20h… Arrivée à la Maroquinerie, pour la sortie de l’album du groupe PUSH UP « The Grand Day of Quincy Brown », véritable hommage à la musique black américaine des 70’.
20h15… Impression qu’il ne va pas y avoir foule, en ce mardi soir… Et pourtant… Quelques personnes ici et là, attendent patiemment le début du concert pendant que deux, trois photographes s’apprêtent à shooter les artistes…
20h30… Lumières tamisées… En guise d’introduction, une bande son se fait entendre. Une ambiance de rue, des bruits de pneus sur l’asphalte, des sirènes… On est comme transporté dans un quartier d’une ville du Nord des Etats-Unis. Ça y est, on y est. Le décor est planté.
Entrée du flûtiste qui vient poser quelques notes aux sonorités orientales, telles une improvisation. S’y adjoignent batterie, clavier, guitare et basse. C’est au tour des chanteurs de faire leur apparition et déjà une énergie folle envahie le lieu. Le concert est à peine entamé et on sait déjà qu’on va assister à une prestation hors-norme.
PUSH UP ! c’est un collectif de musiciens soucieux du moindre détail, à commencer par un véritable style vestimentaire qu’il serait dommage de ne pas décrire. Sarouel et bustier en coton violet, guêtre en résille rose fluo au bras droit, énorme boucle turquoise à l’oreille droite et baskets aux couleurs flashys pour Sandra N’Kaké, la diva du groupe. Costard rayé rouge, turquoise et marron, cravate parme, chapeau et canne toute de bois sculpté telle un totem pour Karl The Voice. Gilet gris, cravate rouge et chapeau pour Allonymous. Costard noir, chemise de satin blanc, casquette de steward et dreadlocks pour le pianiste JP Dary. Marcel blanc, bretelles noires et crête pour le bassiste Toskano Jeanniard. Et enfin, costard noir et fine cravate pour le flûtiste Ji Dru, le guitariste Mathieu Ouaki et le batteur Nico Rajao.
Au-delà du talent individuel de chacun, mise en scène, chorégraphies et répartition des rôles sont parfaitement orchestrés.On sent une véritable symbiose et complicité entre les membres du groupe. Sur scène, ça chante, ça bouge, ça transpire, ça joue, ça crie, ça rit, ça se déchaîne, ça danse !
Pas de répit pour les artistes, les titres s’enchaînent comme pour mieux raconter l’histoire et les états d’âmes de Quincy Brown, personnage imaginaire à mi-chemin entre Quincy Jones et James Brown.
Telle une groupie au premier rang pour ne rien manquer de ce qu’il se passe sur scène, quelle n’est pas ma surprise lorsque je me rends compte en me retournant, que la salle est pleine à craquer. Tout le monde est debout, le visage réjouit. Impossible de rester de marbre, même les plus timides se dandinent aux sons funky et groovy des chansons.
Toujours dans ce désir de communion et de partage avec le public, Sandra, Karl The Voice et Anonymous se mèlent aux spectateurs en claquant des doigts.

Après une succession de chansons et la présentation des membres de l’équipe, on croit le concert fini… mais PUSH UP ! est de ces groupes qui ont de l’énergie à revendre.
Sur un solo de guitare, les autres musiciens du collectif s’éclipsent pour réapparaître quelques instants après… dans une nouvelle tenue !
On a droit a un medley des titres de l’album et a une surprenante reprise rock de « I fought the law » des Clash.
C’est donc avec des artistes déchaînés et une ambiance survoltée que s’achève le concert. Tout le monde est unanime. PUSH UP est un groupe de showmen qui assurent !
Rendez-vous pris le 4 septembre prochain à Paris, dans le cadre du Festival Jazz à la Villette.
Isabelle





