Vous commencez sûrement à connaître mon aversion pour le rock français à force d’en faire le sujet de quasiment toutes mes introductions, et bien là, je dois dire que j’ai été soufflé. The Artyfacts s’avère t-il être comme son nom l’indique, une relique, un bijou de la pop-folk-rock-phoque française ?

Derrière ce nom pompeux et ce titre d’album plus long que la bite de Rocco Siffredi se cache 4 ados bordelais, 18 ans de moyenne d’âge, un peu boutonneux mais pas trop. Tout de suite, de nombreux clichés viennent en tête dont celui des BB Brunes : un groupe de jeunes qui se la joue à mort rock’n'roll mais qui n’ont que de la gueule et pas d’influences solides pour un sous. Arrêtez vous immédiatement, cette image n’est pas celle des Artyfacts

L’album dont je vais vous parler ici regorge de références à la musique des années 60. Vous qui regrettiez amèrement ce temps où le mot Rock’n'Roll avait un sens, où les Beatles et les Stones se tiraient gentiment dans les pattes, vous serez ravis d’apprendre que nos 4 amis ont bien digéré cette époque et nous le reproduit fidèlement. Que ce soit Bruce Springsteen, The Rolling Stones, Tom Petty ou encore The Zombies, les Artyfacts piochent chez tout le monde ! C’est ainsi qu’en ressort un album riche et varié.

Entre une balade espagnole (Love In Spain), un gospel façon pop (Sweet White Angel), un road trip sur la route 66 (Chelsea Motel) ou un hommage à Springsteen (Nebraska City), The Artyfacts se complait dans de nombreux styles. On voyage à travers cet album et chaque piste est un vrai délice. Allant de surprise en surprise, on ressent réellement cet esprit « Sixties ». A quoi cela est-ce dû ? Difficile à dire, mais on peut trouver des élements de réponse en disant qu’ils ont la naïveté de l’époque, mais la rigueur et la maitrise d’un style qui fonctionne toujours autant.

Si vous recherchiez un petit retour dans le temps, je vous conseille d’écouter entièrement Maybe Everything That Dies Someday Comes Back (décidemment, ce titre est vraiment très long à taper). Je n’ai trouvé que très peu de faiblesses, si ce n’est la durée vraiment courte de l’album. 

Lucas

Myspace
Sortie de l’album : 28/11/08
Prix : 13€