Persephone’s Bees, le groupe originaire de Oakland (Californie), sera à Paris cette semaine. Avant de les rencontrer et d’aller assister à leur concert à la Flèche d’Or (le 13 mars), c’est une bonne occasion pour revenir sur leur album sorti en le 16 février 2009, Notes from the Underworld.

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Deuxième album du groupe, Notes from the underworld fait suite à un premier LP autoproduit (avec quelques titres en commun). Persephone’s Bees, c’est d’abord Angelina Moysov (chant et clavier), russe exilée à Oakland où elle rencontre Tom Ayres (guitare), Paul Bertolino (batterie) et Mike Farrell (basse). Ils fondent en 1993 le groupe et tournent pendant une quinzaine d’années avant de sortir leur premier véritable LP. La mère d’Angelina Moysov jouait une musique traditionnelle folk / gypsy alors que son frère écoutait déjà la musique plus moderne arrivant de l’Occident. Cette double influence se ressent profondément dans le son des Persephone’s.
Alternant le chaud et le froid, le rock et la pop (notamment par le biais de la magnifique voix d’Angelina), l’album est une joyeuse ballade dans l’underworld (le milieu, la pègre). Des orgues à la Eddy Louiss de Queen’s Night Out au timbre de Kate Bush (Climbing), de l’ambiance cabaret-rock des Dresden Dolls (Way to your Heart) au funk de City of Love en passant par une bande son d’un film polar russe (Muzika Dyla Fil’ma) et par un petit détour par les délires des B 52’s de On the Earth, tout y est.

Queen’s Night Out

Lorsque l’on demande au groupe de citer leurs influences, Angelina Moysov répond « des livres, des films, des odeurs, des couleurs, les interactions entre les gens et mes observations de la condition humaine ». On ne pouvait pas être plus clair. Tout et rien, un bon départ pour créer.
On notera au passage que leur nom, les abeilles de Perséphone, est le nom d’un morceau du compositeur russe Victor Kissine. Nous n’hésiterons pas à leur demander si le classique est pour bientôt !
Les Persephone’s Bees ont réussi l’exploit de ne pas tomber dans le collage saugrenu car cet album tire un fil très cohérent, en l’occurrence nous donner de joyeuses nouvelles du « milieu », des bulles de fraîcheur qui explosent à chaque écoute. Merci les gars et la fille !

Marc

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