années 80, des ballades lumineuses, un pseudo-chant de marin et une palanquée de trouvailles mélodiques plutôt futées.
That’s Not Her Way
Que retenir de ce très élégant foutoir ? En réalité, tout. Du tubesque Spectacular Girl au médiéval Oh So Lovely en passant par toutes les sublimes ballades folk de l’album (The Morning, That’s Not Her Way ou encore After the Earthquake), il faut tout écouter encore et encore. Finalement, Tomorrow Morning ressemble fort à la bande son d’un film de Tim Burton. Sérieux mais pas trop, teinté de merveilleux, onirique à souhait et in fine, une satanée contagion de bonne humeur. On va mieux aussi, merci.
Marc
Dispo depuis le 23 août
http://www.myspace.com/eels


