L’homme à l’origine du blufunk, guitariste et bluesman révélé dans le métro parisien ; Keziah Jones, a sorti son cinquième album « Nigerian Wood« , clin d’œil au Nigerian Wood des Beatles.

Enregistré en partie à New York dans le studio qui a accueilli le légendaire Jimi Hendrix, et produit avec Karriem Riggins, le fameux batteur de jazz devenu un des meilleurs producteurs new soul (Kanye West, Common, Erykah Badu, Oscar Peterson, Ray Brown…). Ce dernier album est un mélange des genres dans lequel Keziah Jones fait appel à toutes ces influences qui se situent entre le blues, la soul, l’afrobeat et le funk.
Comme un retour aux sources, les Français ont eu le plaisir de découvrir « Nigerian Wood« dans le métro parisien; porté par “My Kinda Girl”, le premier extrait soul très rythmique tout comme « Long Distance Love« . Mais aussi des titres faisant bouger à l’afro funk de Keziah « Lagos Vs New York« . Il pose tranquillement sa voix sur des percussions et cuivres discrets pour un son élégant et sensuel accentué par sa façon très particulière de jouer à la guitare. Karriem Riggins a lui-même assuré les parties de batterie « African Android » par exemple, avec en général des purs styles des années 70 (Jill Scott Heron, George Clinton…).
Vous l’aurez compris, « Nigerian Wood » c’est du très lourd. Il y a bien entendu, la patte de Keziah Jones qu’on retrouve dans les précédents albums, mais l’artiste va encore plus loin. Comme les plus grands, il se permet de désapprendre pour nous livrer le meilleur de lui-même et sans cesse en évolution. C’est un album délicieux.
Bon écoute !
Gérardine.
01/09/2008 environ 17€


