Ed Laurie au Café de la Danse
Le premier album du songwriter Ed Laurie Small Boat Big Sea est sorti en novembre chez Tôt ou Tard. Anglais d’origine brésilienne, il reconnaît que sa musique n’a pas grand-chose à voir avec la pop anglaise. L’homme a voyagé, d’où ses influences flamenco et fado qui viennent pimenter sa folk. Flirtant avec la douceur d’un Leonard Cohen, Ed Laurie déclare « En fait, je pense que le son est quelque chose sans existence, sans profondeur, c’est le côté superficiel des choses. En revanche, ce qui est important par-dessus tout, ce sont les sentiments que tu y introduis. »

On le devine sensible, introverti. Il lit beaucoup, prend le temps et pose sur le monde un regard contemplatif.
Sa voix caressante et ce léger accent font bon mariage avec ses compositions à cordes.
Sur scène, on découvre un homme d’une rare beauté. Un atout qui semble faire distance entre lui et le public. Une femme vraisemblablement conquise le cherche et le taquine en l’appelant dans le noir. Ed Laurie baisse les yeux ; intimidé, embarrassé, il ne sait que répondre. Au milieu du concert, il nous raconte en français une petite fable sur un chat et un oiseau, dont la portée philosophique m’échappe… Un joli moment certes, mais qui manque incontestablement d’entrain et d’envergure, de générosité et de piquant.
Aurélia

