Deux ans après leur dernier album Ma fleur, les Cinematic Orchestra ne cessent de nous surprendre en se retrouvant là où l’on les attends pas. La collaboration à ce dernier album avec le canadien Patrick Watson marquait une certaine évolution avec les compositions précédentes.
Extrait : Crimson Skies (feat. Lou Rhodes)
Aujourd’hui, ils nous reviennent avec une bande originale, celle du dernier film documentaire de Walt Disney. Au programme des flamands roses, et surtout une musique plutôt classique avec un orchestre (The london metropolitan orchestra).
Jusque là rien de bien exceptionnel, oui mais voilà c’est tout de même The Cinematic Orchestra qui est à la tête de la composition de cette magnifique B.O. Plus qu’émouvante, la musique y est profonde, intense, magnifiquement orchestrée. Même si elle résonne parfois comme du « déjà entendu » dans ce genre de film, on y sent tout de même le coup de griffe du groupe, comme si leur musique avait une signature acoustique.
Du triste on passe au magistral en passant par l’angoissant, ce sont donc des musiques à fleur de peau qui nous sont proposées. Comme quoi, ils s’adaptent à tout les compères de The Cinematic Orchestra…
A noter la participation de Lou Rhodes sur la chanson du thème principal « Crimson Skies« , déjà présente à leurs côtés au tout début.
Une magnifique bande son, entièrement réussie !
Duende
Environ 15E
Sorti le 15 décembre 2008
Le Myspace



2 commentaires
Titam says:
mar 30, 2009
Cet album, que j’adore soit dit en passant, a les défauts de ses qualités: il est parfait. Les accords entraînent l’émotion, les compositions sont vraiment délicates et ennivrantes, propres à s’adresser au coeur. C’est beau, mais lisse et connaît parfois les travers des bandes originales qui utilisent les ressorts des compositions classiques. Tiens, un peu comme le Tabarly de Tiersen. Très beau, mais un peu ennuyeux quand on connait bien le reste du répertoire. Ceci dit, ce n’est pas une critique: j’écoute souvent les deux en boucle.
Une réussite donc, mais c’est au détriment du côté Jazz. L’évolution était déja amorcée depuis « Ma fleur »: les morceaux sont plus descriptifs, plus contemplatifs, et en un sens plus marqués par une approche « naturaliste ». La bande originale n’est pas une inconnue pour eux, et ils collent vraiment à leur sujet en donnant une couleur musicale à ces petits flamants. « The Dance », morceau un peu différent du reste de l’album, suit d’ailleurs à merveille les danses de séduction de l’animal. C’est très bien trouvé.
C’est un disque qui parlera à ceux qui aiment se fondre dans la musique, ceux qui aiment laisser libre court à leur imagination, les rêveurs, ceux qui ferment les yeux dans les trains dans leur bulle créee par l’Ipod. Il dépasse l’objet qu’il devait illustrer, et devient un merveilleux compagnon auditif intemporel.
Duende says:
mar 31, 2009
J’aurais pas écrit mieux !