Milk Coffee & Sugar au Nouveau Casino
Milk Coffee & Sugar sont des récidivistes… Ce sont des « enflammeurs » de salles de concert.
Première preuve à appui :le 1er avril dernier, Milk Coffee & Sugar (Mc’s) montaient sur la scène du Café de la Danse, invités par Tumi & the Volume. Et bien, en l’espace de trois minutes (montre en main), ils ont eu temps de se mettre le public dans la poche. Et de démontrer qu’ils étaient à l’aise en compagnie de musiciens.
Deuxième preuve à l’appui : à l’occasion de la sortie de leur album deux jours plus tôt, ils ont embrasé, ce 12 mai dernier, la scène du Nouveau Casino en compagnie de leurs talentueux acolytes que sont Guillaume Poncelet (trompette, claviers et Rhodes) et Arnaud Renaville (batterie et programmation). On aurait aimé entendre la formation entrevue lors d’autres concerts avec une véritable section rythmique, un saxophone et une guitare. On ne peut pas toujours tout avoir!
Par contre, ils nous ont aussi offert un voyage authentique dans leurs univers multiple et métissé. Entre les morceaux se sont ajoutés parfois des interludes orchestrés tantôt par la troupe de danseurs rwandais et tantôt par le mouvement associatif Chant d’Encre (avec le rappeur Akpass et la poétesse Edi Suga). Puis sont venus participer à la fête Ange Fandoh, la délicieuse Marie.M, le très bon Jali et cerise sur le gâteau l’incontournable Adam Turner/Beat Assailant qui nous a transporté (dans les deux sens) de l’autre coté de l’Atlantique avec son lancinant « hip hop shit ». On se rappellera le chorus mémorable de Guillaume Poncelet qui nous rappelle sans exagérer les envolées lyriques d’un certain Roy Hargrove.
Ce fut un cocktail détonnant préparé avec la générosité africaine, assorti de sonorités jazzy et groovy et le tout saupoudré de l’alchimie des mots riches et subtils de la langue française. Que Gaël et Edgar combinent avec inventivité et finesse. A déguster sans modération.
Aubin
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Photos Sandrine Cellard





