Cannibal Elvis fait partie de ces groupes de rock qu’on ne peut qu’aimer : sincère, énergique et… bruyant ! Yeah ! Ils étaient à Paris le 7 de ce mois de janvier et les rater eut été une grave erreur. Que nous n’avons pas commise !
Cannibal Elvis
Les Kluk (Isabelle et Manu) accompagnée de Patrice Rabille forment ce groupe parisien qui cogne fort et qui sent bon le blues-rock graisseux. Après un premier album auto-produit (The End of Poison), Cannibal Elvis travaille actuellement sur son deuxième album.
Le concert qui s’est tenu au Dansoir (salle parisienne éphémère dont la première destination est la danse puisque Karine Saporta y a installé sa compagnie), devant un public clairsemé qui avait du affronter le grand froid de l’esplanade de la BNF (Paris), a réuni les chansons du premier album et quelques inédits qui figureront sur le second. Et c’était bon ! Isabelle Kluk fait évidemment penser à une PJ Harvey de chez nous ou à une Patti Smith extradée, notamment sur le sublime So Full. La voix est là, posée, sensuelle par moments, hurlante à d’autres, toujours juste.
Fredovitch One Man Band
Les Cannibal Elvis avaient fait le pari d’inviter pour leur première partie un one man band, en l’occurrence Fredovitch One Man Band. Il joue de tout (grosse caisse, caisse claire, guitare, basse, clavier) arrosé d’un bon paquet de samplers, l’ensemble donnant envie de bouger son corps au rythme de ses mélodies dignes, par instant, des Doors ou des Who. Enragé, énergique et un peu foutraque, Fredovitch a dignement chauffé la place pour les Cannibal Elvis.
C’était juste un très bon concert, fougueux, charmeur et un brin contestataire. Bref, rock’ n’ roll ! On aurait bien aimé y voir plus de monde, les deux groupes le méritaient amplement. S’ils passent près de chez vous, enfilez votre perfecto et tenez vous prêts. Le souffle va être violent !
Marc
Photos : Kéa Nop




