Abd Al Malik aux Lilas
Abd Al Malik était hier aux Lilas, pour une des dernières dates de sa tournée. Dans un beau théâtre du XVIIIe siècle, l’homme aux textes d’or a d’abord laissé entrer ses 6 musiciens, un à un, pour ensuite attaquer fort avec Soldat de Plomb. L’entrée est magistrale.

Comme s’il avait déjà 50 ans de carrière derrière lui, il assure et enchaine les titres : Lorsqu’ils essayèrent, Gilles écoute un disque de, Paris mais… Avec son guitariste, son accordéoniste, le contrebassiste, le batteur, le pianiste et Bilal aux platines, l’accord est parfait. Il joue, raconte ses histoires, nous explique, nous parle. C’est du Lourd.
Il s’assied pour nous lire l’histoire du Marseillais. Crie « vive la France arc-en-ciel ». Les arrangements pour la scène sont particulièrement bons. La valse du Conte alsacien, 12 septembre 2001, violent, Roméo et Juliette, tendre et terrible, il donne vie à ses personnages. Et il nous parle à nous, à moi, à toi, à toi aussi, il te regarde. Circule petit, Rentrer chez moi. Il danse, il est généreux. Il remercie tout le monde : ses musiciens, l’un après l’autre, l’ingé son, l’ingé lumières, son manager, sa prod, ses hôtes, et le public.

Les autres.
La salle se lève. Qu’on ait 15 ans, ou 60 ans, on adhère, on adore Abd Al Malik.
Encore un grandiose Gibraltar, et un très tendre Alchimiste.
Magnifique Abd Al Malik.
Sandrine



