Paco Volume au Café de la Danse
Paco Volume présente sa musique comme un « quatuor pop aux chansons populaires mélodramatiques ». L’univers visuel de son album Manhattan Baby est un peu insolite, il porte un oiseau empaillé sur l’épaule… Bien.
Pour l’heure, je découvre en live un garçon au chic dandy (veste d’officier de rigueur cet hiver…), le genre « timide qui se soigne » et que le succès naissant déroute ; le résultat est étonnant.
Accompagné de ses musiciens Fred Scamps, Antoine Boistelle et Clément Fonio, Paco Volume manie les guitares avec classe, le regard toujours un peu lointain. Je penche pour de la pop salée, de la bonne, avec du son, du son et encore du son. On devine une espèce de quatrième degré dans ses textes qui le rend fort sympathique; Paco ne se prend pas au sérieux, loin s’en faut; même s’il est grave, son humour pince sans rire est peut-être le meilleur moyen pour plaire…

Il nous présente Judas comme sa chanson « mystique », incontournable pour devenir une icône Rock comme Nick Cave ou Bob Dylan.
Son tube ou futur tube Cookie-machine fait un carton, c’est hyper efficace : il semblerait que le fan-club en délire soit plutôt féminin …
Brusquement, il annonce : « Croyez le ou pas mais c’était la dernière » avant de disparaître. Hystérie générale!
Paco est un « chanteur à filles », dans ce que le chanteur à filles à de meilleur, ni impressionnant, ni présomptueux, juste touchant et pro , donc archi-craquant avec son air de ne pas y toucher…
Rappel obligatoire. Ils sont de nouveau là pour deux titres dont la reprise de Kids in America de Kim Wilde ; Paco a tombé la veste, il finit à genoux, en sueur, THE attitude pour devenir la rock-star de demain !
Le café de la danse en redemande, Paco s’éclipse après un joli « Merci, on se revoit à l’occas’… bisous ».
C’est cruel comme la fin d’un concert.
Désarmés nous sommes.
Jusqu’au prochain rendez-vous.
Aurélia


