Et ils reviennent… Beirut, ce magistral groupe qui avait conquérit une bonne partie du globe avec une musique rétro et décalée à la fois, remettant à la mode par la même les instruments de fanfare. Extraordinairement massif (tant par son nombre de musiciens que par les sonorités utilisées), le groupe avait notamment séduit et été séduit par la France, avec des titres hommages comme Nantes.
Extrait : Venice
Aujourd’hui ils reviennent avec un double EP (un quoi?) qui s’avère être un mélange des compositions du groupe Beirut et Realpeople. Vous êtes perdus? Ne vous inquiétez pas, nous aussi au début on y perdait notre latin. Realpeople est en fait le projet solo du leader de Beirut Zach Condon. Dans son esprit à la base de ce projet, une idée folle : aller chercher des musiciens au fin fond d’Oaxaca (Mexique) et c’est ce qu’il a fait.
Et voilà qu’on se retrouve avec ce nouveau cd un peu fou, un peu fouilli mais très réussi. Voici donc un association entre les compositions au sein du groupe Beirut et celles de son leader sous le nom de Realpeople. Vous allez me dire et alors?
Ben justement on sent la différence par rapport à un album habituel du groupe, puisque nous nous retrouvons face à une première partie fanfaresque sous influence latine parfois, puis face à une seconde totalement « electro », vintage, minimaliste influencée fortement par les années 80. Alors forcément on s’est dit que ça allait être catastrophique, et finalement pas du tout.
March of the Zapotec rassemble tout le travail de Zach Condon au fil de ces dernières années, et même si l’on sent une scission sèche entre les deux parties, cela donne globalement et au final un très bon album avec des compositions magnifiques et prenantes comme Venice, The concubine ou encore le massif La Llorna.
Cet album est fait pour tous les gouts, les habitués de Beirut ne seront pas déçus et ceux qui aiment moins pourront s’y intéresser en passant par les compos plus electronisantes. Dois-je rajouter un mot sur la superbe voix prenante du leader pour vous convaincre ?
Duende
Sorti le 16 février 2009
Leur myspace
A partir de 16 euros




6 commentaires
Titam says:
mar 19, 2009
Pour le coup, j’ai trouvé la chose ratée. Un peu comme le dernier album, the Flying club cup. Ce qui était plaisant chez Beirut dans les premiers albums, c’était le côté pop associé aux éléments folkloriques, c’était riche. Alors que de plus en plus, on a l’Impression qu’il penche du côté uniquement folklorique, et donc, comment le distinguer d’un Emir Kusturica ou des Hawk and a Hacksaw? Ca reste bon, mais on a l’impression qu’il n’y a pas d’évolution.
Sinon, évidément, la voix est toujours aussi plasante.
Duende says:
mar 20, 2009
C’est sur que les albums précédent et EP sont plus intéressants. Mais la tournure electro prise aujourd’hui peut annoncer quelque chose de super pour la suite, un renouvellement.
Je trouve par exemple le morceau Venice extraordinaire. Qu’en penses tu ?
Titam says:
mar 20, 2009
Peut être effectivement que la tournure électro annonce un vrai virage, mais cela demande encore à être peaufiné. Je ne voudrais pas que l’électro palie un manque de créativité. Ca me rendrait triste qu’il s’ »animal collectiv-ise » ou s’ »Air-ise ». Pour Venice, le titre était déjà sorti sur un album du magazine Believer en 2007. Il est plaisant, mais j’ai du mal à rentrer dedans. C’est délicat, romantique, tout en retenue, mais je ne sais pas encore si c’est ce que je cherche chez Beirut. C’est proche de ce qu’il avait sorti sur le Pompei EP en fait, tu connais?
Duende says:
mar 20, 2009
Je savais pas pour Venice mais vu que March of the zapotec rassemble pas mal d’années de travail cela ne m’étonne pas. Oui je connaissais Pompéii mais j’ai du mal à voir la ressemblance.
Peut être que c’est ça qui est génial : qu’un artiste t’amène là où tu ne t’y attendais pas ? Peut être est-ce mieux que de refaire et refaire encore un lon gisland ou un Gulag orkestar ?
Moi j’attends la suite en espérant qu’ils me surprennent encore mais avec du neuf cette fois ci.
Titam says:
mar 20, 2009
D’accord avec toi sur le fait que j’aime qu’un artiste me surprenne, après, ça passe ou pas. Un peu comme le dernier barzin, qui est complètement différent de ce qu’il faisait avant, mais qui pour le coup est une pure merveille.
Duende says:
mar 20, 2009
Comme on dit ça passe ou ça casse… Heureusement qu’on avale pas tout sous pretexte que c’est nouveau.
En tout cas ravi d’avoir une nouvelle lectrice assidue et qui met des coms’, qui donne son avis !