Ancien membre des Craftmen Club (dont le prochain album sortira le 2 février prochain), Rotor Jambreks sort sa première galette solo, Start the Rotor. Et « solo », dans la cas présent, est loin d’être un euphémisme. En effet, Rotor Jambreks constitue ce que l’on appelle un « one man band » : caisse claire, grosse caisse, guitare et voix, il fait tout. Beaucoup pour un seul homme et pourtant, le résultat est impressionant. Onze titres qui claquent au son son d’un rock qu’on pensait un peu endormi, celui des années 50-60, où simplicité rimait avec efficacité, énergie avec mélodie.

Extrait : When This Is Through


 

Rien à jeter dans cet album où les influences se croisent, des mariachis (When This Is Through) à un rock sous influence B 52′s (Stinck-O-Drama avec la belle voix de Nola) en passant par des ballades qui rappellent Chris Isaak (Ruin My Ears ou Moonlight), voire des blues-prêches limite gospel (Nobody Knows The Trouble I’ve Seen). Et puis, bien sûr, du rock (Born in a Motor) sur lequel l’ombre du King plane fraternellement.

Un cocktail détonant, à la production diablement léchée, pour ce breton d’origine qui va puiser son inspiration aux fins fonds d’un Tennessee bien bluesy et qui l’associe au pur groove d’un James Brown ou d’un Otis Redding.

Le design de la pochette, si cela était encore nécessaire, évoque bien l’esprit de Rotor Jambreks : petites pépés, lunettes noires et Rock’ N’ Roll ! Un esprit qu’on dirait échappé des Blues Brothers ou des bédés soul d’un Brüno. L’ensemble est définitivement classe et Rotor Jambreks est un gars qu’il va falloir surveiller de près.

Marc

Site : http://rotorjambreks.com/

Environ 16 euros

Sorti le 10 novembre 2008 chez Last Exit Records